Presque 4 fois la limite d’alcool au volant : un joueur du Real Madrid condamné à Gran Canaria

Un contrôle routier de routine, une Porsche, et un taux d’alcoolémie qui fait tourner les têtes. C’est l’histoire qui secoue le vestiaire du Real Madrid ces derniers jours.
Le défenseur central Raúl Asencio a été condamné après un contrôle positif à Gran Canaria. Et le chiffre relevé donne le vertige : près de quatre fois la limite légale autorisée en Espagne.
Une nuit d’août qui vire au cauchemar judiciaire
Tout se joue aux premières heures du 16 août, dans la commune de San Bartolomé de Tirajana, au sud de l’île de Gran Canaria. Le joueur est arrêté lors d’un contrôle routier classique, comme il en existe des milliers chaque été sur les routes espagnoles.
Sauf que cette fois, l’éthylotest ne laisse aucune place au doute. Le taux relevé grimpe à 0,90 mg/l d’air expiré, quand la limite légale en Espagne est fixée à 0,25 mg/l.
Un écart qui dépasse largement le seuil pénal, fixé à 0,60 mg/l. Autant dire que le footballeur n’était pas dans la zone grise de l’infraction administrative, mais bien dans celle du délit routier.
Ce que révèle le verdict tombé quelques jours plus tard
Face aux forces de l’ordre, Raúl Asencio n’a pas cherché à nier. Il a reconnu les faits sans détour, une attitude qui a sans doute pesé dans la décision finale du tribunal.
La sanction tombe rapidement : 14 400 euros d’amende, à régler sur quatre mois à raison de 120 euros par jour. S’y ajoute une suspension de permis de conduire de huit mois, une mesure qui va compliquer sérieusement son quotidien.
Pour un joueur professionnel habitué à enchaîner les trajets entre entraînements et domicile, huit mois sans volant, ce n’est pas rien. Un rappel que même les stars du Real Madrid ne bénéficient d’aucun passe-droit face au code de la route.
Mais cette affaire d’alcoolémie n’est malheureusement pas la seule ombre au tableau pour le défenseur.
Un été noir qui ne s’arrête pas là

Car pendant que cette procédure suit son cours, une autre bien plus grave attend Raúl Asencio devant la justice. Le joueur est convoqué à un procès concernant la diffusion présumée de vidéos à caractère sexuel, enregistrées sans consentement en 2023.
D’autres anciens joueurs des équipes de jeunes du Real Madrid seraient également impliqués dans ce dossier. L’audience est prévue les 3, 4 et 7 septembre à Las Palmas de Gran Canaria, en pleine actualité de son affaire d’alcoolémie.
Deux procédures judiciaires qui s’enchaînent, à quelques semaines d’intervalle seulement. De quoi mettre une pression considérable sur les épaules d’un jeune défenseur censé se concentrer sur sa saison sportive.
La réaction glaciale de José Mourinho

Et du côté du club, l’ambiance est loin d’être à la fête. José Mourinho a confirmé en conférence de presse, ce jeudi 3 septembre, que le Real Madrid avait ouvert une procédure disciplinaire interne contre son joueur.
Le technicien portugais a également révélé s’être entretenu directement avec Raúl Asencio pour évoquer la situation. Ses mots, mesurés mais fermes, en disent long sur la déception du vestiaire.
« À l’intérieur du club, c’est un véritable professionnel. Quand il était en forme, personne ne s’entraînait plus et mieux que lui », a d’abord reconnu Mourinho. Avant d’ajouter, plus sévère : « Mais être joueur du Real Madrid, c’est l’être 24 heures sur 24. »
Une phrase qui résume bien l’enjeu pour les jeunes talents évoluant sous ce maillot. Le costume est prestigieux, mais il ne se retire jamais, pas même une nuit d’été sur les routes de Gran Canaria.
Reste à savoir si cette double actualité judiciaire va peser sur l’avenir sportif du défenseur au sein du club madrilène. En attendant, l’affaire illustre à quel point la frontière entre vie privée et image publique s’efface totalement pour un joueur de ce calibre.