Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Voyage

Adieu Santorin : ces 4 îles grecques encore préservées offrent les mêmes paysages sans la foule

Publié par Ambre Détoit le 15 Juil 2026 à 13:00
Village blanc perché face à la mer Égée

Chaque été, la même scène se répète à Santorin : des cars entiers de touristes se pressent dès l’aube pour photographier les mêmes coupoles bleues. Les prix grimpent, les ruelles étouffent, et la magie du lieu s’effrite un peu plus chaque saison. Pourtant, à quelques encablures de là, d’autres îles des Cyclades affichent les mêmes paysages de carte postale, sans la cohue. On vous emmène découvrir ces refuges encore épargnés par le tourisme de masse.

Santorin craque sous son propre succès

Il suffit de regarder une photo d’Oia un soir d’été pour comprendre le problème. Des dizaines de touristes agglutinés sur les mêmes murets, tous en quête du même coucher de soleil parfait. Cette affluence record a un prix : hôtels hors de portée, tavernes bondées, files d’attente interminables pour le moindre point de vue.

Ce phénomène n’est pas isolé. D’autres lieux emblématiques du pays subissent la même pression touristique, un peu comme certaines destinations françaises qui voient leur fréquentation exploser chaque été. Les Cyclades, pourtant, comptent plus de 200 îles, dont une bonne partie reste largement méconnue du grand public.

C’est justement là que se cache l’alternative. Ces terres gardent l’architecture typique, les eaux turquoise et la douceur de vivre grecque, mais sans la foule qui plombe l’expérience à Santorin. Certains voyageurs comparent même leur séjour à une véritable expérience sans file d’attente, un luxe devenu rare en pleine saison. Reste à savoir laquelle choisir pour vivre ces vacances de rêve.

Sifnos, Sikinos, Folégandros : le trio discret des Cyclades

Sifnos ouvre le bal avec son élégance tranquille. Sa capitale, Apollonia, regorge de cafés et de tavernes traditionnelles, tandis que le village médiéval de Kastro, perché sur une falaise, offre un panorama à couper le souffle. L’île est aussi le berceau du chef Nikólaos Tselementés, ce qui en fait une référence culinaire, avec sa fameuse revithada, un ragoût de pois chiches mijoté des heures.

Plus discrète encore, Sikinos mise sur le silence absolu. Ici, seul le chant des cigales rythme les journées. Le village de Chora et ses ruelles fleuries invitent à la flânerie, pendant que le monastère de Zoodochos Pigi domine la mer depuis les hauteurs. Les plages sauvages de Dialiskari ou Agios Georgios permettent une baignade presque solitaire, un contraste saisissant avec l’agitation de certains lieux qui ont totalement changé de visage avec le tourisme de masse.

Folégandros, elle, est surnommée « la Santorin d’il y a trente ans ». Son village de Chora, l’un des plus beaux des Cyclades, séduit par ses places ombragées et ses maisons immaculées. La montée jusqu’à l’église Panagia, perchée sur la falaise, récompense les marcheurs d’un coucher de soleil mémorable sur la mer Égée, tandis que les plages d’Agali ou Katergo, parfois accessibles seulement en bateau, restent d’un calme rare.

Rochers blancs volcaniques plongeant dans une mer turquoise

Milos, le décor lunaire qui n’a rien à envier à Santorin

Impossible de conclure ce tour des Cyclades sans évoquer Milos. Cette île d’origine volcanique propose des paysages radicalement différents, entre falaises sculptées par le vent et grottes marines. Le site de Sarakiniko en est le symbole : un décor lunaire de roches blanches qui plongent dans une mer d’un bleu éclatant, l’un des endroits les plus photographiés du pays, un peu comme certaines zones inexplorées de la planète fascinent par leur rareté.

Le village de pêcheurs de Klima complète le tableau avec ses syrmata, ces maisons colorées dont les portes s’ouvrent directement sur la mer. C’est le genre de scène qui rappelle à quel point certains paysages traversent les décennies sans perdre leur authenticité, contrairement à d’autres lieux qui ont vu leur visage totalement transformé au fil du temps.

Plus de 70 plages aux eaux cristallines composent le littoral de Milos, mais la véritable pépite reste accessible uniquement par bateau : les criques cachées de Kleftiko, anciennes cachettes de pirates. Entre baignade, snorkeling et exploration des grottes, ce détour vaut à lui seul le déplacement, loin des sentiers battus de Santorin.

Alors, la prochaine fois que vous rêverez de coupoles bleues et de couchers de soleil grecs, pensez à ces quatre alternatives : elles offrent la même magie, sans la queue ni la facture salée. Et si le vrai luxe des vacances, en 2026, c’était justement de voyager là où personne ne pense à aller ?

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *