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Ce menu qui n’existe plus sur Uber Eats : 5 arnaques à la livraison explosent à la rentrée

Publié par Mathieu le 29 Août 2026 à 8:29

La rentrée est là, la flemme de cuisiner aussi. Direction l’appli de livraison préférée, celle qu’on ouvre les yeux fermés après une journée de boulot.

Sauf que derrière l’interface bien léchée d’Uber Eats, Deliveroo ou Just Eat, une poignée de pièges se sont multipliés ces derniers mois. Restaurants qui n’existent nulle part, frais qui gonflent sans prévenir, pourboires glissés en douce dans le panier.

Le phénomène a pris de l’ampleur au point d’être relayé par plusieurs associations de consommateurs. Voici les cinq arnaques à connaître avant de valider votre prochaine commande.

Le restaurant qui n’a jamais existé

Homme surpris devant sa facture de livraison de repas

Premier piège, et pas des moindres : le fameux « restaurant fantôme ». Sur l’appli, la fiche a l’air parfaitement normale, avec photos alléchantes et avis five étoiles.

En réalité, il s’agit d’une cuisine partagée, parfois même d’une simple cuisine domestique, qui produit sous plusieurs enseignes fictives pour multiplier sa visibilité. Le plat livré n’a souvent aucun rapport avec la photo affichée.

Certains utilisateurs ont carrément découvert que l’adresse indiquée correspondait à un local commercial fermé depuis des mois. Un mécanisme qui rappelle d’autres déconvenues vécues avec des commandes en ligne, comme cette arche de jardin qui n’avait rien à voir avec la photo du site.

Femme regardant une appli de livraison sur son téléphone

Le pourboire qui se coche tout seul

Deuxième arnaque, plus sournoise : le pourboire pré-sélectionné. Sur certaines applis, une case propose automatiquement 10 % ou 15 % de pourboire, déjà cochée par défaut.

Le client pressé valide sans regarder et paie plusieurs euros de plus sans l’avoir vraiment décidé. Ce n’est pas illégal en soi, mais la pratique est jugée trompeuse par plusieurs associations de consommateurs.

Le réflexe à adopter : toujours vérifier la case pourboire avant de payer, et la décocher si vous ne voulez rien laisser. Trois secondes de vigilance, plusieurs euros économisés.

Les frais de service qui gonflent en silence

Autre classique de la rentrée : le panier qui grimpe entre l’ajout du premier article et l’écran de paiement final. Frais de service, frais de livraison, frais « petite commande »… les lignes s’empilent.

Certaines applis ajoutent même des frais variables selon l’heure ou la météo, sans toujours l’annoncer clairement en amont. Le phénomène rappelle ces lignes surprises sur l’addition repérées cet été à Ibiza, que les clients pouvaient pourtant refuser de payer.

Résultat : un menu affiché à 12 euros peut facilement finir à 18 ou 19 euros une fois tous les frais additionnés. Un écart qui passe souvent inaperçu tant l’utilisateur va vite dans le tunnel de commande.

La fausse commande qui débite votre carte

Femme choquée en consultant son compte bancaire

Certains signalements évoquent des commandes fantômes, jamais passées par l’utilisateur mais bel et bien débitées sur son compte. Le scénario classique : un compte piraté via un mot de passe réutilisé sur plusieurs sites.

Le pirate commande à votre nom, se fait livrer à une autre adresse, et vous découvrez le prélèvement plusieurs jours plus tard sur votre relevé bancaire. Un mécanisme qui n’est pas sans rappeler ces factures qui explosent à cause d’une option jamais désactivée.

La parade est simple : activer la double authentification sur l’appli et éviter à tout prix de réutiliser le même mot de passe partout.

Le plat qui n’arrive jamais (ou dans un sale état)

Dernier piège, plus terre à terre : la livraison qui n’arrive pas, ou qui arrive froide, incomplète, voire renversée dans le sac. Le service client renvoie alors vers une procédure de remboursement souvent longue et fastidieuse.

Certaines applis remboursent facilement en avoir, plus difficilement en argent réel. D’autres exigent une photo du plat abîmé dans un délai très court, sous peine de perdre le droit à réclamation.

Bon à savoir aussi : la loi encadre le comportement des livreurs, qui n’ont par exemple pas le droit de déposer un colis n’importe comment sans prévenir. Un rappel utile si votre commande finit posée devant la mauvaise porte.

Comment se protéger avant de commander ce soir

Quelques réflexes suffisent à éviter la majorité de ces pièges. Vérifier les avis récents plutôt que la note globale, qui peut être gonflée artificiellement par le restaurant lui-même.

Regarder l’adresse du restaurant sur une carte pour s’assurer qu’elle correspond à un vrai local commercial identifiable. Décocher systématiquement le pourboire par défaut si vous ne souhaitez pas en laisser.

Enfin, activer les alertes bancaires pour repérer tout débit suspect en temps réel, plutôt que de le découvrir des jours plus tard. Comme souvent avec les achats en ligne, la vigilance de dernière seconde évite bien des mauvaises surprises, un peu comme pour ceux qui se sont fait avoir en pensant faire une bonne affaire sur une plateforme low-cost.

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