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Marrakech-Tours : ce vol Ryanair dérouté vers Toulouse repart… pour revenir se poser à Tours

Publié par Ambre Détoit le 30 Oct 2026 à 13:00
Avion de ligne virant sous un ciel d'orage

Un avion qui tourne au-dessus de sa piste d’arrivée, puis file vers une autre ville. Les passagers de Marrakech ont connu ça ce vendredi 23 octobre. Et pour Tours, ce n’est pas la première fois en une semaine. Reste à savoir combien de temps l’avion a perdu, et ce qu’il a fait entre-temps.

Une semaine après Limoges, Tours revit le même scénario

Rebelote. C’est le mot choisi par la source, Actu, pour décrire la situation. Une semaine plus tôt, un avion Ryanair assurant la liaison Marrakech-Tours avait déjà été dérouté, cette fois vers Limoges.

Ce vendredi 23 octobre 2026, c’est le vol Ryanair FR8764 qui est concerné. Il a décollé du Maroc à 4 h 56, heure locale, avec une arrivée prévue à l’aéroport de Tours à 9 h 45.

Un horaire de petit matin, une longue liaison, et une météo que la source soupçonne d’avoir joué un rôle : l’article évoque « peut-être la tempête ». Rien n’est confirmé à ce stade.

Ce qui est certain, c’est que le trajet a été suivi minute par minute par les curieux de Flight Radar 24. Et que la mésaventure d’un autre vol contraint de faire demi-tour peu après son décollage rappelle que les imprévus aériens ne préviennent pas.

Alors, que s’est-il passé exactement au-dessus de Tours ? Les relevés racontent une drôle de chorégraphie.

Deux boucles au-dessus de Tours, puis cap sur Toulouse

Selon le trajet observé sur Flight Radar 24, l’appareil survole Tours une première fois à 9 h 21. Il n’atterrit pas. Il entame une deuxième boucle.

À 9 h 39, il repasse au-dessus de l’aérodrome. Les passagers voient sans doute la piste, tout près. Puis l’avion, subitement, change de direction.

Le cap est mis vers le sud. Destination : Toulouse, où le vol se pose à 10 h 35. Soit près de trois quarts d’heure après le second passage au-dessus de Tours.

Autrement dit, l’avion n’était pas parti pour faire un simple détour. Il a tenté, tourné, puis renoncé. Cette séquence ressemble à celle d’un équipage qui attend une amélioration avant de trancher, mais la source ne l’affirme pas.

Les passagers d’un autre vol dérouté, eux, ont attendu 48 heures sur une île glacée. À Toulouse, l’escale s’annonce bien plus courte.

Le journal a contacté Edeis, gestionnaire de l’aéroport de Tours, ainsi que Ryanair, pour connaître les raisons de ce surprenant aller-retour. Aucune réponse à l’heure de publication.

Reste la vraie question : le voyage s’arrête-t-il à Toulouse ?

Voyageur patient regardant la piste depuis une salle d'attente

Plein de kérosène à Toulouse, retour à Tours à 13 h

Pour comprendre comment ce vol s’est terminé, il faut regarder la suite, comme le rappelle la liste des droits des passagers face à un retard de plus de trois heures.

À Toulouse, l’avion a fait le plein. Il a ensuite redécollé à 12 h 12, après environ une heure trente au sol.

Verdict : le Boeing de Ryanair a atterri à Tours à 13 h. C’est la réponse à la question du titre : oui, l’avion est bien revenu se poser là où il était attendu, avec 3 h 15 de retard sur l’horaire prévu de 9 h 45.

Les voyageurs ont donc fini par rejoindre Tours, après une escale non prévue et une matinée qui a duré. Entre l’heure de décollage au Maroc et l’atterrissage final, le trajet aura été nettement plus long que programmé.

Ce détail compte : le faire-le-plein à Toulouse laisse penser à une manœuvre de précaution pour reprendre la route dans de bonnes conditions. La source ne le précise pas, et nous en restons aux faits observés.

Mais l’histoire a une seconde partie, côté voyageurs qui attendaient à Tours.

Les passagers du retour ont décollé avec 1 h 01 de décalage

À l’aérodrome de Tours, d’autres voyageurs attendaient l’appareil, celui qui opère les rotations vers Marrakech. Pour eux aussi, le contretemps a eu un coût.

Selon Flight Radar 24, ces passagers ont décollé à 14 h 01. L’avion a donc dû être préparé, nettoyé et rechargé avant de repartir vers le Maroc, avec un enchaînement de rotations décalé.

C’est tout l’effet domino d’un déroutement : un seul vol qui change de plan et c’est toute la journée de l’appareil qui se décale. Même si l’Europe cherche à mieux protéger les voyageurs des compagnies low cost, ces retards en cascade restent difficiles à éviter.

Ce qu’il faut surveiller ensuite : la réponse d’Edeis et de Ryanair, qui devrait préciser si la météo est en cause. Et surtout si la ligne Marrakech-Tours connaît encore des déroutements, après Limoges puis Toulouse en seulement sept jours.

Deux incidents en une semaine, c’est peu pour parler de série. Mais assez pour que les habitués du trajet gardent un œil sur les écrans d’arrivée.

Dernier point : l’avion a, au bout du compte, bel et bien livré ses passagers à destination. Avec trois heures de retard et un détour par la Haute-Garonne.

Pour la suite, les nouvelles règles européennes sur l’indemnisation méritent un coup d’œil si vous prenez l’avion bientôt.

Quant aux autres déroutements du moment, la question n’est pas close.

Un vol, deux boucles, une escale surprise et un retour à la case départ. Bref, Marrakech-Tours, version tourisme prolongé.

Et si vous croyez que les incidents aériens se limitent aux retards, ce Boeing posé en pleine nuit à Zurich, webcams coupées va vous intriguer. Et l’alerte lancée par le patron de Wizz Air sur le kérosène promet un tout autre feuilleton.

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