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À Dijon, ce chaton de 4 mois s’est fait enlever deux fois en seulement quatre jours

Publié par Elsa Fanjul le 29 Juil 2026 à 10:00
Chaton gris et blanc assis sur un muret de jardin

Un chaton kidnappé une fois, ça arrive. Deux fois en quatre jours, c’est déjà plus rare. Et pourtant, c’est exactement ce qui est arrivé à Jorgina, une petite chatonne dijonnaise de 4 mois, dont l’histoire a fini par intriguer la Police nationale elle-même.

Un chaton qui joue sur un muret, une voiture qui s’arrête

Tout se joue ce dimanche 19 juillet, en fin de soirée, dans le quartier Montmuzard à Dijon. Jorgina profite tranquillement du muret devant chez elle, comme n’importe quel chaton curieux. C’est le genre de scène qu’on croise aussi dans les lieux dédiés aux animaux, sauf qu’ici, personne ne s’attend au drame.

Une voiture s’arrête à sa hauteur, entre 22h30 et 23h. Une passagère descend, attrape le chaton, remonte, et le véhicule redémarre aussitôt. Tout se passe en quelques secondes, sous le regard impuissant de la propriétaire et de plusieurs passants présents dans la rue.

Le lendemain matin, la jeune femme se rend au commissariat pour déposer plainte. L’enquête est confiée à la division de la criminalité territoriale de la police de Côte-d’Or, qui récupère rapidement des photos de l’animal. Un dispositif presque disproportionné pour un chaton, jusqu’à ce que les enquêteurs découvrent un détail qui change tout, un peu comme dans ces affaires où l’identification devient centrale.

Un premier enlèvement passé inaperçu

En creusant le dossier, les policiers réalisent que ce n’était pas la première fois que Jorgina disparaissait. Quelques jours plus tôt déjà, le chaton avait été emmené par des passants persuadés de l’avoir trouvé errant et abandonné.

Le malentendu avait été levé rapidement, et l’animal était rentré chez lui sans intervention policière. Mais cette fois, l’hypothèse est différente : les enquêteurs pensent que Jorgina aurait pu être confondue avec un chat de race, et donc potentiellement dérobée dans l’idée de la revendre ou de la garder.

Une piste que les policiers ne peuvent vérifier qu’en surveillant les canaux habituels de ce type de trafic, un peu comme on traque certaines arnaques en ligne qui circulent discrètement sur les réseaux. Direction : les petites annonces et les groupes Facebook locaux, où ce genre d’animal finit parfois par réapparaître.

Les enquêteurs se mettent alors à éplucher les publications suspectes, à la recherche d’une annonce de vente ou d’un signalement correspondant au signalement transmis par la propriétaire. Une surveillance qui va payer plus vite que prévu.

Femme tenant tendrement un chaton retrouvé au commissariat

Une correspondance de pelage qui ne laisse aucun doute

Dès le lundi après-midi, une annonce attire l’attention des policiers : une habitante affirme avoir recueilli un chaton errant place Granville, à Dijon. Comme le rappellent parfois les autorités dans des contextes similaires, voir l’importance de vérifier chaque information, les enquêteurs contactent immédiatement la personne.

Celle-ci explique avoir emmené l’animal chez un vétérinaire. Verdict : le chaton n’est ni pucé ni tatoué, mais son âge, environ 4 mois, correspond parfaitement à celui recherché. Trop de coïncidences pour ne pas y croire.

La femme est invitée à se présenter à l’hôtel de police avec l’animal. Sur place, les enquêteurs comparent minutieusement les taches et les rayures du pelage avec les photos fournies par la propriétaire. La correspondance est sans équivoque : c’est bien Jorgina.

La propriétaire est convoquée à son tour et retrouve son chaton moins de 24 heures après sa disparition. Elle remercie chaleureusement la personne qui avait recueilli l’animal sans savoir qu’il venait d’être enlevé. La Police nationale de Côte-d’Or en profite pour rappeler une règle essentielle : l’identification des chats, par puce ou tatouage, est obligatoire en France dès l’âge de 7 mois, et facilite grandement les recherches en cas de vol ou de fugue.

Deux enlèvements, une enquête sérieuse, et un happy end presque cinématographique pour une chatonne qui n’a rien demandé à personne. Reste une question qui traverse toute cette histoire : combien d’autres Jorgina, moins chanceuses, ne retrouvent jamais le chemin de la maison ?

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