« Ni en Grèce, ni en Italie » : cette plage du Var vient d’être élue plus belle d’Europe

Quand on imagine la plus belle plage d’Europe, on pense direct aux Cyclades ou aux criques de la côte amalfitaine. Erreur. C’est en France, dans le Var, que se cache la référence 2026 du tourisme balnéaire. Un lieu que les habitués connaissent par cœur, mais que le monde entier vient tout juste de découvrir.
Un classement qui bouscule les habitudes
Chaque année, les plateformes TripAdvisor et European Best Destinations publient leur palmarès des plus belles plages du continent. Un exercice où la Grèce, l’Italie et l’Espagne raflent traditionnellement les premières places, portées par leurs cartes postales bien rodées.
Sauf que cette fois, la surprise vient de plus près qu’on ne le pense. La lauréate 2026 se trouve au large des villes d’Hyères et de La Londe-les-Maures, dans une région que beaucoup de Français associent surtout à des vacances familiales sans prétention. Une consécration qui change la donne, un peu comme ces classements français qui réservent toujours une surprise à la place n°1.
Cette distinction ne sort pas de nulle part. Elle confirme ce que les habitués du secteur savaient déjà : ce petit coin de Méditerranée rivalise sans complexe avec les plus grandes destinations du sud de l’Europe.
Reste à savoir pourquoi ce site précis a tapé dans l’œil des jurys, alors que la région regorge déjà de spots réputés. Ceux qui aiment les destinations qui sortent des sentiers battus trouveront aussi leur bonheur du côté de certaines destinations méditerranéennes voisines, où le rapport dépaysement-prix reste imbattable.
Le nom qui fait chavirer les foules : plage Notre-Dame, à Porquerolles
C’est la plage Notre-Dame, sur l’île de Porquerolles, qui décroche le titre de plus belle plage d’Europe. Un nom encore méconnu du grand public, mais qui fait déjà sourire tous ceux qui ont eu la chance d’y poser une serviette.
Située au nord de l’île, entre le secteur des Mèdes et la plage de la Courtade, elle bénéficie d’un cadre resté quasiment intact. Aucun immeuble à l’horizon, aucun front de mer bétonné, aucun établissement balnéaire qui vient gâcher la vue. Ici, la nature méditerranéenne fait tout le travail : forêts de pins, sentiers ombragés, sable clair et eaux turquoise qui rappellent davantage les Caraïbes qu’une plage varoise.
Ce qui frappe surtout, c’est le contraste. Le bleu profond de la mer qui vient buter contre le vert dense de la végétation, sans une construction pour casser le tableau.
Un décor que même les plus belles régions du monde peinent parfois à offrir, un peu comme certains paysages géologiques exceptionnels qui étonnent les scientifiques eux-mêmes. Cette pureté n’est pas un hasard : elle tient à un choix radical fait il y a des années, celui de limiter drastiquement l’accès au site.

Le détail qui change tout : personne ne peut y accéder facilement
Voici le secret le mieux gardé de Porquerolles : sa plage star ne se mérite pas en descendant d’une voiture. Aucune route n’y mène directement. Il faut marcher ou pédaler, en traversant les chemins de l’île, pour espérer poser les pieds sur son sable.
Même les plaisanciers, qui pourraient théoriquement accoster n’importe où le long des côtes, sont interdits d’amarrage direct sur la plage. Cette contrainte, qui pourrait sembler pénalisante, est en réalité la vraie raison du succès de Notre-Dame. Elle préserve son calme et son caractère sauvage, là où d’autres plages françaises finissent noyées sous les parasols dès le mois de juin, un peu comme ces lieux populaires transformés par leur propre succès au fil des décennies.
Pour rejoindre l’île, le port Miramar reste l’option la plus pratique. Moins engorgé que l’embarcadère de la Tour Fondue à Hyères, il propose un vaste parking gratuit juste à côté des navettes maritimes.
De quoi éviter la galère du stationnement en pleine saison, un problème que connaissent bien les vacanciers qui filent vers les régions les plus prisées de France chaque été. En été, les liaisons entre La Londe-les-Maures et Porquerolles tournent en continu.
Une fois débarqué, il ne reste qu’à louer un vélo ou enfiler ses baskets pour rejoindre ce petit paradis, en traversant des paysages qui valent à eux seuls le déplacement.
Une plage sans route, sans béton et sans compromis : voilà la formule gagnante qui vient de conquérir toute l’Europe. La prochaine fois qu’on vous parlera de sable blanc et d’eaux turquoise, pensez d’abord au Var avant de réserver un billet pour la Grèce.