À 4h30 de Londres, cette île rivalise avec les Maldives et écrase les Baléares dans le classement 2025

Vous rêvez de sable blanc et d’eau turquoise sans jouer des coudes avec des dizaines de touristes ? La Sardaigne coche toutes les cases, et pourtant on n’y pense jamais en premier.
Pendant que Majorque étouffe sous l’afflux de visiteurs et que Zakynthos porte le triste titre de capitale du surtourisme, cette île italienne cumule les récompenses sans faire de bruit.
Deux de ses plages viennent d’entrer dans le top 10 européen, et une troisième a même été élue la plus belle du monde entier en 2024.
Pourquoi tout le monde se rue en Espagne alors que la vraie pépite est italienne
Les chiffres du tourisme britannique parlent d’eux-mêmes : les visiteurs vers l’Espagne écrasent en nombre ceux qui choisissent l’Italie. Résultat, des îles comme Majorque voient désormais plus de touristes que d’habitants recensés sur leur propre sol. Fuerteventura et Lanzarote, aux Canaries, caracolent aussi en tête des destinations les plus fréquentées d’Europe.
Pendant ce temps, la Sardaigne reste dans l’angle mort. Deuxième plus grande île de Méditerranée, elle offre pourtant un littoral spectaculaire, des villages côtiers préservés et une gastronomie qui n’a rien à envier à sa voisine sicilienne. On y trouve aussi des contrastes saisonniers qui rappellent que la météo joue un rôle clé dans le choix d’une destination.
Cagliari, sa capitale, propose une vie nocturne animée et une ambiance étudiante loin des clichés balnéaires. Les restaurants y servent encore une cuisine pensée pour les habitants, pas pour les cars de touristes. Une denrée devenue rare sur le pourtour méditerranéen, un peu comme ces particularités qu’on redécouvre avec surprise une fois sur place.
Ces plages sardes qui viennent d’entrer dans le classement des meilleures d’Europe
Le palmarès 2025 des 50 meilleures plages d’Europe a tranché : Cala Dei Gabbiani, sur la côte est, et La Pelosa, à la pointe nord-ouest, figurent toutes deux dans le top 10. La Pelosa impressionne par son sable poudreux et ses eaux peu profondes, dominées par une tour de guet du XVIe siècle plantée sur un îlot rocheux voisin.
Mais c’est Cala Goloritzé qui détient le titre suprême. En 2024, le classement mondial The World’s 50 Best Beaches l’a désignée meilleure plage de la planète, devançant des destinations comme les Maldives ou la Thaïlande. Les organisateurs décrivent une beauté brute qui « touche émotionnellement dès le premier regard », que l’on l’observe depuis le point de vue en hauteur ou les pieds dans l’eau.
D’autres joyaux méritent le détour : Cala Mariolu et ses galets calcaires blancs, Spiaggia del Pirata idéale pour le snorkeling, ou encore Cala Corsara dans l’archipel de la Maddalena. À Cagliari, la plage de Poetto s’étend sur 8 kilomètres, accessible en 20 minutes de bus depuis le centre-ville, bordée de bars et de terrasses.

Le détail qui change tout : des célébrités mondiales sans les prix mondiaux
La Costa Smeralda et son port de Porto Cervo attirent depuis des décennies un gratin international : Beyoncé, Sir Elton John, Cristiano Ronaldo ou Leonardo DiCaprio y ont posé leurs valises, entourés de super-yachts à plusieurs centaines de millions d’euros surveillés par des équipes de sécurité. Non loin, la plage de Spiaggia del Principe séduit les célébrités pour son croissant de sable blanc bordé de maquis sauvage.
Mais l’île n’impose rien : on peut très bien loger dans des villes plus abordables comme Cannigione, tout près de cette même Costa Smeralda huppée. C’est justement ce grand écart qui fait la force de la Sardaigne, entre luxe assumé et authenticité populaire, un peu à l’image des trésors qu’on ne soupçonne pas au premier regard.
Autre atout : la table. L’agriturismo, ces fermes traditionnelles reconverties pour accueillir les visiteurs, sert des menus généreux à base de produits locaux. Poisson, fruits, légumes et huile d’olive composent le régime qui explique la longévité record de la population sarde, un phénomène étudié dans le monde entier.
Trois aéroports desservent l’île depuis le Royaume-Uni : Cagliari au sud, Olbia au nord-est et Alghero au nord-ouest, avec des vols dès 40 livres. En été, le thermomètre grimpe jusqu’à 30°C, et reste agréable autour de 23°C même en octobre.
La Sardaigne n’a jamais eu besoin de crier son nom pour mériter sa place au sommet. Reste à savoir combien de temps encore cette pépite italienne échappera au radar des foules qui saturent déjà ses voisines espagnoles et grecques.