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« Une femme méprisable » : Mbappé réplique cash aux insultes racistes d’une sénatrice paraguayenne

Publié par Mathieu le 07 Juil 2026 à 7:45

La Coupe du monde 2026 aurait dû rester une histoire de ballon et de qualifications. Deux jours après l’élimination du Paraguay face aux Bleus, une élue s’en est pris à Kylian Mbappé avec des mots d’une violence rare, sur les réseaux sociaux, en plein jour. Ce que le capitaine des Bleus lui a répondu quelques heures plus tard a mis le monde du football en émoi, jusqu’au sommet des États.

À la Coupe du monde, Mbappé métamorphosé fait déjà oublier sa saison ratée au Real Madrid

Une diatribe raciste en plein Mondial 2026

Celeste Amarilla, sénatrice paraguayenne de 61 ans, a publié lundi 6 juillet un message qui a immédiatement fait le tour des réseaux. Dans ce texte, elle vise directement le capitaine de l’équipe de France avec des propos à caractère raciste, deux jours seulement après la défaite de l’Albirroja en huitièmes de finale.

Le contexte n’est pas anodin. Avant la rencontre, l’ancienne gloire paraguayenne José Luis Chilavert avait déjà tenu des propos vindicatifs envers les Bleus. Cette fois, c’est une responsable politique en exercice qui franchit la ligne, ce qui change radicalement la portée de l’affaire.

Kylian Mbappé a pris connaissance du message quelques heures avant un entraînement à l’université Bentley, près de Boston, où l’équipe de France a établi son camp de base pour tout le tournoi. Loin d’ignorer l’attaque, il a choisi d’y répondre publiquement et frontalement.

La réponse cinglante de Mbappé fait le tour du monde

Sur ses réseaux sociaux, l’attaquant du Real Madrid n’a pas mâché ses mots. « Vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction. Vous ne représentez pas le Paraguay, ce pays qui a transpiré la passion et l’honneur tout au long de la compétition », écrit-il, refusant de laisser l’insulte impunie.

Il ajoute une phrase qui résume sa position : « Je ne laisserai jamais aux gens comme elle la liberté de laisser propager leur haine et leur racisme à travers le monde. » Le message est sans ambiguïté, et il trouve un écho immédiat dans les plus hautes sphères du football français.

Le président de la FFF, Philippe Diallo, apporte son soutien total quelques minutes après : « J’apporte mon entier soutien à notre capitaine, aux joueurs, et plus généralement à toutes les victimes de tels propos odieux. » Il annonce dans la foulée un signalement au parquet pour des faits jugés « délictueux et condamnables ».

Smartphone flouté affichant une interface de réseau social

Macron, la FIFA et le Paraguay sommés de réagir

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, condamne à son tour « sans équivoque » les propos de la sénatrice sur Instagram, appelant à « lutter contre le racisme et l’éradiquer ensemble ». La ministre des sports Marina Ferrari qualifie ces mots d’« abjects, indignes », rappelant que s’en prendre à Mbappé, c’est s’attaquer à « tout ce que notre pays défend ».

Emmanuel Macron lui-même s’est saisi du dossier. L’Élysée fait savoir que le président « soutient Kylian Mbappé et l’équipe de France face aux attaques racistes ». Fait notable : le président paraguayen a personnellement écrit à son homologue français pour condamner ces propos, un geste diplomatique rare pour une affaire née d’un simple tweet.

Le gouvernement paraguayen s’est officiellement désolidarisé de sa sénatrice, jugeant ses propos « contraires aux valeurs » du pays et précisant qu’ils relèvent « exclusivement de sa responsabilité individuelle ». Une manière claire de couper les ponts avant que l’affaire n’empoisonne durablement les relations entre les deux nations pendant le Mondial.

Pendant ce temps, Mbappé et les Bleus se concentrent sur la suite : direction le Maroc, adversaire des quarts de finale jeudi 9 juillet à Boston. Le sport, malgré tout, continue.

Une insulte, une réponse, et un séisme diplomatique en quelques heures : voilà ce que révèle cette affaire sur le poids réel des mots de Mbappé, bien au-delà du terrain. Reste à savoir si la justice française ira jusqu’au bout de ce signalement.

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