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Sa chienne mord son fils au visage, il la tue d’un coup de poing : la relaxe annulée en appel

Publié par Cassandre le 04 Oct 2026 à 10:00
Homme aux poings serrés assis dans une cuisine sombre

L’affaire avait ému toute la Côte-d’Or. En octobre 2025, Violette, une chienne American bully adoptée quelques semaines plus tôt, mordait au visage un enfant de 4 ans. Son propriétaire jurait avoir agi par réflexe, d’un seul coup de poing.

Relaxé en première instance, l’homme pensait l’histoire close. Mais un appel inattendu vient de tout relancer, et un refuge se retrouve désormais à financer une bataille judiciaire qu’il n’avait pas vue venir.

Une attaque, un coup de poing et une chienne morte sur le coup

Le 14 octobre 2025, Violette attaque au visage le fils de son propriétaire, un enfant de 4 ans, à leur domicile près de Dijon. L’homme, un sexagénaire, dit avoir entendu les cris avant de réagir dans l’urgence.

À l’audience de mars 2026, il reconnaît avoir donné un coup de poing particulièrement violent à l’animal, affirmant que celui-ci a directement provoqué sa mort. Il évoque ses 40 ans de pratique de la boxe pour expliquer la puissance du coup.

L’accusation va plus loin : elle lui reproche d’avoir fait tournoyer la chienne au bout de sa laisse pendant plusieurs minutes, puis de l’avoir étranglée. Des faits que l’homme conteste fermement, dans une affaire qui rappelle d’autres histoires insolites jugées en région, ou encore ce fait divers dramatique survenu à Lyon.

Une relaxe surprise, un appel rare et un procureur qui change tout

L’autopsie, réalisée par un vétérinaire, ne retrouve ni trace de strangulation ni lésion permettant d’expliquer précisément les causes du décès de Violette. Un dossier fragile, qui va peser lourd dans la décision finale.

En première instance, le propriétaire est relaxé. Fait rare : c’est le procureur de la République lui-même, Bruno Amouret, qui avait requis cette relaxe, jugeant le dossier trop incertain et estimant que l’homme n’avait pas eu l’intention de tuer son animal.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Olivier Caracotch, l’ancien procureur parti en août 2026 à la cour d’appel de Besançon, a formé un appel. Une démarche exceptionnelle dans ce type de contentieux animalier, qui renvoie l’affaire devant une nouvelle juridiction, un peu comme d’autres décisions de justice suivies de près en actualité politique ou dans des dossiers médicaux sensibles.

Dossiers judiciaires liés par un ruban rouge au tribunal

Une tombola à Dijon pour financer la suite de la procédure

Confronté à des frais de justice imprévus, le Refuge de Jouvence, situé à Messigny-et-Vantoux, cherche désormais à réunir des fonds pour affronter le procès en appel. C’est là qu’intervient l’association L’Ameute, qui utilise l’art pour sensibiliser à la cause animale.

Vendredi 25 septembre, dès 18h30, elle organise une soirée caritative chez Monsieur Moutarde, rue des Forges à Dijon. Au programme : un concert de Thomas Gérôme, des œuvres réalisées en direct par Niki et Mélanie Kurz du collectif Qadj Art, et des baskets personnalisées par Madame Studio.

Une tombola proposera plus de 1 000 € de lots — sérigraphie d’RNST, dessin de Skima, tableau de Mademoiselle Bouche — pour des valeurs allant de 20 à 200 €. Les tickets, à 5 € pièce, peuvent déjà être achetés en ligne. Une mobilisation qui rappelle d’autres élans de solidarité animale, comme le sauvetage récent de 90 chauves-souris à Dijon.

Entre un coup de poing contesté et une autopsie sans réponse claire, la justice devra trancher une seconde fois ce que la première n’a pas su résoudre. La cour d’appel de Besançon fixera-t-elle une date avant la fin de l’année ?

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