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« Je t’aime » : amputée après une attaque de requin à Sydney, cette enseignante de 34 ans se réveille du coma et bouleverse sa famille

Publié par Elodie le 26 Juin 2026 à 5:28
« Je t'aime » : amputée après une attaque de requin à Sydney, cette enseignante de 34 ans se réveille du coma et bouleverse sa famille
Femme allongée dans un lit de soins intensifs avec un bras amputé

Une baignade à quelques mètres de la côte, un requin, des morsures multiples, une amputation. Et puis ces trois mots murmurés depuis un lit de soins intensifs : « je t’aime ». L’histoire de Leah Stewart, enseignante australienne de 34 ans, est l’une de ces histoires qui vous serrent la gorge avant de vous redonner un peu d’espoir.

Coogee Beach, 13 juin : une attaque fulgurante à quelques mètres du rivage

Ce jour-là, Leah Stewart fait ce qu’elle fait probablement souvent : nager au large de Coogee Beach, l’une des plages les plus fréquentées de Sydney. Elle est proche de la côte. Rien ne laisse présager ce qui va suivre.

Le squale la mord à plusieurs reprises, aux bras et aux jambes. Les fractures s’ajoutent aux plaies ouvertes. La perte de sang est massive. Un hélicoptère et des jet skis sont immédiatement déployés pour tenter de retrouver la trace du squale, tandis que plusieurs plages de Sydney sont fermées par précaution.

L’Australie connaît une recrudescence inquiétante d’incidents. Quatre attaques mortelles ont déjà été recensées depuis le début de l’année 2025. La dernière, le 6 juin, a coûté la vie à un plongeur d’une trentaine d’années au large de l’île Michaelmas, en Australie-Occidentale.

Parmi les autres victimes, un garçon de 12 ans, attaqué par un requin bouledogue alors qu’il sautait d’un rocher avec des amis dans une crique de Sydney. Les scientifiques pointent un phénomène de fond : des eaux plus chaudes qui modifient les trajets migratoires des requins, rapprochant les prédateurs des zones de baignade.

Amputée, opérée 5 jours de suite, puis placée dans le coma

Transportée en urgence à l’hôpital, Leah est dans un état critique. Les chirurgiens interviennent immédiatement. Le bilan est lourd : l’enseignante est amputée du bras. Les opérations s’enchaînent, cinq jours consécutifs, pour tenter de stabiliser ses blessures multiples.

Les médecins la placent dans un coma artificiel. Sa famille — sa mère, son conjoint, sa fille — attend. Prie. Espère. Le pronostic est sombre, mais les équipes médicales ne lâchent rien.

Puis, mardi 24 juin, les médecins décident de réduire progressivement le dosage des médicaments. L’objectif : permettre à Leah de revenir à elle, ne serait-ce qu’un instant. Ce qui se passe ensuite dépasse ce que la famille osait imaginer.

Leah ouvre les yeux. Elle prononce quelques mots. Elle dit « je t’aime » à sa mère et à son conjoint. Et puis elle pose la question que n’importe quel parent poserait en premier : elle demande des nouvelles de sa fille.

Vue aérienne de la plage de Coogee Beach à Sydney avec hélicoptère de secours

« Cela ressemble à un miracle » : la famille entre espoir et lucidité

Son frère Joshua a pris la parole sur les réseaux sociaux pour partager la nouvelle. Ses mots disent tout : « C’est beaucoup plus rapide que ce à quoi tout le monde s’attendait, et pour nous, cela ressemble à un miracle. »

Mais Joshua reste lucide. Leah se trouve toujours en soins intensifs. D’autres opérations sont programmées dans les jours et les semaines à venir. « Leah a encore un long chemin à parcourir, mais c’est un premier pas très encourageant qui nous donne de l’espoir quant à son rétablissement à long terme », écrit-il.

La famille a ouvert une cagnotte en ligne pour financer les soins de la jeune femme. Le montant récolté donne la mesure de l’émotion suscitée par cette histoire : près de 500 000 dollars australiens, soit un peu plus de 300 000 euros. Des milliers d’inconnus ont contribué.

Le réveil de Leah n’est qu’une étape. Les séquelles physiques sont immenses, la rééducation sera longue, et personne ne sait encore jusqu’où la récupération pourra aller. Mais ces quelques mots prononcés depuis un lit d’hôpital — « je t’aime », « comment va ma fille » — résonnent comme une victoire sur l’impensable.

Trois mots murmurés dans un lit de soins intensifs, et toute une famille qui recommence à respirer. Quand on sait que l’Australie a déjà enregistré quatre attaques mortelles cette année, on se demande combien de temps encore les plages de Sydney pourront rester ouvertes sans que rien ne change.

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