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« On faisait Bali chaque septembre depuis 20 ans » : ils changent d’île et paient deux fois moins cher

Publié par Ambre Détoit le 26 Sep 2026 à 13:00
Plage déserte turquoise avec barque traditionnelle indonésienne

Vingt ans à faire les mêmes valises, chaque mois de septembre, direction Bali. Puis un jour, la lassitude a pris le dessus : embouteillages de scooters, beach clubs bondés, prix qui grimpent sans cesse. Ce couple d’habitués a fini par changer de destination, et le résultat a de quoi faire réfléchir tous les fans de l’archipel indonésien.

Bali, le rêve qui s’est essoufflé

Le scénario était immuable : réservation au printemps, valises bouclées début septembre, cap sur Bali. Vingt années de fidélité à cette île volcanique, ses temples et ses rizières en terrasses.

Mais le décor a changé. Les rues de Canggu et d’Ubud croulent désormais sous les scooters, et les beach clubs poussent comme des champignons. Un tourisme de masse a métamorphosé l’île, un peu comme certains lieux du quotidien ont muté sans que personne ne le voie venir.

Les hébergements autrefois abordables affichent aujourd’hui des tarifs proches de ceux des destinations occidentales. La tranquillité recherchée s’est envolée avec les hordes de vacanciers, et ce couple a fini par se poser la question fatidique : rester par habitude, ou tenter une autre vie ailleurs ?

Sumba, l’île deux fois plus grande et presque vide

La réponse s’est trouvée à l’est, dans l’archipel des Petites îles de la Sonde. Sumba, deux fois plus vaste que Bali, reste largement ignorée des circuits touristiques internationaux.

Ses 800 000 habitants vivent au rythme d’une nature préservée, entre champs de maïs et collines verdoyantes. Deux parcs nationaux créés en 1998, Laiwangi Wanggameti et Manupeu Tanah Daru, protègent les espèces menacées de l’île, un cadre qui contraste avec l’épuisement des ressources observé ailleurs dans le monde.

L’accès s’est nettement simplifié depuis l’été 2026 : quatre compagnies aériennes assurent désormais des vols quotidiens vers l’île. Wings Air et Nam Air relient Denpasar à Tambolaka en une heure, plusieurs fois par jour. L’aéroport de Tambolaka a été agrandi pour absorber cette nouvelle affluence, un peu à l’image des infrastructures qui doivent s’adapter face à des changements rapides et imprévus.

Petit avion sur tarmac face aux rizières verdoyantes

La plage la plus déserte du monde, et une facture divisée par deux

Sur place, le contraste avec l’agitation de Bali saute aux yeux : pas de files de scooters, pas de bars branchés à touristes. La plage de Nihiwatu, autrefois élue plus belle plage du monde, s’étire quasiment déserte.

Les villages traditionnels de Ratenggaro et Prai Ijing offrent un aperçu authentique d’une culture animiste, le marapu, qui continue de rythmer le quotidien des habitants. Le magazine Time Out Asia a d’ailleurs placé Sumba en tête de son classement des meilleures destinations d’Asie.

Le calendrier mérite d’être étudié : le festival Pasola, compétition traditionnelle de lancer de sagaies à cheval, se déroule en février et mars. Une fenêtre idéale pour associer découverte culturelle et immersion locale, un peu comme ces traditions qui résistent au temps ailleurs dans le monde.

L’offre hôtelière commence à se structurer, avec des adresses comme Nihi Sumba ou Cap Karoso. Mais cette montée en puissance reste mesurée : l’île garde son caractère sauvage et ses routes peu fréquentées, loin de la densité balinaise devenue la norme.

Sumba n’a rien d’un effet de mode passager. Entre vols facilités, plages préservées et prix divisés par deux, l’île coche des cases que Bali ne peut plus offrir depuis longtemps. Reste une question qui trotte dans la tête de tous les voyageurs avertis : combien de temps cet équilibre tiendra-t-il, à mesure que les hôtels de luxe s’y installent un à un ?

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