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Deux fois expulsé, ce criminel albanais fait un retour glaçant : Ferrari, Rolex et billets pour ses chiens

Publié par Cassandre le 16 Août 2026 à 10:00
Liasse de billets tendue près d'un petit chien

Un homme deux fois expulsé, deux fois de retour. C’est l’histoire improbable de Dorian Puka, criminel albanais de 29 ans, qui nargue ouvertement les autorités britanniques depuis des mois. Sur Instagram, il exhibe voitures de luxe, montres hors de prix et repas gastronomiques, pendant que le Home Office tente, pour la troisième fois, de le renvoyer chez lui.

Un cambrioleur condamné, expulsé, revenu… et reparti à zéro

Tout commence il y a dix ans à Twickenham, où Puka tente un cambriolage qui lui vaut neuf mois de prison. En 2017, il est expulsé du Royaume-Uni. Mais moins d’un an plus tard, il est déjà de retour, et enchaîne une série de cambriolages dans le pays qui venait pourtant de le renvoyer.

Cette fois, la police finit par le rattraper à Surbiton, dans le sud-ouest de Londres, alors qu’il porte une montre volée. Sa condamnation tombe : trois ans et demi de prison. Un épisode qui rappelle d’autres affaires où la justice peine à faire appliquer ses propres décisions, comme lors de cette réforme des retraites bientôt abrogée qui traîne depuis des mois entre annonces et reculs.

Derrière les barreaux, Puka ne change rien à ses habitudes. Il se fait passer en photo, sur un téléphone introduit clandestinement, aux côtés de détenus liés au crime organisé. La légende de l’une de ses publications ? « From H.M.P. we jump in V.I.P.!!!! ». Une provocation de plus, dans un système qui semble déjà dépassé — un peu comme cette mise en garde glaçante qui inquiète toute l’Europe sur la capacité des institutions à réagir à temps.

Le loophole qui lui permet de rester malgré deux expulsions

En mars 2020, Puka est de nouveau expulsé. Mais dès janvier suivant, il est repéré en train de traverser l’Allemagne, la Belgique puis les Pays-Bas pour rejoindre le Royaume-Uni. L’information remonte au Home Office, qui le prévient qu’il devra « s’attendre à des poursuites et à une expulsion ». Il continue pourtant de vivre librement dans le pays pendant des années.

Le mécanisme qui lui permet de s’incruster est presque absurde : son casier judiciaire le rend éligible à une expulsion automatique, mais tant que sa demande d’asile et ses recours juridiques sont en cours, le Home Office ne peut légalement pas le renvoyer.

Résultat, Puka a gagné plus de trois ans supplémentaires sur le sol britannique, sans autorisation de travailler. Un flou juridique qui n’est pas sans rappeler la lenteur administrative dénoncée dans ce dossier retraites suspendu, où des millions de personnes attendent des réponses claires.

Aujourd’hui, il conteste devant les tribunaux la décision d’un tribunal d’immigration de première instance qui a validé son renvoi, selon le Telegraph. Une bataille légale qui pourrait encore durer des mois, pendant que sa vie continue de s’afficher, filtres Instagram à l’appui.

Voitures de luxe garées devant un hôtel

Des billets pour ses chiens, une flotte de voitures et un séjour qui fait scandale

C’est là que l’histoire devient presque surréaliste. Dans une vidéo repérée sur les réseaux, Puka tend une liasse de billets de 20 livres à son pitbull Cobra, puis une liasse de billets de 50 livres à son carlin Mouse. D’autres séquences le montrent au volant d’une Lamborghini URUS V8 à 180 000 livres, ou en train de filmer ce qui ressemble à un bébé fauve grimpant sur les sièges en cuir.

Sa collection ne s’arrête pas là : un Porsche Cayenne à 75 000 livres, un Mercedes G-Wagon à 130 000 livres, un Bentley Bentayga à 155 000 livres, un BMW X5, un Mercedes AMG, une Jaguar XF. Il y a deux ans, le Daily Mail l’avait même retrouvé au Carbis Bay Hotel, un établissement de luxe en Cornouailles qui avait accueilli Boris Johnson et Joe Biden lors du sommet du G7 en 2021.

Interrogé sur place, Puka avait balayé les questions d’un revers de main : « Ils savent tout, alors pourquoi vous me dérangez ? J’ai un bracelet à la cheville, quel est le problème ? » Un séjour estimé à au moins 5 000 livres, payé cash par un homme censé ne pas pouvoir travailler légalement dans le pays.

Un porte-parole du Home Office a confirmé faire « tout son possible » pour l’expulser, rappelant que près de 10 000 délinquants étrangers ont déjà été renvoyés sous ce gouvernement.

Trois expulsions ratées, un bracelet électronique qui n’empêche rien, et des chiens plus riches que la moyenne des Britanniques en liquide : l’affaire Puka résume à elle seule les failles béantes d’un système censé protéger. La ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood promet désormais de durcir la loi sur les recours aux droits humains. Reste à savoir si elle arrivera avant la prochaine vidéo Instagram.

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