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« On nous a pris pour des fous » : ce couple a lâché son travail à 35 et 40 ans

Publié par Mathieu le 17 Juil 2026 à 10:19
« Nous avons économisé 46 000 € en 10 ans » : ce couple a pris sa retraite à 35 et 40 ans grâce à un déjeuner

Chauffage éteint en hiver, déjeuners préparés à la maison, coupons de réduction récupérés dans les poubelles des autres… Ça ressemble à un régime de survie. C’est en réalité la stratégie d’un couple anglais devenu retraité à 35 et 40 ans.

Katie et Alan Donegan publient aujourd’hui des photos de plage et de voyages qui font rêver leurs abonnés. Mais leur secret tient en une habitude si simple qu’on a du mal à croire qu’elle ait suffi à changer leur vie.

Un couple ordinaire, une obsession extraordinaire

Sur les réseaux sociaux, Katie et Alan Donegan ressemblent à n’importe quel couple de sexagénaires profitant enfin du repos mérité. Sauf qu’ils n’ont ni 60 ni même 50 ans. Alan avait 40 ans et Katie 35 quand ils ont définitivement arrêté de travailler, il y a désormais sept ans.

Rien ne les prédestinait à ce genre de parcours retraite précoce. Alan était paysagiste avant de lancer sa propre entreprise de formation et de coaching. Katie, elle, travaillait dans l’évaluation des risques pour une société financière. Deux revenus solides, donc, mais surtout deux esprits formés à la mécanique de l’argent.

C’est dans leur maison du sud de l’Angleterre que tout a basculé. Chaque hiver, le couple coupait le chauffage. À la place : plusieurs couches de vêtements et des bouillottes. Alan Donegan raconte à la BBC qu’ils en avaient fait « un jeu », une manière de rendre supportable ce qui, sur le papier, ressemble à de la privation pure. Leurs proches, eux, ont longtemps parlé de folie.

Le déjeuner qui a tout changé

Voici l’habitude qui a le plus pesé dans la balance : Alan et Katie n’ont quasiment jamais commandé de nourriture à emporter. Chaque jour, pendant une décennie, ils apportaient leur déjeuner préparé la veille ou le matin même à leur travail.

Le résultat donne le vertige. « Nous avons économisé 53 000 dollars US, soit environ 46 000 euros, en 10 ans grâce à cette simple habitude », affirme Alan. Un chiffre qui, ramené au quotidien, représente à peine quelques euros par repas. Mais cumulé sur dix ans, il devient une somme capable de faire basculer un projet de vie entier.

Le couple ne s’est pas arrêté là. Ils chargeaient leurs téléphones hors de chez eux pour économiser sur l’électricité, et récupéraient des coupons de réduction jetés par d’autres clients dans les supermarchés. « On peut juger que c’est de la folie ou du génie, mais ça a marché », résume Alan sans détour.

Chaque euro non dépensé n’était pas juste économisé : il était investi. « Chaque livre que nous investissions nous rapprochait un peu plus de la vie que nous désirions », confie Katie. Une discipline redoutable, appliquée sans relâche pendant des années.

Boîte à repas maison posée à côté de pièces de monnaie

Le seuil magique du million de livres

Le placement financier patient de leurs économies a fini par atteindre un cap symbolique : un million de livres sterling, soit environ 1,17 million d’euros. C’est ce montant précis qui a déclenché leur décision d’arrêter de travailler, sept ans avant que ce récit ne devienne viral.

Katie et Alan Donegan s’inscrivent en réalité dans un mouvement bien plus large qu’on ne l’imagine : le FIRE, acronyme anglais pour « Indépendance Financière, Retraite Anticipée ». Il y a quinze ans encore, ce concept était confidentiel. Aujourd’hui, le principal forum FIRE sur Reddit compte près d’un million de membres, et les guides en ligne se multiplient pour vanter cette méthode d’épargne radicale.

Mais le mouvement a aussi ses zones d’ombre. Cette quête d’indépendance financière impose souvent une vie sociale limitée pendant de longues années : moins de sorties, moins de restaurants, moins d’imprévus financiers acceptés. Un compromis que tous ne sont pas prêts à accepter, même pour gagner vingt ou trente ans de liberté anticipée.

Le couple Donegan assume totalement cette part sacrificielle. Alan la résume en une formule : ils étaient « totalement concentrés sur l’achat de leur liberté ». Une phrase qui, sept ans après leur dernier jour de travail, sonne moins comme un slogan que comme un bilan.

Un déjeuner fait maison, quelques bouillottes et une discipline de fer : voilà la recette d’une liberté acquise vingt ans plus tôt que la moyenne. De quoi donner à réfléchir la prochaine fois qu’on commande un sandwich à midi. Et vous, combien économiseriez-vous en dix ans si vous arrêtiez cette seule habitude ?

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