Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Actualité

« Faux » : la mairie de Bondy dément la vraie raison de l’absence du pape Léon XIV

Publié par Elodie le 17 Sep 2026 à 7:15

Le pape Léon XIV doit se rendre en France, et son itinéraire fait déjà polémique avant même son arrivée. Une rumeur affirme que la ville de Bondy, en Seine-Saint-Denis, aurait été écartée du parcours pour des raisons de sécurité, à cause de points de deal signalés dans le quartier visé. La mairie, elle, dément fermement et révèle une tout autre explication.

Une visite envisagée dans un quartier populaire

L’idée venait de l’archevêque de Marseille, qui souhaitait que le souverain pontife ne se limite pas à un « triangle doré » parisien. L’objectif : permettre au pape de rencontrer aussi des populations plus précaires, loin des lieux de pouvoir habituels. Un projet qui rappelle d’autres déplacements de personnalités religieuses au contact direct des fidèles, à l’image du programme de visite prévu à Paris, Lourdes et Metz.

C’est dans ce cadre que Bondy avait été envisagée, selon le quotidien La Croix. Une église catholique du quartier fête justement ses soixante ans cette année. Mais le journal évoque un frein : deux points de deal repérés à proximité de l’itinéraire prévu pour le pape auraient conduit les services de sécurité à « freiner » le projet.

Cette version, reprise par plusieurs médias, a immédiatement suscité une réaction de la mairie. Contactée par BFMTV, la ville a catégoriquement démenti, allant jusqu’à appeler le diocèse pour vérifier l’information. Une mise au point qui tranche avec le récit initial, à l’image d’autres controverses récentes autour du pontificat, comme celles évoquées dans les zones d’ombre pointées sur sa gestion passée.

La véritable raison invoquée par l’entourage du maire

L’entourage du maire divers droite de Bondy, Stephen Hervé, apporte une explication bien différente. Selon cette source, le diocèse aurait proposé au total une quinzaine d’itinéraires possibles pour le passage du pape sur le territoire français, dont l’un menait justement vers ce quartier sensible.

Finalement, ce trajet n’a « pas été retenu », mais pour des « contraintes logistiques et de temps », précise l’entourage municipal. Le pape « ne serait resté qu’une vingtaine de minutes vu son agenda », un temps jugé trop court pour justifier le déplacement dans ce secteur précis. Rien à voir, donc, avec un enjeu sécuritaire.

« Alors oui, il existe des points de deal dans ce quartier, mais la sécurisation n’aurait absolument pas été un sujet », insiste cette même source. Elle rappelle que la ville reçoit régulièrement des personnalités, y compris des ministres, et que ce secteur bénéficie déjà d’un dispositif de sécurité renforcé au quotidien. Un point que confirme indirectement une source policière, qui évoque de « nombreux itinéraires proposés puis abandonnés pour diverses raisons », sans plus de précision. La préfecture de police, elle, a refusé tout commentaire, laissant planer un flou que le maire cherche justement à dissiper. Ce type de couac de communication rappelle d’autres imbroglios autour de déplacements officiels, comme lors du récent entretien entre Emmanuel Macron et le pape au Vatican.

Rue calme d'un quartier avec une église en arrière-plan

Bondy refuse d’être réduite à une image sécuritaire

Dans un communiqué, Stephen Hervé va plus loin et défend l’image de sa commune. Il assure que « le Saint-Père » reste « à tout moment le bienvenu » si son agenda venait finalement à évoluer lors de son passage en France. Une porte laissée ouverte, malgré l’itinéraire finalement écarté.

Le maire insiste surtout sur ce qu’il considère être une réduction injuste de sa ville. « Bondy n’est pas une caricature. Bondy n’est pas une réputation », écrit-il, décrivant plutôt « une ville où se côtoient les histoires, les cultures et les générations ». Il évoque une commune où « le dialogue entre les croyants et avec celles et ceux qui ne pratiquent aucune religion contribue à faire vivre la fraternité ».

L’élu appelle enfin « à la responsabilité et la prudence de ceux qui réduisent une ville et tous ses habitants à deux points de deal ». Pour lui, associer ainsi de prétendus enjeux sécuritaires au discernement organisationnel du voyage papal donne une image tronquée de la réalité locale. Bondy, insiste-t-il, porte « une toute autre réalité, faite de fraternité, d’espérance et de rencontres ». Ce bras de fer médiatique illustre à quel point la moindre étape d’un déplacement pontifical peut cristalliser des tensions, un peu comme d’autres polémiques ayant entouré l’élection puis les premiers pas de Léon XIV sur la scène internationale.

Au final, l’itinéraire papal se sera joué sur un calcul de minutes plutôt que sur une carte des risques. Reste à savoir si d’autres villes populaires seront, elles aussi, associées au parcours final du souverain pontife en France.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *