Cette entreprise lyonnaise offre jusqu’à 113 jours de congés en plus : la raison va vous surprendre

Et si votre entreprise vous offrait plus de trois mois de congés en bonus sur toute une carrière ? Ça paraît fou, mais c’est exactement ce que vient de mettre en place un poids lourd de l’industrie française. Un accord social vient d’être signé près de Lyon, et il pourrait bien faire des jaloux dans tout le pays. On vous explique comment ça marche, et surtout, jusqu’où ça peut aller.
Un accord social jugé « inédit en France »
Direction Messimy, tout près de la métropole de Lyon, siège des laboratoires Boiron, leader mondial de l’homéopathie. C’est ici que l’entreprise vient de signer un accord qui change la donne pour ses salariés. Un « compte moments clés de la vie » a été instauré, permettant à chacun de poser, en accord avec son manager, des jours de congés offerts en plus des congés classiques.
L’idée : accompagner les grandes étapes personnelles, qu’elles soient joyeuses ou compliquées. Un enfant malade, un imprévu à la maison, un proche à accompagner, ou simplement l’envie de prolonger ses vacances.
Ce type de dispositif s’inscrit dans une tendance de fond où les entreprises cherchent à séduire et fidéliser, un peu comme cette série de changements attendus en 2026 qui bouleverse le quotidien des salariés français.
D’autres structures, comme ces entreprises qui repensent leur rapport au temps, avaient déjà ouvert la voie sur des dispositifs sociaux atypiques.
Jusqu’à 113 jours offerts sur toute une carrière
Voici le détail qui fait tourner les têtes. Dès trois ans d’ancienneté, chaque salarié touche quatre jours de congés supplémentaires par an. À partir de cinq ans, ce chiffre grimpe à cinq jours annuels. Et pour les plus fidèles, ceux qui totalisent vingt ans de maison, le compteur peut atteindre un plafond spectaculaire : 113 jours offerts sur l’ensemble de leur parcours professionnel.
Cerise sur le gâteau : il est possible, à deux reprises dans sa carrière, de poser une semaine complète supplémentaire offerte par l’entreprise. De quoi repenser complètement son organisation, un peu comme certains repensent leur projet de vie à l’approche de la retraite.
Juliette Baudry, directrice des relations humaines de Boiron, résume la philosophie du groupe : « Plus encore que la seule rémunération, disposer de temps pour ce qui compte vraiment, est devenu un critère essentiel d’attractivité, d’engagement et de fidélisation. »

Pourquoi Boiron a tout intérêt à jouer cette carte
Derrière la générosité affichée, il y a aussi une stratégie bien pensée. L’accord concerne les 1 700 collaborateurs en France, sur un total de 2 800 dans le monde, et il a été validé par les trois syndicats représentatifs, CFDT, CFE-CGC et FO, après plus d’un an de négociations.
Objectif affiché : réduire le turnover et garder les talents dans une entreprise où la fidélisation coûte souvent moins cher que le recrutement, un enjeu que l’on retrouve dans bien des secteurs, y compris dans l’univers plus technologique où certaines professions cherchent aussi à se réinventer face aux mutations du travail.
Ce nouveau système remplace un précédent accord qui ne portait que sur la préparation de la retraite. Il sera renégocié dans trois ans avec les partenaires sociaux.
Comme le rappelle Juliette Baudry, « la performance durable de l’entreprise repose aussi sur notre capacité à accompagner les collaborateurs dans les moments qui comptent le plus pour eux ».
Une phrase qui résume bien l’ambition de Boiron : transformer le temps libre en véritable atout social, à une époque où de plus en plus de salariés réclament davantage de reconnaissance concrète de leur engagement.
Cent treize jours, c’est presque quatre mois de liberté offerts sur une carrière entière. De quoi donner des idées à d’autres employeurs, non ? En attendant, une question reste ouverte : votre entreprise à vous, elle en est où sur ce terrain-là ?