Ce collier à 75 000 dollars porté par la n°1 mondiale à Roland-Garros fait polémique

Deux matchs, deux victoires, et un détail qui a volé la vedette au revers dévastateur de la numéro 1 mondiale. À Roland-Garros, Aryna Sabalenka n’a pas seulement dominé ses adversaires sur terre battue. Elle a déclenché une tempête médiatique avec une parure estimée à 75 000 dollars autour du cou. Entre fascination et indignation, retour sur le bijou qui divise le monde du tennis.
Roland-Garros 2026 : quand la mode s’invite sur la terre battue
Le mardi 26 mai 2026, Aryna Sabalenka a fait son entrée sur le court Philippe-Chatrier vêtue d’une minirobe évasée Nike. Le public a d’abord applaudi son jeu impeccable face à Jessica Bouzas Maneiro, puis sa victoire expéditive contre Elsa Jacquemot le jeudi suivant. Deux rencontres, deux succès en deux sets. Mais ce n’est pas son coup droit qui a monopolisé les objectifs.
À chaque échange, deux colliers en or blanc oscillaient sur sa poitrine, captant la lumière parisienne comme des projecteurs miniatures. Difficile de les rater. Dès le samedi 23 mai, trois jours avant le tournoi, la Biélorusse avait posté sur Instagram un cliché de sa tenue spéciale Roland-Garros avec ce commentaire : « Hâte de porter ces beautés sur le terrain. » Le ton était donné. Comme d’autres stars qui font parler à Cannes, Sabalenka savait exactement ce qu’elle faisait.
200 carats de grenats et 23 carats de diamants : les secrets de la parure
Derrière ces bijoux se cache la maison joaillière new-yorkaise Material Good, dont Sabalenka est ambassadrice. La parure se compose de deux colliers sertis de 200 carats de grenats — leur teinte rouge-brun a été pensée pour évoquer la terre battue — et de 23 carats de diamants. Valeur estimée : 75 000 dollars, soit environ 68 000 euros. C’est la première fois que la joueuse portait ces créations en compétition officielle à Paris.
« C’est important pour moi d’avoir de l’allure, a confié la n°1 mondiale en conférence de presse. Si je me sens belle, je joue mieux et je me sens en pleine forme. » Une philosophie partagée avant elle par Serena Williams et Maria Sharapova, qui ont toujours revendiqué l’impact de l’apparence sur la performance. La mode comme arme mentale, en somme. Et quand on sait que certains accessoires du quotidien peuvent valoir bien moins de 30 euros, l’écart donne le vertige.
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Le malaise n’a pas tardé. Les réseaux sociaux se sont enflammés et la presse a posé la question qui fâche : n’est-ce pas hypocrite de militer pour la hausse des prize money tout en arborant des diamants à cinq chiffres ? Sabalenka n’a pas esquivé. « Tout le monde sait que je vis bien. Nous nous battons pour un montant équitable des revenus, pour les joueurs de rang inférieur, ceux qui reviennent de blessure et la prochaine génération. Il ne s’agit pas de moi. »
Autre critique récurrente : le confort. Porter 223 carats cumulés autour du cou pendant un match de deux heures, ça ne gêne pas ? La Biélorusse a balayé l’objection d’un revers — au propre comme au figuré. Ses diamants seraient si légers qu’ils ne perturbent en rien sa gestuelle. La preuve tient en deux chiffres : deux matchs, zéro set perdu.
Au fond, cette polémique raconte quelque chose de plus large. Le sport de haut niveau n’est plus seulement une affaire de performance brute — c’est un spectacle total où l’image, le style et l’identité se mêlent au palmarès. Sabalenka l’a compris mieux que personne. Reste à savoir si ses grenats couleur terre battue brilleront encore au troisième tour.