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Mort à 24 ans du grimpeur niçois Damien Girard, sacré meilleur puncheur du Tour de Provence 2025

Publié par Mathieu le 29 Sep 2026 à 14:59
Mort à 24 ans du grimpeur niçois Damien Girard, sacré meilleur puncheur du Tour de Provence 2025

Un vélo, une route de montagne, un maillot à pois qui ne servira plus jamais. Dans le peloton français, une nouvelle a circulé lundi comme une onde de choc : celle de la mort d’un jeune coureur qui commençait tout juste à se faire un nom. Damien Girard avait 24 ans. Ce que sa carrière encore courte avait déjà de plus marquant mérite qu’on s’y arrête.

Un grimpeur formé loin des projecteurs

Né à Tours le 14 décembre 2001, Damien Girard n’était pas de ceux qu’on annonce à grand fracas. Formé au cyclisme dans le Loir-et-Cher puis en région parisienne, il avait pris le temps de construire son profil de puncheur-grimpeur avant de passer professionnel.

C’est en 2023 qu’il intègre le Team Nice Métropole Côte d’Azur, une formation continentale où il va passer les trois dernières années de sa carrière. La région azuréenne, avec ses cols et ses routes vallonnées, colle parfaitement à son profil de grimpeur, pas très loin de ces villages du Vaucluse où le relief façonne aussi les habitants.

Ce lundi, Directvelo.com a annoncé son décès, sans préciser les circonstances. Une sobriété qui contraste avec l’ampleur de l’émotion suscitée dans le petit monde du cyclisme régional. Mais avant ce coup d’arrêt brutal, il y a une saison qui avait tout d’une confirmation.

Une saison 2024 qui annonçait la suite

En trois ans chez les professionnels, Damien Girard n’aura décroché qu’une seule victoire : une étape du Tour du Maroc, en 2024. Un succès qui aurait pu rester anecdotique s’il n’avait pas été suivi d’une série de performances plus discrètes mais tout aussi révélatrices.

Cette même année, c’est dans le sud de la France qu’il s’était le plus illustré, terminant 10e du GP de Marseille-La Marseillaise. Un classement qui, pour un jeune grimpeur encore en apprentissage, valait bien plus qu’une simple ligne dans un palmarès, un peu comme ces surprises provençales que personne ne voit venir avant qu’elles n’éclatent.

2025 s’annonçait comme l’année de la confirmation. Girard prend la 17e place de l’Étoile de Bessèges – Tour du Gard, une course réputée pour lancer les organismes en début de saison. Et c’est une semaine plus tard, sur les routes du 9e CIC Tour de La Provence, qu’il va livrer la performance qui restera son sommet : il en repart avec le maillot de meilleur grimpeur.

Maillot de grimpeur et casque de cyclisme posés

Le détail qui a fait basculer le Tour de Provence

Ce maillot à pois, Damien Girard ne l’a pas volé. La météo, souvent capricieuse en cette saison dans le sud, ne l’a pas ralenti, comme ce contraste climatique qui divise régulièrement le pays entre nord et sud.

Tout commence lors de la première étape, entre Marseille et Saint-Victoret. Girard s’échappe et impose déjà son rythme dans les premières difficultés du parcours. Le lendemain, entre Forcalquier et Manosque, il repart à l’attaque et cette fois, c’est décisif : il s’assure définitivement du gain du classement de la montagne.

Le surlendemain encore, entre Rognac et Arles, il complète sa course avec une 43e place au classement général final. Ce n’est pas un vainqueur d’étape ni un leader du général qu’on célèbre alors, mais un grimpeur pur, capable d’aller chercher les points en haut des difficultés quand tout le monde d’autre souffre. C’est précisément ce profil-là, discret mais tenace, que le cyclisme régional vient de perdre.

Ce que laisse Damien Girard

Non reconduit par la formation niçoise à la fin de l’année 2025, Damien Girard n’avait pourtant pas raccroché le vélo. Il continuait, cette saison, à « tourner les jambes » comme cyclosportif sur les routes azuréennes, sans le maillot pro mais avec la même passion.

C’est cette continuité, loin des radars médiatiques mais toujours sur la selle, qui rend la nouvelle de sa mort d’autant plus difficile à encaisser pour ceux qui l’ont côtoyé. Un parcours qui rappelle que derrière chaque destin brisé trop tôt, il y a souvent une trajectoire qu’on croyait loin d’être terminée, à l’image de ces disparitions soudaines qui frappent des vies encore en plein élan.

Les causes de son décès n’ont, à ce stade, pas été précisées publiquement. Une discrétion qui n’a pas empêché l’émotion de se propager, notamment du côté de Nice où son nom reste associé à cette échappée héroïque de 2025, comme d’autres tragédies récentes ayant touché la région de Salon-de-Provence.

Un maillot de meilleur grimpeur, trois jours d’attaque et une carrière stoppée à 24 ans : voilà tout ce qui restera de Damien Girard sur les routes du Tour de Provence. Si les destins qui basculent en un instant vous interpellent, ce classement des régions où la vie semble plus douce pourrait bien vous surprendre.

Et si les statistiques de la France vous intriguent autant que les destins individuels, ce classement des départements où l’on se sépare le plus réserve lui aussi son lot d’étonnement.

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