« Hitler était un bon gars » : les propos glaçants d’un combattant UFC que même Dana White n’a pas pu défendre

Un combattant de MMA, une caméra YouTube et des mots qu’on pensait impossibles à entendre en 2025. Bryce Mitchell, poids plume classé à l’UFC, a déclenché une onde de choc en tenant des propos ouvertement antisémites dans une vidéo publiée sur sa chaîne. La réaction de Dana White, patron de l’organisation, n’a pas tardé — mais elle réserve une surprise.
Bryce Mitchell, 30 ans et un discours qui sidère le monde du MMA
Dans le monde des arts martiaux mixtes, les trash talks font partie du spectacle. Les provocations avant un combat, les déclarations à l’emporte-pièce en conférence de presse : le public en redemande. Sauf que cette fois, on a basculé dans autre chose.
Bryce Mitchell, 30 ans, actuellement 13e au classement des poids plumes de l’UFC, a publié sur sa chaîne YouTube une vidéo dans laquelle il affirme sans détour : « D’après mes propres recherches, Hitler était un bon gars. » La phrase, à elle seule, glace. Mais la suite est pire.
Le combattant américain poursuit en expliquant qu’avant de consommer de la méthamphétamine, Hitler aurait été « un mec avec qui il aurait pu aller à la pêche ». Il ajoute que le dictateur nazi « s’est battu pour son pays » et « voulait le purifier en chassant les Juifs avides ». Des propos d’une violence inouïe, teintés de tous les poncifs du dérapage public le plus abject.
Dans cette même catégorie des poids plumes, c’est Ilia Topuria qui domine le classement. Autant dire que Mitchell n’est pas un inconnu : il évolue dans l’élite mondiale du MMA, avec une visibilité considérable. Ce qui rend ses déclarations d’autant plus dangereuses, surtout à l’ère des réseaux sociaux où chaque mot peut devenir viral en quelques minutes.
Dana White réagit : entre condamnation ferme et sens du business
Face à la déflagration, Dana White n’a pas mis longtemps à prendre la parole. En conférence de presse, le patron de l’UFC a lâché une phrase qui résume bien son style : « J’ai entendu beaucoup de conneries stupides et ignorantes dans ma vie. Celle-ci est probablement la pire. »
La condamnation est claire. Pas d’ambiguïté, pas de « oui mais ». White qualifie les propos de Mitchell de stupides et ignorants, point final. Dans un sport où la liberté d’expression des combattants est souvent défendue au nom du spectacle, cette prise de position tranche. L’antisémitisme, le négationnisme larvé et la glorification d’un dictateur responsable de la Shoah ne rentrent dans aucune case du divertissement.
Mais Dana White reste Dana White. Et la suite de sa déclaration le prouve : « Tous ceux qui détestent Bryce Mitchell auront peut-être l’occasion de le voir se faire tabasser en direct sous les yeux du monde entier. » Traduction : le prochain combat de Mitchell est maintenu. La sanction morale est posée, mais la machine économique de l’UFC ne s’arrête pas. Ce mélange entre indignation sincère et promotion commerciale a fait réagir une partie du public.
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Certains y voient un pragmatisme glaçant. D’autres estiment que laisser Mitchell combattre, c’est aussi lui offrir la possibilité de se faire battre publiquement — une forme de justice poétique, en quelque sorte. Le débat est ouvert, et les avis divergent jusque dans les vestiaires.

L’UFC face à ses limites : quand le spectacle ne peut plus tout excuser
Ce n’est pas la première fois qu’un athlète de haut niveau dérape publiquement. Mais l’affaire Mitchell pose une question de fond : jusqu’où une organisation sportive peut-elle tolérer les sorties de ses combattants au nom de la liberté d’expression ?
L’UFC a toujours cultivé une image de sport brutal mais encadré. Dana White a bâti un empire en transformant des combattants en personnages. Le problème, c’est que certains personnages dépassent le scénario. Et quand un athlète utilise sa plateforme YouTube pour faire l’apologie d’Adolf Hitler, on sort du cadre du « heel » de catch ou du provocateur sympathique.
Pour l’instant, aucune suspension n’a été annoncée. Mitchell reste sur la carte de son prochain combat. La communauté MMA, elle, est partagée entre dégoût et attente fébrile de voir le combattant affronter les conséquences — sur le ring, au moins. Car en dehors de l’octogone, les sponsors pourraient bien être les premiers à réagir concrètement.
L’histoire du sport regorge de carrières brisées par des mots prononcés devant une caméra. Bryce Mitchell vient peut-être de sceller la sienne — ou de la relancer par le scandale. Dans les deux cas, c’est le MMA tout entier qui en sort terni.
Une chose est sûre : dans l’octogone, les poings parlent. En dehors, les mots laissent des traces autrement plus durables. Et ceux de Mitchell resteront longtemps comme l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire récente de l’UFC. La vraie question maintenant : les autres combattants oseront-ils prendre position publiquement ?