Un appareil de safari avec 30 personnes à bord heurte et tue un zèbre avant un atterrissage d’urgence impressionnant

Un décollage de safari, la savane en toile de fond, 30 personnes à bord. Et soudain, un zèbre sur la piste. Quelques heures plus tard, l’avion glisse sur le tarmac dans un nuage de fumée, filmé sous tous les angles. Reste une question que les images ne tranchent pas : qu’est-il arrivé aux gens qui étaient à l’intérieur ?
Un dimanche à Seronera, sur l’une des pistes les plus fréquentées du Serengeti
Tout commence à Seronera. Cette piste est l’une des principales du parc national du Serengeti, en Tanzanie. Elle sert aux vols locaux qui amènent et ramènent les visiteurs de la réserve, où l’on compte environ 500 000 touristes chaque année.
Dimanche 4 octobre, vers 11 h 30, un appareil de la compagnie Sindbard Air s’apprête à décoller. Selon LADbible, il transporte 26 passagers et 4 membres d’équipage. Sa destination : Zanzibar, d’après les premiers éléments rapportés.
L’avion n’est pas de la première jeunesse, sans être une antiquité pour autant. D’après les registres de l’Aviation Safety Network, c’est un Embraer EMB-120ER Brasilia construit en 1990 et immatriculé 5H-HLL. Un turbopropulseur classique des petites lignes, taillé pour ce genre de trajet.
Sur ce type de piste en pleine nature, la faune n’est jamais très loin. Elle s’invite parfois jusque dans les échanges avec la tour, comme quand des pilotes se sont mis à échanger des cris d’animaux sur la fréquence radio d’un aéroport. Là, il ne s’agit plus d’une blague.
Car pendant la course d’élan, un animal se trouve sur le chemin de l’appareil. Et ce qui se passe ensuite se joue en quelques secondes seulement. Le pire, pourtant, n’est peut-être pas le choc lui-même.
Du choc avec le zèbre à la glissade sur la piste : la chaîne d’événements
Selon les informations relayées par LADbible, l’avion percute un zèbre au moment du décollage. L’animal est tué sur le coup. L’appareil, lui, parvient à s’élever dans le ciel de Tanzanie.
C’est en route que les ennuis commencent. D’après les mêmes rapports, l’équipage constate un problème de train d’atterrissage. Zanzibar n’est plus envisageable : la décision est prise de se dérouter vers l’aéroport international du Kilimandjaro.
Reste un point que personne ne peut affirmer à ce stade. On ignore si la collision avec le zèbre est directement liée à la panne du train. La coïncidence est troublante, mais aucune source ne l’établit, et il faudra des experts pour trancher.
Quand un animal meurt dans un accident, le sujet touche vite une corde sensible, et les débats montent. C’est ce qu’illustre l’ordre d’abattre un requin en Australie, qui divise les biologistes marins, même si le contexte n’a rien à voir.
Puis vient le moment que tout le monde a vu. Des vidéos publiées sur YouTube et sur X montrent l’avion glissant sur la piste, d’épaisses volutes de fumée s’échappant de l’appareil. LADbible évoque des étincelles qui jaillissent sous la carlingue. Les secours se précipitent aussitôt vers l’avion immobilisé.
Les images sont spectaculaires, presque insoutenables pour qui imagine l’intérieur de la cabine. Pourtant, voici ce que rapporte l’Aviation Herald : les 26 passagers et les 4 membres d’équipage ont pu quitter l’appareil. Et ce n’est pas le seul détail rassurant.
Trente personnes sorties indemnes d’un avion lourdement abîmé

Sur une clôture, une simple tasse ébréchée suffit parfois à attirer les oiseaux, comme le raconte cette vieille tasse qui protège un potager. Sur une piste, il suffit d’un seul animal pour tout dérégler. Le bilan humain de ce vol, lui, est pourtant une bonne nouvelle.
D’après l’Aviation Herald, tous les passagers et membres d’équipage ont pu descendre en sécurité, sans blessure. Aucun des 30 occupants n’est donc mentionné comme blessé dans les informations disponibles. C’est la réponse que l’on attendait depuis les premières images.
L’appareil, en revanche, n’a pas eu cette chance. Il aurait subi des dommages importants, toujours selon les mêmes rapports. Entre la collision au décollage et la glissade sur le tarmac, la carlingue a pris cher.
Le détail qui compte le plus est peut-être celui-ci : l’équipage a dû gérer un problème de train d’atterrissage, avec un dérouté en vol et un atterrissage forcé. Sortir 30 personnes saines et sauves d’une telle séquence n’a rien d’anodin. À ce stade, rien ne permet pourtant de dire ce qui a causé quoi.
Car la question centrale reste ouverte : la collision avec le zèbre a-t-elle abîmé le train d’atterrissage, ou la panne est-elle indépendante ? Les enquêteurs ont désormais ce dossier sur leur table.
L’enquête qui doit dire si le zèbre est responsable
Les autorités tanzaniennes de l’aviation ont ouvert une enquête. Selon le Tanzania Times, elle doit examiner ce qui a provoqué la collision, puis déterminer si le choc au décollage est responsable des problèmes de train d’atterrissage.
Ce sont deux questions distinctes, et c’est tout l’enjeu. Une piste de safari, ouverte sur la savane, expose les avions à ce genre de rencontre. La seconde question, celle du lien entre le zèbre et la panne, déterminera en bonne partie les conclusions.
L’incident a aussi eu des conséquences au sol. Les opérations de l’aéroport international du Kilimandjaro ont été temporairement suspendues après l’atterrissage. Des médias locaux indiquent que l’activité a repris normalement vers 16 h 30, heure d’Afrique de l’Est.
Ce qu’il faudra surveiller maintenant ? Les conclusions de l’enquête, bien sûr, mais aussi l’état de l’appareil, déjà jugé fortement endommagé. Aucune date n’a été annoncée pour un éventuel rapport.
Ce dimanche d’octobre rappelle une chose simple : sur une piste au cœur de la savane, la nature a toujours un temps d’avance sur l’horaire des vols. Cette fois, tout le monde est sorti vivant, et c’est l’essentiel.
Et si cette histoire vous a rappelé que les derniers instants peuvent tout changer, regardez ce que Freddie Mercury a fait annoncer aux journalistes la veille de sa mort, car l’histoire a de quoi surprendre.