Mbappé signe chez On : ce que valent vraiment ces baskets suisses pour un coureur du dimanche
Kylian Mbappé a rangé ses Nike au placard. Direction On, la marque suisse qui monte, avec en prime l’arrivée de Thierry Henry comme directeur football de la marque. Un coup marketing énorme, aucun doute là-dessus.
Mais toi, coureur du dimanche qui enchaîne les 5 km au parc trois fois par semaine, qu’est-ce que ça change vraiment ? Est-ce que la fameuse technologie CloudTec vaut le coup, ou c’est juste une paire de baskets bien vendue par un footballeur ?
On a creusé la question. Pas pour te vendre du rêve, mais pour te dire honnêtement à quoi sert cette semelle, pour qui elle est faite, et si ton porte-monnaie a vraiment besoin de s’aligner sur celui de Mbappé.
C’est quoi cette fameuse semelle CloudTec ?
La technologie phare d’On, ce sont des petits blocs creux appelés « Clouds » sous la semelle. Concrètement, ça amortit le choc à l’impact du pied au sol, puis ça se referme pour offrir de la stabilité en phase de poussée.
L’idée derrière tout ça : donner une sensation de course plus souple, sans le côté « trop mou » de certaines semelles ultra-amorties. On appelle ça une double densité, avec un ressenti dynamique au moment de repousser le sol.
Sur le papier, c’est malin. Dans les faits, plusieurs tests indépendants de podologues confirment un bon amorti sans excès, ce qui limite la fatigue sur les articulations pour les coureurs occasionnels.
Pour quel type de coureur c’est fait ?

Là, il faut être clair : On ne s’adresse pas aux mêmes profils selon les modèles. La gamme Cloudmonster, par exemple, mise sur un amorti maximal, idéale pour les débutants ou les gens qui reprennent après une pause.
La Cloudflow, elle, vise plutôt les coureurs réguliers qui veulent un peu de dynamisme sans sacrifier le confort. C’est la paire « polyvalente » de la marque, celle qu’on recommande le plus souvent en boutique spécialisée.
Et puis il y a la Cloudboom, plus technique, pensée pour la performance pure. Là, on parle clairement d’un public de coureurs confirmés qui visent des chronos, pas d’un jogging tranquille le dimanche matin.
Bref, si tu cours deux fois par semaine pour te vider la tête, inutile de viser le haut de gamme. La bonne équipe pour courir sans se blesser dépend d’abord de ton usage réel, pas du logo sur la boîte.
Le prix, parlons-en franchement
Une paire On coûte en moyenne entre 130 et 180 euros selon le modèle. On est sur des tarifs comparables à une Nike Pegasus ou une Asics Gel-Kayano, donc pas de miracle côté budget.
La question à se poser, c’est plutôt : est-ce que cette technologie justifie vraiment ce prix par rapport à des marques moins connues ? La réponse honnête, c’est que la différence se joue surtout sur le confort perçu, pas sur des performances chronométrées prouvées.
Plusieurs études biomécaniques montrent que l’écart entre une chaussure à 60 euros bien choisie et une paire à 160 euros est souvent minime pour un coureur loisir. Ce qui compte avant tout, c’est l’adaptation à ta foulée.
Les alternatives qui font aussi bien pour moins cher

Si ton budget ne suit pas celui de Mbappé, plusieurs options tiennent largement la route. Decathlon, par exemple, propose des modèles Kiprun testés et approuvés par de nombreux coureurs amateurs, à moins de 70 euros.
On a déjà repéré des chaussures de running à moins de 60 euros chez Lidl qui rivalisent honnêtement avec des références bien plus chères sur l’amorti et la durabilité.
Un podologue interrogé récemment insistait justement sur le fait que le prix n’est jamais le critère numéro un : mieux vaut choisir une paire adaptée à sa morphologie que suivre une tendance, comme le rappelle ce décryptage sur les modèles à privilégier.
Et si tu veux rester dans l’esprit « marque tendance sans se ruiner », ces baskets Decathlon à moins de 70 euros font parler d’elles pour de bonnes raisons.
Alors, Mbappé a-t-il raison de switcher ?
Pour un athlète de haut niveau comme lui, le choix se joue sur des contrats à plusieurs millions et une image de marque, pas uniquement sur la technologie. On mise gros sur cette signature pour s’imposer face à Nike et Adidas.
Le mouvement fait sens sur le plan business : la marque suisse cherche à toucher un public plus jeune et plus urbain, loin de son image initialement premium et un peu confidentielle.
Pour toi, coureur lambda, la vraie question n’est pas « Mbappé porte quoi », mais « qu’est-ce qui convient à mes pieds et à mon budget ». La CloudTec a de vrais arguments, mais elle n’est pas magique.
Le mieux reste toujours d’essayer plusieurs paires en magasin avant d’acheter, peu importe le nom qui est dessus. Ton corps te dira bien plus vite que n’importe quelle publicité si la chaussure te convient vraiment.