Voyageurs « type A » ou « type B » : 33 % d’écart de budget, 349 € contre 520 € pour le même séjour à Majorque

Vous bouclez vos vacances six mois à l’avance, ou vous attendez le dernier moment pour foncer ? Sur les réseaux, on classe désormais les voyageurs en « type A » et « type B ». Selon une étude lastminute.com, l’écart entre les deux ne se joue pas seulement sur le stress. Il se joue aussi sur le portefeuille, et un exemple chiffré à Majorque donne le vertige.
« Type A » contre « type B » : le match des voyageurs qui divise les réseaux
Sur les réseaux sociaux, des vidéos opposent deux familles de vacanciers. Les « type A » planifient tout. Les « type B » improvisent et se laissent guider par leurs envies.
Derrière le jeu, il y a une vraie enquête. Une étude menée par OnePoll pour lastminute.com, relayée par TF1 puis Ouest-France, a interrogé 2 000 personnes ayant voyagé à l’étranger au cours des trois dernières années. L’objectif : mesurer ce que ces habitudes changent au budget, au stress et aux souvenirs.
Les voyageurs de type A aiment comparer les offres et construire leur itinéraire. Ils réservent billets d’avion et hébergement plusieurs mois avant le départ. Cette organisation leur permet, selon l’étude, de limiter les incertitudes.
Ils sont d’ailleurs 65 % à juger risqué de réserver une semaine avant de partir. Pour eux, l’improvisation relève presque du pari.
Mais cette tranquillité d’esprit a-t-elle un prix ? Et si oui, combien ? Un autre poste de dépenses qui grignote le budget sans qu’on s’en aperçoive montre à quel point les petits oublis coûtent cher. Ici, l’écart est bien plus net.
Le prix de la tranquillité : ce que paient vraiment les voyageurs prévoyants
Les chiffres de l’étude tombent. Les voyageurs de type A dépenseraient en moyenne 33 % de plus que ceux de type B. Un tiers de budget en plus, pour dormir sur ses deux oreilles.
Et la facture n’est pas que financière. 18 % des sondés disent avoir ressenti des regrets en découvrant une offre moins chère après avoir réservé. Rien de plus agaçant que de croiser un meilleur prix une fois la carte bancaire sortie.
Les voyageurs de type B, eux, misent sur la liberté. Ils peuvent changer de projet au dernier moment et saisir une belle occasion sans avoir tout planifié. Pas de fiche Excel, pas de réservation six mois plus tôt.
Cette souplesse a une contrepartie assumée. 42 % d’entre eux se disent prêts à modifier leurs plans sur un coup de tête, même si cela entraîne des frais d’annulation. Le risque fait partie du jeu.
Reste à voir ce que ces deux philosophies donnent concrètement sur une facture. Avant de dévoiler l’exemple choisi par lastminute.com, un détour par ce calcul qui permet de juger si une promo est vraiment une bonne affaire n’est pas du luxe.
Car le comparatif de lastminute.com porte sur sept nuits dans un complexe quatre étoiles à Palma de Majorque, vols et hôtel compris, avec un départ en septembre. Le forfait réservé en dernière minute coûtait 349 € par personne. Le même séjour réservé six mois plus tôt ? 520 €, soit 171 € de plus.

Souvenirs, lieux insoupçonnés : l’avantage inattendu des spontanés
Autant le dire tout de suite : des îles d’Europe où l’été refuse de partir sont typiquement le genre de destinations qu’on peut viser à la dernière minute. Mais l’étude ne s’arrête pas au prix.
Côté souvenirs, les spontanés prennent aussi l’avantage. 37 % des voyageurs de type B disent avoir découvert des lieux insoupçonnés, contre 23 % des type A.
L’écart se creuse sur l’émotion. 46 % des voyageurs spontanés estiment que leurs aventures improvisées leur ont offert des souvenirs inoubliables. Chez les plus organisés, ils ne sont que 23 %.
Autrement dit, le plan parfait protège du stress mais laisserait moins de place à la surprise. L’improvisation coûte moins cher et marque davantage, selon les sondés.
Faut-il pour autant tout lâcher et attendre la veille du départ ? Pas si vite. La réponse est plus nuancée, et lastminute.com lui-même la tempère.
Attention : la dernière minute n’est pas toujours la bonne affaire
Les tarifs varient selon la demande et la période. L’exemple de Majorque en septembre ne vaut pas règle universelle.
En haute saison, notamment à l’approche des vacances scolaires, attendre le dernier moment peut limiter les choix et faire grimper les prix. Les bonnes chambres partent, les vols se remplissent.
Même logique pour le train : réserver en avance permet de profiter de tarifs plus intéressants, malgré l’existence de certaines offres de dernière minute. Tout dépend donc du moyen de transport et du calendrier.
Pour les familles, la contrainte est encore plus forte. Une anticipation raisonnable sur les périodes de pointe évite de se retrouver sans option. C’est le cas pour les jouets que les parents s’arrachent avant décembre : quand la demande explose, mieux vaut ne pas attendre.
Le bon réflexe, finalement ? Mélanger les deux profils : réserver tôt ce qui flambe vite, garder de la souplesse pour le reste. Et surveiller les prix pour ne pas cumuler regrets et surcoûts, comme ces achats d’octobre qui ne sont malins qu’à condition d’éviter un piège.
Au fond, le « type A » paie sa sérénité et le « type B » parie sur la chance. Entre 349 € et 520 €, vous connaissez maintenant le prix du pari. Et si la prochaine escapade se jouait ailleurs que sur une plage ? Cette île de l’océan Indien accessible sans passeport intrigue de plus en plus de voyageurs. Quant au budget, ces 943 € qui dorment peut-être sur un compte oublié pourraient bien financer votre prochain départ.