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Refusant de payer 432 € pour l’euthanasie, cet homme étrangle son chien dans la salle d’attente du vétérinaire

Publié par Cassandre le 10 Juin 2026 à 14:54

Faire euthanasier son animal est déjà une épreuve pour n’importe quel propriétaire. Mais ce qui s’est passé dans un hôpital vétérinaire de l’Ohio dépasse l’entendement. Un homme de 59 ans, jugeant les frais trop élevés, a décidé de tuer lui-même son chien — en l’étranglant sur place, pendant que le personnel préparait les médicaments.

Richard Orth, 59 ans, emmène son chien mourant chez le vétérinaire de Delhi Hills

L’histoire se déroule le 23 mai dernier à l’hôpital vétérinaire de Delhi Hills, dans la banlieue de Cincinnati, aux États-Unis. Richard Orth, un homme de 59 ans, s’y rend avec son chien âgé et gravement malade. L’animal est en fin de vie. Son propriétaire le sait.

L’euthanasie est prévue. C’est une décision difficile, mais parfois nécessaire quand l’animal souffre trop. Des milliers de propriétaires y sont confrontés chaque année, et cette épreuve peut provoquer des réactions imprévisibles chez certains.

Sauf que sur place, Richard Orth découvre le montant de la facture : 500 dollars, soit environ 432 euros. Un tarif courant pour ce type d’intervention aux États-Unis, qui inclut la consultation, les produits sédatifs et l’injection létale. Mais pour cet homme, c’est inacceptable. Il refuse de payer.

Le personnel de la clinique quitte alors la pièce pour aller préparer les médicaments. Il ne se doute pas une seconde de ce qui va se passer dans la salle d’attente.

« Va rejoindre Dieu » : les mots glaçants captés par un enregistrement audio

Seul avec son chien, Richard Orth prend une décision terrifiante. Plutôt que d’attendre le retour du vétérinaire, il décide de tuer l’animal de ses propres mains. Il l’étrangle. Sur place. Dans la clinique.

Un enregistrement audio, révélé par Connie Pillich, procureur du Comté de Hamilton, a capté ses paroles au moment des faits. On l’entend dire : « Va rejoindre Dieu. Je ne te laisserai pas souffrir. 500 dollars, c’est du vol pur et simple. »

Ces mots glacent le sang. L’homme semble convaincu d’agir par compassion, tout en exprimant une colère froide envers le coût de l’intervention. Un mélange de détresse et de violence brute qui a choqué le personnel médical à son retour dans la pièce.

Cette affaire rappelle à quel point la question du coût des soins aux États-Unis — qu’ils soient humains ou animaux — peut pousser des individus à des actes désespérés. Mais ici, la justice a tranché : il ne s’agit pas de désespoir. Il s’agit de cruauté.

Et ce que risque Richard Orth est loin d’être symbolique.

Mains crispées dans un tribunal, visage flou en arrière-plan

Inculpé pour cruauté animale, Richard Orth risque jusqu’à un an de prison

Le procureur du Comté de Hamilton a annoncé l’inculpation de Richard Orth ce lundi 1er juin. Le chef d’accusation : acte de cruauté envers un animal. Une infraction passible d’un an de prison dans l’État de l’Ohio.

Le bureau du procureur a partagé publiquement l’enregistrement audio pour appuyer les charges. L’affaire a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux américains, où des milliers de personnes ont réclamé une peine plus sévère.

Car au-delà du geste, c’est le contexte qui révolte. L’homme se trouvait dans un lieu de soin, entouré de professionnels dont le métier est justement d’accompagner les animaux en fin de vie. Des actes de violence impulsive commis dans des lieux censés protéger les plus vulnérables suscitent toujours une émotion particulière.

Des associations de protection animale ont d’ores et déjà demandé que l’interdiction de posséder un animal soit ajoutée aux sanctions potentielles. Le procès devrait avoir lieu dans les prochaines semaines.

Un chien malade, un propriétaire incapable de payer, et un geste irréparable commis en quelques minutes de solitude. Cette affaire pose une question brutale : quand le coût de la compassion devient un obstacle, jusqu’où peut-on basculer ?

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