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« Lui jeter des protège-lames à la figure » : ce qu’un champion olympique révèle sur la mère de Surya Bonaly

Publié par Hannah le 16 Sep 2026 à 11:55

Surya Bonaly reste l’une des plus grandes légendes du patinage artistique français, au même titre que son ami Philippe Candeloro. Neuf fois championne de France, victime d’un racisme frontal et d’injustices de notation restées célèbres, elle a grandi loin des projecteurs, entraînée dès l’enfance par sa propre mère. Six ans après le décès de celle-ci, un champion olympique de danse sur glace lève un voile glaçant sur leur relation.

Surya Bonaly, ex-championne de patinage français, en portrait (exil aux États-Unis)

Une enfance hors norme, entre bergerie et discipline de fer

Avant de devenir une icône de la glace, Surya Bonaly grandit dans une bergerie retapée par ses parents adoptifs, à une vingtaine de kilomètres de Nice. Entourée de chèvres et de chiens, elle est scolarisée à la maison et pratique trois disciplines : l’escrime, la gymnastique et la danse.

C’est en découvrant Katarina Witt, star allemande sacrée aux Jeux Olympiques d’hiver de 1984, que la jeune fille se prend de passion pour le patinage artistique. Elle tente de reproduire ses figures les plus complexes, portée par une persévérance qui ne la quittera jamais, un peu comme d’autres personnalités qui ont dû composer avec des rumeurs et jugements extérieurs tout au long de leur carrière.

Ses parents la suivent dans cette voie et la famille déménage à Paris. C’est là que sa mère décide de devenir elle-même son entraîneuse. Une décision qui va sceller une relation mère-fille totalement façonnée par la discipline et l’exigence d’un sport de haut niveau, dans un huis clos que peu de personnes ont pu observer, un peu comme certaines figures publiques préfèrent garder leur vie privée hors des confidences frontales.

Ce que révèle Gwendal Peizerat sur les méthodes de sa mère

En 2020, dans le sillage du mouvement #MeToo et de la libération de la parole des femmes dans le sport, le champion olympique Gwendal Peizerat évoque publiquement des faits restés tabous pendant des années.

Dans une interview accordée à CNews, il déclare : « On parle des entraîneurs masculins mais les entraîneures féminines peuvent faire autant de violences. » Il poursuit en évoquant directement la relation entre Surya Bonaly et sa mère, alors son entraîneuse attitrée, comme un secret que « tout le monde connaissait ».

Le patineur va plus loin dans les détails : « Tirer par la natte pour l’emmener dans les vestiaires, lui jeter des protège-lames à la figure… » Des mots qui rappellent d’autres révélations sidérantes livrées tardivement dans le sport ou le show-business, ou encore certains témoignages bouleversants de parents confrontés à des dérives longtemps passées sous silence.

Protège-lames usés posés sur un banc de vestiaire

Un silence qui interroge, jusqu’à Las Vegas

Comme d’autres familles marquées par des épreuves personnelles, celle de Surya Bonaly n’a jamais confirmé publiquement ces sévices. La championne, elle, n’a jamais évoqué frontalement ces épisodes ni validé les propos de Gwendal Peizerat, laissant planer un flou persistant sur une période pourtant déterminante de sa vie.

Un détail vient toutefois nourrir les interrogations : selon Philippe Candeloro, ami proche de la patineuse, les deux femmes ont continué à vivre ensemble bien plus tard, à Las Vegas, aux États-Unis. Une cohabitation prolongée qui interroge sur la nature réelle de leur lien, entre attachement filial et emprise, un peu comme dans certains dossiers familiaux complexes révélés bien après les faits.

La mère de Surya Bonaly est décédée il y a peu, des suites d’un triple cancer, emportant avec elle une partie des réponses. Il ne reste aujourd’hui que le témoignage de Gwendal Peizerat, et le silence, éloquent, de la principale intéressée.

Derrière les 9 titres de championne de France et les 5 sacres européens, se cache donc une histoire bien plus sombre que ne le laissait imaginer le parcours éclatant de Surya Bonaly. Reste une question, presque insoluble : combien d’autres champions ont vécu la même chose, sans qu’un Gwendal Peizerat ne se lève un jour pour en parler ?

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