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Retraite au bord de la mer : ces villes portuaires espagnoles où le loyer reste sous 500 €

Publié par Ambre Détoit le 04 Août 2026 à 19:30

Le Portugal a longtemps été LA destination des retraités français en quête de soleil et de pouvoir d’achat. Mais les prix de l’immobilier ont grimpé à Lisbonne et sur la côte algarvienne, et le regard se tourne désormais vers un autre voisin : l’Espagne.

Sur la côte espagnole, certaines villes portuaires cochent encore toutes les cases : climat doux toute l’année, accès à la mer, loyers contenus et vie quotidienne à taille humaine. Voici quatre d’entre elles où s’installer sans se ruiner reste possible.

Couple de retraités français sur une terrasse de port espagnol

Une ville andalouse où le soleil ne quitte jamais le ciel

Almería, sur la côte sud-est de l’Espagne, affiche l’un des climats les plus stables du pays. Plus de 300 jours de soleil par an, des hivers doux et une mer toujours accessible à quelques minutes du centre.

Pour un studio ou un petit appartement en dehors du centre historique, le loyer tourne généralement autour de 400 à 500 euros par mois. De quoi vivre au bord de l’eau sans les prix de la Costa del Sol voisine.

La ville dispose d’un hôpital public régional et de plusieurs centres de santé, avec un système d’assurance maladie espagnol accessible aux résidents européens sous conditions. La communauté française y reste modeste mais bien identifiable, notamment autour de quelques associations d’expatriés.

Le petit port qui séduit sans faire de bruit

Moins connue que ses grandes voisines, Águilas est une commune côtière de la région de Murcie qui attire de plus en plus de retraités européens en quête de tranquillité. L’ambiance y est résolument locale, loin des zones touristiques bétonnées.

Les loyers y restent parmi les plus bas du littoral espagnol, souvent sous la barre des 450 euros pour un logement correct proche du port. Le climat semi-aride garantit des hivers cléments et des étés chauds mais supportables grâce à la brise marine.

Retraité se promenant sur un port méditerranéen ensoleillé

L’offre de soins reste plus limitée qu’en grande ville, avec un centre de santé local et un hôpital de référence à environ 40 minutes en voiture. Un point à anticiper pour les besoins médicaux réguliers.

Ce type de ville rappelle d’ailleurs une autre commune espagnole cinq fois moins chère qui séduit déjà de nombreux retraités français en quête de calme et de budget maîtrisé.

Le port historique qui a gardé son âme

Cartagène, avec son port militaire et son centre historique romain, offre un cadre de vie plus urbain mais toujours abordable. La ville mêle patrimoine, vie de quartier animée et accès direct à la Méditerranée.

Les loyers hors hypercentre oscillent généralement entre 450 et 550 euros pour un deux-pièces, selon la proximité du port et de la vieille ville. Un budget qui reste très inférieur à celui de Valence ou Alicante, à quelques dizaines de kilomètres.

L’hôpital universitaire Santa Lucía figure parmi les établissements publics les mieux équipés de la région de Murcie. La présence française y est plus visible qu’ailleurs, avec plusieurs commerces et une école internationale à proximité.

La ville portuaire qui mise sur la douceur de vivre

Plus au nord, Denia conjugue port de plaisance actif, marché quotidien et montagne en toile de fond. C’est une valeur sûre pour qui cherche un compromis entre vie de village et infrastructures complètes.

Les loyers y sont légèrement plus élevés que dans les trois villes précédentes mais restent contenus, autour de 480 à 550 euros pour un logement modeste hors saison touristique. Les prix grimpent nettement l’été, période à éviter pour signer un bail.

Denia dispose d’un hôpital de référence et d’une offre de soins jugée solide par les résidents étrangers installés depuis plusieurs années. La communauté française y est l’une des plus structurées de la région, avec des associations actives et des rencontres régulières.

Couple de retraités consultant une annonce de location face au port

Deux points de vigilance avant de faire ses valises

La fiscalité reste le premier écueil à anticiper. Selon la durée de résidence et le montant des pensions perçues, la fiscalité espagnole peut s’appliquer différemment de la fiscalité française, avec des règles de résidence fiscale à vérifier au cas par cas avant tout départ.

Un retraité installé au Portugal avait par exemple découvert après coup l’importance de bien anticiper ces démarches administratives dès la première année.

Le deuxième point concerne l’éloignement familial. Vivre à 1 500 ou 2 000 kilomètres de ses enfants et petits-enfants change le quotidien, surtout en cas de besoin médical urgent ou de coup dur. Beaucoup d’expatriés recommandent de tester un séjour de plusieurs mois avant de s’installer définitivement.

Cette question du retour a d’ailleurs poussé certains retraités expatriés à rentrer en France après quelques années, une fois le charme de la nouveauté passé et la distance familiale devenue pesante au quotidien.

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