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Dans les gorges du Verdon, ce recoin d’eau turquoise reste glacial même en pleine canicule

Publié par Ambre Détoit le 25 Juil 2026 à 8:40

Pendant que la France entière suffoque, un coin des gorges du Verdon garde son secret bien au frais. Ici, l’eau turquoise ne dépasse jamais les 18°C, même en plein cœur de l’été. De quoi faire mentir le thermomètre affiché à Castellane ou Moustiers-Sainte-Marie.

Ce spot, c’est le Point Sublime et ses alentours, à l’entrée du sentier Blanc-Martel. La rivière y coule encaissée entre des parois de calcaire qui font barrage à la chaleur. Résultat : une fraîcheur naturelle qui tombe comme une évidence dès qu’on approche de l’eau.

Vue panoramique sur les gorges du Verdon et son eau turquoise

Pourquoi cette portion du Verdon défie la canicule

Les gorges du Verdon forment un canyon si profond que le soleil n’atteint le fond de l’eau que quelques heures par jour. Cette configuration géologique unique en France crée un microclimat presque frigorifique.

L’eau, alimentée par la fonte des neiges du massif alpin voisin, garde une température glaciale toute l’année. Même en pleine canicule, elle ne franchit quasiment jamais le seuil des 18-19°C.

Un peu comme ce lac d’altitude près de Grenoble qui reste à 17°C en été, le Verdon profite de son encaissement pour bloquer la chaleur ambiante. Mais ici, pas besoin de grimper en altitude : la fraîcheur est au niveau de la mer, en plein Sud.

Le sentier qui mène à l’eau la plus fraîche du canyon

Pour rejoindre ce coin préservé, direction le sentier Blanc-Martel, l’un des chemins les plus mythiques des gorges. Il démarre au Point Sublime, côté rive gauche, et longe le canyon sur plusieurs kilomètres.

Comptez environ 2h30 de marche pour atteindre les premières vasques accessibles à la baignade. Le sentier serpente entre tunnels creusés dans la roche et passages surplombant le vide, un vrai décor de carte postale.

Chaussures de randonnée obligatoires, l’itinéraire est technique par endroits. Une frontale est même recommandée pour traverser les deux tunnels creusés par EDF dans les années 1900, plongés dans le noir complet.

Randonneur dans un tunnel du sentier Blanc-Martel

Une fois sur place, l’eau turquoise contraste violemment avec le calcaire blanc des parois. La sensation de fraîcheur est immédiate, presque brutale après l’effort sous le soleil.

Baignade, canyoning et randonnée : ce qu’on peut vraiment faire ici

La baignade sauvage reste l’activité star, mais elle demande de la prudence. Le courant peut être fort selon les lâchers d’eau des barrages en amont, alors mieux vaut privilégier les vasques calmes signalées par les habitués.

Le canyoning attire aussi de nombreux amateurs de sensations fraîches. Plusieurs prestataires basés à Castellane ou La Palud-sur-Verdon proposent des descentes encadrées, avec combinaison néoprène fournie.

Comme sur la rivière du Gard près de Roque-sur-Cèze, la vigilance reste de mise : les courants du Verdon ne pardonnent pas l’imprudence. Le drame récent d’un jeune footballeur professionnel noyé dans le Rhône rappelle qu’une eau fraîche reste une eau exigeante.

Pour les moins téméraires, la simple randonnée le long du canyon suffit à profiter du panorama. Les points de vue depuis les belvédères du Point Sublime offrent déjà un spectacle à couper le souffle, sans même tremper un orteil.

Combien ça coûte et à quelle période venir

La bonne nouvelle : randonner et se baigner dans les gorges du Verdon ne coûte rien. L’accès au sentier Blanc-Martel est libre, seul le parking près du Point Sublime peut être payant en haute saison.

Comptez entre 30 et 50 euros par personne pour une sortie canyoning encadrée d’une demi-journée. Les tarifs grimpent légèrement en juillet-août, période de forte affluence.

Mieux vaut viser tôt le matin ou en fin d’après-midi pour éviter la foule et la chaleur sur les parties non ombragées du sentier. Les week-ends de canicule, comme celui annoncé, attirent forcément plus de monde.

Baignade dans une vasque turquoise des gorges du Verdon

Pour dormir sur place, les campings et gîtes de Moustiers-Sainte-Marie ou La Palud-sur-Verdon proposent des nuitées dès 20 euros en camping, jusqu’à 100 euros pour un gîte de charme. De quoi transformer l’escapade en vraie parenthèse.

Les précautions à connaître avant de partir

Le Verdon reste une rivière de montagne, avec des variations de débit parfois soudaines à cause des lâchers de barrages. Il est essentiel de se renseigner sur les conditions du jour avant toute baignade.

Les gorges attirent aussi une faune sauvage qu’il vaut mieux respecter à distance. Un peu comme les phoques de la baie des Veys, certains rapaces nichant sur les falaises du Verdon sont protégés et ne doivent pas être dérangés.

Pour les familles, d’autres lacs de montagne à moins de deux heures des grandes villes offrent une alternative plus tranquille avec des enfants en bas âge. Le Blanc-Martel reste réservé aux marcheurs aguerris.

Reste que pour qui cherche l’évasion totale, loin des plages bondées et du bitume brûlant, ce recoin du Verdon coche toutes les cases. Fraîcheur garantie, décor à couper le souffle, et cette impression rare d’avoir trouvé un secret que la canicule n’atteindra jamais.

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