« Contenus pornographiques » : le mari d’Adriana Karembeu porte plainte contre elle et Marc Lavoine

Le divorce d’Adriana Karembeu et André Ohanian franchit un nouveau cap, judiciaire cette fois. Selon des informations obtenues par l’AFP, l’homme d’affaires vient de déposer une plainte lourde de conséquences contre son ex-épouse et le compagnon de celle-ci, Marc Lavoine.
En cause : la sécurité et la santé mentale de leur fille de sept ans, au cœur d’une bataille parentale qui ne cesse de s’envenimer depuis des mois. Une nouvelle étape qui relance une affaire déjà scrutée de près par les médias people.
Une plainte aux qualifications très graves
La plainte a été déposée à Paris, avec constitution de partie civile, ce qui permet à André Ohanian de peser directement dans la procédure judiciaire. Les qualifications retenues sont particulièrement sévères pour l’entourage familial visé.
Il est notamment question de « manquement aux obligations légales compromettant la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation d’un enfant mineur ». S’y ajoutent des accusations de « corruption de mineur » et de « diffusion de messages pornographiques susceptibles d’être vus ou perçus par un mineur ».
Dernier volet, non des moindres : des « infractions à la législation sur les stupéfiants » sont également évoquées dans le texte de la plainte. Un empilement d’accusations qui donne la mesure du conflit entre les deux ex-conjoints.
Son avocate, Me Najwa El Haïté, a précisé à l’AFP l’objectif de cette démarche judiciaire. Elle vise à ce que « toute la lumière soit faite sur des faits susceptibles de porter atteinte à la protection et à l’intérêt supérieur de sa fille ».
Un classement sans suite qui n’a rien réglé

Cette nouvelle plainte intervient après un premier épisode judiciaire resté sans conséquence pour l’ex-mannequin. Le 23 juin dernier, le parquet de Paris avait classé sans suite une enquête visant Adriana Karembeu pour soustraction aux obligations parentales.
Cette procédure faisait suite à un signalement initial d’André Ohanian déposé en mars, puis complété en mai. Les avocates de la star, Mes Nathalie Tomasini et Maeva Zampori, avaient alors souligné qu’« aucun élément de preuve ne permettait de caractériser l’ensemble des accusations formulées ».
Loin de calmer les tensions, ce classement semble avoir alimenté la détermination de l’homme d’affaires à poursuivre son combat judiciaire. Reste à savoir si cette nouvelle plainte connaîtra un sort différent devant la justice.
Le climat entre les deux ex-époux, mariés en 2014, s’est considérablement dégradé au fil des mois. Une série d’accusations réciproques a émaillé cette séparation qui s’annonçait déjà tendue.

Des accusations d’exposition à des contenus sexuels
Le point le plus explosif de ce dossier concerne l’exposition présumée de la fillette à des contenus à caractère sexuel via des supports numériques. Selon des sources proches du dossier, l’enfant aurait pu être confrontée à ce type de contenus par plusieurs biais différents.
Un premier scénario évoqué concerne l’Ipad de l’enfant, resté synchronisé à celui d’un parent. Un second cas de figure implique le téléphone d’un autre adulte, avec lequel la fillette jouait régulièrement selon les éléments recueillis.
Fait marquant : les deux parents se sont mutuellement accusés d’avoir exposé leur fille à ce type de contenus. Un jeu de miroirs accusatoires qui complique singulièrement le travail des enquêteurs chargés du dossier.
Cette affaire n’est pas sans rappeler d’autres révélations fracassantes déjà formulées par André Ohanian au sujet du couple que forment Adriana Karembeu et Marc Lavoine.
La question de la résidence de l’enfant, nœud du conflit
Au-delà des accusations pénales, c’est bien la question de la résidence de l’enfant qui structure ce conflit familial. Me Najwa El Haïté insiste sur un point qu’elle juge central pour la procédure de divorce en cours.
Selon l’avocate, « les pièces versées aux débats et de très nombreuses attestations démontrent précisément l’inverse » de ce qu’affirme le camp Karembeu. L’enfant résiderait habituellement à Marrakech chez son père, où elle serait scolarisée au quotidien.
Une version qui contredit frontalement les déclarations des avocates de l’ex-mannequin. Fin juin, celles-ci assuraient que « Mme Karembeu a déjà produit des éléments établissant qu’elle a consacré davantage de temps à leur fille que son époux ».
Deux versions inconciliables, deux dossiers de preuves opposés : la justice devra désormais trancher entre ces récits contradictoires. Un exercice périlleux quand chaque partie affirme détenir des « attestations » en sa faveur.

Le silence prudent du camp Karembeu-Lavoine
Contactées vendredi par l’AFP au sujet de cette nouvelle plainte, les avocates d’Adriana Karembeu n’ont pas donné suite dans l’immédiat. Un silence qui tranche avec la communication très structurée déployée fin juin après le premier classement sans suite.
Cette absence de réaction immédiate laisse planer le doute sur la stratégie de défense qui sera adoptée. L’ex-mannequin de 54 ans et son compagnon Marc Lavoine devront tôt ou tard s’exprimer publiquement sur ces nouvelles accusations.
Leur relation, très médiatisée depuis ses débuts, avait pourtant longtemps été présentée comme un conte de fées parisien par la presse people. Cette procédure judiciaire vient assombrir durablement cette image romantique.
Le contraste est saisissant entre la vie publique du couple, régulièrement mise en scène dans les médias, et la violence des accusations désormais portées devant la justice. Un écart qui alimente forcément la curiosité autour de ce dossier.
Ce que risque réellement le couple
Les qualifications pénales retenues dans cette plainte ne sont pas anodines sur le plan juridique. La « corruption de mineur » et la diffusion de contenus pornographiques à un enfant peuvent entraîner des poursuites lourdes en cas de mise en examen.
Mais pour l’instant, aucune instruction n’a été ouverte : la plainte doit d’abord être examinée par le parquet, qui décidera de la suite à donner. Le précédent classement sans suite de juin invite toutefois à la prudence sur l’issue de cette nouvelle procédure.
La justice devra désormais démêler le vrai du faux dans un dossier où chaque camp accumule les pièces à conviction. Une chose est sûre : cette affaire, déjà suivie de près par le grand public, est loin d’avoir livré son épilogue.