Zidane vient de nommer son staff médical : un membre est déjà exclu pour une faute jugée impardonnable
Nommé sélectionneur des Bleus, Zinédine Zidane a dû composer son staff dans l’urgence. Un premier choix vient déjà de sauter, à peine quelques semaines après son annonce.
L’homme concerné pensait vivre l’aboutissement de sa carrière. Il n’aura même pas foulé le terrain avec l’équipe de France.
Son erreur ? Un simple entretien accordé à la presse, avant même la signature de son contrat.
Un rêve professionnel qui tourne court
Le 13 août dernier, le podologue Marc Retali confiait à RMC Sport son bonheur d’avoir été approché pour intégrer le staff médical des Bleus. Il évoquait une consécration rare dans son domaine, la traumatologie du sport, et décrivait cette opportunité comme la réalisation d’un rêve de longue date.
À l’époque, rien n’était encore officiel. L’accord entre Zinédine Zidane et le spécialiste relevait d’un simple principe, sans contrat signé. Un détail qui allait pourtant tout changer pour la suite de son aventure avec les Bleus, encore marquée par les traces du long mandat de Didier Deschamps.
Ce mardi, la liste définitive du staff est tombée. Le nom de Marc Retali n’y figurait plus. Une disparition d’autant plus étonnante que le poste avait déjà trouvé un remplaçant, comme l’a révélé la nomination officielle de Zinédine Zidane à la tête des Bleus.
La sortie médiatique qui a tout fait basculer
Selon les informations rapportées, c’est bien cette prise de parole publique qui serait à l’origine de l’éviction du podologue. Les contrats n’étant pas signés, la communication de Marc Retali aurait été jugée prématurée par le nouveau staff médical.
Le médecin des Bleus Hervé Collado n’aurait guère apprécié cette sortie dans les médias. Une réaction qui traduit l’exigence de discrétion réclamée par l’entourage du nouveau sélectionneur, alors même que la première liste de Zidane était scrutée à la loupe.
Dans l’entourage des Bleus, on justifie sobrement la sanction : « Le devoir de réserve n’a pas été respecté », précise-t-on, insistant sur la retenue attendue de chaque membre du staff. Une règle non écrite, mais visiblement non négociable sous l’ère du nouveau sélectionneur, dont la gestion du groupe se dessine match après match.

Un remplaçant venu du Benfica déjà opérationnel
C’est finalement le staff médical des Bleus qui hérite du nouveau venu : Serge Isidoro prend directement la place laissée vacante. Ce dernier officiait auparavant auprès des footballeurs du Benfica et des basketteurs de Nanterre, un profil jugé plus discret pour cette mission sensible.
Il rejoint désormais l’équipe soignante placée sous la responsabilité d’Hervé Collado, aux côtés de Philippe Jamin, chargé de la récupération des joueurs. Une organisation resserrée, à peine constituée, qui va devoir faire ses preuves très rapidement.
Le calendrier ne laisse aucune marge : le premier match officiel de l’ère Zidane est fixé au 25 septembre, en Turquie, dans le cadre de la Ligue des nations. Un baptême du feu express pour un staff médical remanié à la dernière minute, avant même son premier rassemblement officiel.
Une leçon rapide mais claire vient d’être donnée à tout l’encadrement des Bleus : sous Zidane, la discrétion prime sur l’enthousiasme médiatique. Reste à savoir si d’autres membres du staff franchiront, eux aussi, la ligne rouge avant le coup d’envoi en Turquie.