« Bye, je reviens jamais » : McEnroe plante la BBC en plein Wimbledon, la vraie raison surprend
Un commentateur qui plante son poste en plein match, ça n’arrive pas tous les jours à Wimbledon. Encore moins quand ce commentateur s’appelle John McEnroe, légende du tennis reconvertie en voix incontournable de la BBC. Ce jour-là, entre deux jeux du match Fery-Dimitrov, l’Américain a lâché ses collègues sans prévenir. La raison de cette sortie précipitée en dit long sur l’envers du décor à Wimbledon.

Un départ qui prend tout le monde de court sur Centre Court
Tout se joue pendant le duel entre Arthur Fery, seul Britannique encore en lice en deuxième semaine du tableau messieurs, et le vétéran Grigor Dimitrov. Fery a cravaché pour empocher le premier set 7-5, avant de voir son adversaire, bien plus expérimenté, recoller au score en s’adjugeant les deux manches suivantes.
C’est justement pendant une pause toilettes prolongée de Fery, à la fin du deuxième set, que McEnroe profite de l’interruption pour s’éclipser discrètement de la cabine de commentaires. Un timing chirurgical qui n’échappe pas à ses partenaires du jour, Andrew Cotter et Tim Henman, tous deux habitués des grands rendez-vous du calendrier sportif londonien.
Cotter, pince-sans-rire, lance alors à l’antenne : « Je pense qu’on va devoir lui dire au revoir à ce stade. John McEnroe va prendre une pause, pour ne jamais revenir.
» Une phrase qui sonne presque comme une private joke entre commentateurs, mais qui cache une réalité bien plus concrète : McEnroe n’a pas le choix.
Ce genre de couac assumé en direct, c’est aussi ce qui fait le sel des grandes retransmissions, un peu comme ces situations où tout dérape sans prévenir devant les caméras.
La vraie raison : un contrat, un Américain, et un autre court qui appelle
McEnroe ne se laisse pas démonter par la remarque de Cotter. Il répond du tac au tac : « Bon, j’espère que je vais revenir, mais j’ai des obligations contractuelles pour couvrir le seul Américain du tableau, Taylor Fritz. » La phrase est lâchée sans détour, presque avec un sourire dans la voix.
Car pendant que Fery et Dimitrov se livrent bataille sur le Centre Court, l’action bascule ailleurs. Sur le court n°1, Linda Noskova, tête de série n°9, vient de sortir Madison Keys 6-4, 7-6 (2).
Il est temps pour Fritz de rejoindre le terrain pour affronter Alexander Bublik, le tout sous le regard d’un public toujours plus nombreux à suivre le tournoi, un peu comme on suit avec attention les grands rendez-vous à venir chaque saison.
McEnroe conclut son intervention en évoquant les chances de Fritz d’atteindre la finale de sa partie de tableau, tout en tempérant : « Je suis sûr que Bublik, Zverev et d’autres auront leur mot à dire là-dessus. » Une manière élégante de justifier sa fuite tout en laissant Cotter et Henman gérer la suite du match en solo.

Fritz, prudent avant un match qu’il savait piégeux
Avant même de savoir s’il affronterait Bublik ou Frances Tiafoe, Fritz avait déjà anticipé la difficulté de ce huitième de finale. « Je n’ai pas vraiment de préférence entre les deux », confiait-il. « Ce sont tous les deux de très bons joueurs sur gazon, malins, en forme. »
Le sixième mondial connaissait déjà ses adversaires potentiels : « J’ai de bonnes bases parce que je les ai affrontés tous les deux pendant cette saison sur gazon. Aucune préférence, mais ce sont deux joueurs vraiment, vraiment dangereux. Ce n’est pas un huitième de finale facile. »
Bublik, de son côté, avait dû batailler cinq sets pour venir à bout de Tiafoe au troisième tour, avant d’accrocher Fritz dans un premier set disputé au tie-break. L’Américain a finalement remporté cette manche, prenant l’avantage psychologique dans ce choc du Wimbledon 2026. Pour ceux qui veulent vivre l’ambiance depuis les gradins l’année prochaine, il est déjà possible de réserver des billets, VIP compris, pour l’édition 2026 qui approche à grands pas.
Au final, McEnroe n’a pas menti : il est bel et bien revenu, contrat oblige. Mais la scène restera comme un petit moment de télévision savoureux, entre humour anglais et coulisses assumées d’un tournoi qui ne s’arrête jamais. La prochaine fois qu’un commentateur s’éclipse en plein direct, on saura peut-être où chercher l’explication.