Mounia Merzoug, mère de Nahel, s’exprime au rassemblement en hommage aux victimes de l’attaque terroriste
Une rue, un micro, une foule silencieuse. Lors d’un rassemblement en hommage aux victimes d’une attaque terroriste, Mounia Merzoug, la mère de Nahel, a pris la parole. Selon le compte Cpasdeslol, elle était submergée par l’émotion. Elle a pourtant voulu s’adresser à une personne en particulier, et ses mots disent beaucoup de ce qu’elle porte depuis 2023.

Une prise de parole que la voix n’arrive presque plus à porter
La scène se déroule en extérieur, devant une foule attentive en manteaux d’hiver. Derrière elle, une banderole blanche avec un portrait. Mounia Merzoug, en doudoune claire, parle la voix tremblante, la main portée à son cœur ou à ses yeux.
Très vite, elle l’avoue : elle peine à parler. « Ça me détruit », lâche-t-elle, avant d’expliquer qu’elle revient « encore au 27 juin 2023 », date liée à la mort de son fils. Elle pense à la mère de la victime : « Encore une maman comme moi. »
Selon la polémique née d’une précédente déclaration de la mère de Nahel, ses prises de parole sont scrutées de près. Celle-ci, filmée sur 105 secondes, laisse la foule silencieuse, certains participants reprenant brièvement une phrase d’hommage. Et c’est dans la dernière partie que son message se précise.
Le message à une autre mère, et la phrase répétée à la fin
Avant de poursuivre, on peut aussi relire un autre drame récent qui a ému le pays, tant les hommages se multiplient en ce moment.
Mounia Merzoug appelle à soutenir « toutes les mères qui ont perdu leurs gosses ». Elle s’interroge : « Ils sont où ? », dit-elle en évoquant des absents du rassemblement. « On n’est pas assez et pourtant on est nombreux », ajoute-t-elle, tout en visant le Front national et des policiers dans ses propos.
Puis vient la consolation, adressée à la mère de la victime : son fils est « auprès de mon fils », « auprès de Dieu ». Elle répète trois fois « Allah yarhmou », « Que Dieu lui fasse miséricorde ». Elle conclut : « On lâchera rien. On est chez nous, quoi qu’ils disent. Merci. »
Cette prise de parole, c’est une mère qui tient debout pour une autre. Et la douleur, ici, ne ressemble à aucun discours préparé.
Si ces images vous ont marqué, la confession de Yannick Noah sur « l’homme le plus seul de France » raconte une tout autre solitude.