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Tour de France: Paul Seixas la très grosse inquiétude est confirmée

Publié par Mathieu le 24 Juil 2026 à 14:10

Le Tour de France entre dans sa phase la plus brutale. Après Orcières-Merlette, place à deux journées mythiques dans les Alpes, avec l’Alpe d’Huez au menu vendredi et samedi. Paul Seixas, quatrième au général, a livré ses vraies craintes à l’arrivée de la dernière étape, entre fatigue accumulée et peur bien réelle de la foule.

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Un Tour qui bascule dans les Alpes

Après dix-huit jours de course, les organismes sont à bout. Paul Seixas, révélation de Decathlon-CMA CGM, ne s’en cache pas : il faut désormais gérer chaque watt avec parcimonie. « Je pense que c’est une journée qui a fait mal aux jambes de tout le monde mais l’objectif était vraiment de garder de l’énergie », a-t-il expliqué à l’arrivée de la 18e étape.

Le calcul est limpide. Vendredi et samedi, deux ascensions successives de l’Alpe d’Huez viendront trancher le classement général, un peu comme un patron qui tranche définitivement un dossier en suspens. « Il y a deux journées qui arrivent qui sont très solides et sur lesquelles le Tour va se jouer, en tout cas le podium », a précisé le jeune coureur.

Reste que la montagne ne pardonne rien aux organismes fatigués. Chaque année, l’Alpe d’Huez attire une foule immense sur ses 21 virages mythiques, un peu comme un lieu pharaonique qui concentre les foules du monde entier. Cette ferveur populaire, souvent citée en exemple, cache pourtant un risque bien réel pour les coureurs les plus exposés du peloton.

La peur avouée d’une chute dans la foule

C’est là que le discours de Paul Seixas prend une tournure plus intime. Le natif de Haute-Savoie ne cache pas son appréhension face à la densité du public attendu sur les pentes de l’Alpe d’Huez, un phénomène déjà observé lors de précédentes éditions du Tour de France.

« J’espère surtout ne pas tomber dans la montée de l’Alpe d’Huez parce que je pense qu’il va y avoir beaucoup de spectateurs, et on a vu que c’était assez dangereux », a-t-il confié, presque en soufflant. Une inquiétude légitime : la ferveur des tifosi peut parfois virer au chaos, un peu comme une foule qui lève les yeux vers un spectacle avant que la situation ne dérape.

Le coureur de 21 ans sait que sa quatrième place au classement général reste fragile. Une chute idiote, provoquée par un spectateur trop proche de la route, et tout l’édifice construit depuis trois semaines pourrait s’effondrer en quelques secondes seulement.

Virages mythiques d'une montée alpine bordée de spectateurs

L’épidémie qui inquiète tout le peloton

Mais la plus grande source d’inquiétude de Paul Seixas ne vient pas de la route : elle vient du camp adverse. Une épidémie semble frapper l’équipe UAE Team Emirates XRG, principal rival dans la course au classement général, avec des symptômes qui rappellent une grippe saisonnière classique.

Adam Yates a montré des signes de faiblesse mercredi. Jeudi, ce sont Tim Wellens et Brandon McNulty qui ont craqué, ce dernier étant contraint à l’abandon pur et simple. Une déroute collective qui inquiète jusqu’aux adversaires directs de la formation émiratie.

« Il y a des coureurs qui sont un peu malades chez UAE Team Emirates XRG, c’est vraiment dommage pour eux », a réagi Paul Seixas, presque compatissant. « J’espère que Del Toro et Pogacar ne seront pas malades. Ce n’est pas comme ça que nous souhaitons courir. »

Une déclaration révélatrice de l’état d’esprit du peloton : personne ne veut gagner sur un coup du sort sanitaire. Reste que Tadej Pogacar et Isaac del Toro devront prouver, dans les 21 virages de l’Alpe d’Huez, qu’ils tiennent encore la forme. « Ce sera des étapes difficiles donc ce sont les jambes qui vont parler », a résumé Seixas.

Rendez-vous vendredi, donc, pour savoir si les jambes tiendront la promesse des mots. Entre chutes redoutées et épidémie qui rôde, l’Alpe d’Huez s’annonce comme le vrai tribunal de ce Tour de France. Une chose est sûre : personne ne montera ces pentes légendaires en toute sérénité.

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