Disparue en Bretagne, cette chatte est retrouvée à 500 km… et rentre en TGV première classe

Une chatte qui disparaît en Bretagne et qu’on retrouve à Paris, dans le 5e arrondissement. Ça ressemble au pitch d’un film d’animation, sauf que c’est arrivé pour de vrai. Et le retour ? En TGV première classe, s’il vous plaît.
Yuna, 3 ans, volatilisée à Ploemeur depuis la mi-mai
L’histoire commence mi-mai 2026, dans un quartier calme de Ploemeur, petite commune du Morbihan. Yuna, une chatte de 3 ans, ne rentre pas à la maison. Ses propriétaires ne paniquent pas tout de suite. « Nous habitons dans un quartier calme. Yuna est très libre. On s’est dit, elle va revenir. »
Sauf que les jours passent. Puis les semaines. L’inquiétude monte d’un cran. La propriétaire publie des messages sur Facebook, imprime des flyers, ratisse le voisinage. Pas une trace de la minette. Comme beaucoup de propriétaires d’animaux le savent, les chats peuvent parcourir des distances surprenantes, mais personne n’imaginait la suite.
Dans ces moments-là, on oscille entre espoir et résignation. On guette chaque bruit derrière la porte, on scrute chaque silhouette féline dans la rue. Mais Yuna, elle, avait visiblement d’autres projets. Et la destination qu’elle avait choisie — ou qu’on avait choisie pour elle — allait dépasser toutes les attentes.
Un appel vétérinaire et une sacrée surprise : Yuna était à Paris
Le 2 juin, le téléphone sonne. Au bout du fil, un cabinet vétérinaire. Jusque-là, rien d’inhabituel. C’est la localisation qui fait tout basculer. « Quand j’ai demandé où il était, je ne m’attendais pas au 5e arrondissement de Paris ! » La propriétaire n’en revient pas. Plus de 500 kilomètres séparent Ploemeur de la capitale.
Comment Yuna a-t-elle atterri là-bas ? Mystère total. S’est-elle glissée dans une voiture ? Quelqu’un l’a-t-il emmenée volontairement ? Personne ne le sait, et on ne le saura probablement jamais. Ce qui est certain, c’est que la chatte n’a pas souffert de son escapade parisienne. Pendant deux semaines, des habitants du quartier l’ont nourrie et chouchoutée.
C’est grâce à sa puce d’identification que le vétérinaire a pu remonter jusqu’à sa propriétaire bretonne. Un rappel précieux : certains réflexes essentiels peuvent tout changer dans une situation critique. Sans cette puce, Yuna serait sans doute encore en train de se balader entre le Panthéon et le Jardin des Plantes. L’identification est obligatoire pour les chats en France, et cette histoire prouve à quel point les détails qu’on néglige peuvent faire toute la différence.
Retour en TGV première classe : le jour de l’anniversaire de sa propriétaire
La suite est presque trop belle. Un heureux hasard parisien va tout régler. Le père d’une amie de la propriétaire se trouvait justement dans la capitale pour courir les 10 km de l’Adidas 10K. Ni une ni deux, il récupère Yuna et embarque avec elle dans le train.
Pas n’importe quel train. Pas n’importe quelle place. TGV, première classe. La chatte de Ploemeur a voyagé mieux que la plupart d’entre nous un dimanche soir. Le 7 juin, jour de l’anniversaire de sa propriétaire, Yuna débarque en gare de Lorient. Le plus beau cadeau possible.
Depuis ces retrouvailles, la Bretonne ne cache pas son inquiétude. Elle a commandé un dispositif de géolocalisation pour ne plus jamais revivre ces semaines d’angoisse. « On a peur de la laisser sortir maintenant », confie-t-elle. On la comprend. Quand votre chat est capable de se retrouver à 500 bornes sans prévenir, la prudence s’impose.
Yuna, elle, semble avoir retrouvé ses marques comme si de rien n’était. Les chats ont ce talent agaçant de ne jamais s’expliquer. Si elle pouvait parler, elle dirait probablement que Paris valait le détour — et que la première classe, c’est quand même autre chose que la gouttière. Morale de l’histoire : faites pucer vos animaux. Et vérifiez vos coffres avant de quitter la Bretagne.