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Salon, chambres, salle de bain : la température idéale de chaque pièce pour payer moins sans grelotter

Publié par Ambre Détoit le 18 Oct 2026 à 11:54

Vous réglez le thermostat au feeling, quitte à monter d’un cran dès que vous avez un frisson ? Vous n’êtes pas seul. Résultat : une facture qui grimpe, et des pièces qui ne sont pas forcément plus agréables.

Bonne nouvelle : l’Ademe a fixé des repères précis pour chaque pièce de la maison. Et le gain est loin d’être anecdotique. On vous détaille tout, pièce par pièce, avec un tableau à garder sous la main.

1 degré de moins, c’est 7 % de facture en moins

Commençons par le chiffre qui change la donne. D’après l’Ademe, baisser le chauffage d’un seul degré permet d’économiser environ 7 % sur sa consommation. Un seul degré, pas un de plus.

À l’inverse, vivre à 22 °C au lieu de 19 °C, c’est payer jusqu’à 20 % de chauffage en plus. Pour un confort que votre corps ne remarque presque pas.

Alors quelle température viser ? Ça dépend de la pièce. Et c’est là que ça devient intéressant, car la chambre n’a pas du tout les mêmes besoins que la salle de bain.

Le salon : la pièce où l’on vit… et où l’on surchauffe

Dans la pièce de vie, la référence est de 19 °C. C’est la température recommandée par l’Ademe quand vous êtes présent et que vous bougez peu, devant la télé ou sur le canapé.

Beaucoup de foyers montent à 21 ou 22 °C par habitude. C’est confortable, certes, mais c’est aussi la porte ouverte à un surcoût sensible sur l’hiver.

Un conseil tout bête : avant de pousser le thermostat, enfilez un pull ou posez un plaid sur le canapé. Votre portefeuille vous dira merci.

Et la chambre, alors ? Là, la logique s’inverse complètement.

Femme au chaud dans un salon réglé à 19 degrés

Chambres : pourquoi on dort mieux au frais

Pour la nuit, visez 16 à 17 °C. Ce n’est pas une punition : le corps a besoin de refroidir légèrement pour s’endormir et rester dans un sommeil profond.

Une chambre trop chaude, c’est des réveils nocturnes et une nuit moins réparatrice. Moins de chauffage, meilleur sommeil : rare de gagner sur les deux tableaux.

Pour une chambre d’enfant ou de bébé, on remonte un peu : autour de 18 à 19 °C est un repère courant. Les tout-petits supportent moins bien le froid.

Mais attention, il y a un piège classique dans cette logique de pièces plus fraîches. On vous le décrit juste après.

Le piège des portes ouvertes

Chauffer le salon à 19 °C et laisser la porte de la chambre à 16 °C grande ouverte ? La chaleur circule, les pièces s’équilibrent, et votre réglage ne sert plus à rien.

Une pièce moins chauffée doit rester fermée, sinon le chauffage travaille pour rien. C’est valable pour les chambres, mais aussi pour une buanderie ou un bureau peu utilisé.

Et pour la pièce où l’on est le plus dénudé, la règle devient exactement l’inverse.

Homme dormant paisiblement dans une chambre fraîche

La salle de bain : le seul endroit où l’on monte le thermostat

Ici, on vise 22 °C, mais seulement le temps de la douche. C’est la pièce où l’on est peu vêtu et où le corps supporte mal le froid.

Le bon réflexe : un chauffage qui monte en température juste avant la toilette, puis qui redescend ensuite. Chauffer la salle de bain à 22 °C toute la journée, c’est de l’énergie gâchée.

Les sèche-serviettes électriques, très pratiques, se prêtent bien à ce fonctionnement par créneaux, avec un minuteur ou un programmateur dédié.

Reste un dernier espace, souvent oublié dans les calculs : celui qu’on traverse en 10 secondes.

Entrée, couloirs, cellier : on les oublie, et c’est tant mieux

Dans les zones de passage, 16 °C suffisent. Personne n’y reste assis, on les traverse avec sa veste ou on s’y déchausse en vitesse.

Chauffer l’entrée au même niveau que le salon est l’une des erreurs les plus fréquentes. Elle est aussi la plus facile à corriger : un simple cran de réglage en moins.

Mieux vaut des écarts de température raisonnables entre les pièces. Un grand écart brutal peut créer de la condensation et de l’humidité sur les murs froids.

Maintenant, place au récapitulatif que vous pouvez photographier.

Le tableau à garder sous la main

PièceTempérature conseilléeLe bon réflexe
Salon / pièce de vie19 °CUn pull avant de monter le thermostat
Chambre adulte16 à 17 °CPorte fermée pendant la nuit
Chambre d’enfant18 à 19 °CLégèrement plus chaud pour les tout-petits
Salle de bain22 °C (le temps de la toilette)Montée en température juste avant la douche
Entrée, couloirs16 °CNe pas les chauffer comme le salon
Pièce inoccupéeAutour de 16 °CGarder hors gel, porte fermée

Ces repères ne sont pas gravés dans le marbre : votre logement, son isolation et vos habitudes comptent. Mais ils donnent une base solide pour ne plus régler au hasard.

Reste à faire tout cela sans y penser chaque matin. C’est le rôle du programmateur.

Femme en peignoir près d'un sèche-serviettes dans la salle de bain

Le programmateur : le vrai champion de l’économie

Un bon programme vaut mieux que vingt réglages manuels. L’idée : baisser le chauffage quand personne n’est là ou quand vous dormez, et le relancer juste avant votre retour.

Pour une absence de quelques heures, baissez de 2 à 3 °C. Pour une absence plus longue, comme un week-end, l’Ademe conseille de descendre autour de 16 °C plutôt que de couper totalement, afin de ne pas refroidir les murs.

Programmez la remontée en température une heure avant votre réveil ou votre retour. Ainsi, vous trouvez une maison agréable sans avoir chauffé pour rien pendant des heures.

Pas de programmateur ? Un thermostat connecté ou même un simple robinet thermostatique sur chaque radiateur change déjà beaucoup la donne.

Les petits détails qui font gagner des euros en plus

Fermez volets et rideaux dès la tombée de la nuit : ils limitent les déperditions par les vitrages. Un meuble collé devant un radiateur, lui, bloque la diffusion de la chaleur.

Pensez aussi à aérer, mais intelligemment : cinq à dix minutes, fenêtres grandes ouvertes, chauffage coupé pendant ce temps. Une pièce saine se réchauffe plus vite qu’une pièce humide.

Et si vous cherchez d’autres leviers pour alléger vos factures, jetez un œil à ces contrats à renégocier avant l’hiver : la facture d’énergie ne se joue pas qu’au thermostat.

Et si le chauffage d’appoint vous tentait ?

Pour une pièce utilisée ponctuellement, un appoint peut sembler pratique. Mais tous ne se valent pas, et certains font exploser la note sans que vous vous en rendiez compte. Mieux vaut savoir quel modèle choisir avant d’en brancher un.

Quant au froid vraiment mordant, il existe aussi des astuces de débrouille étonnantes, comme ce simple rouleau de papier aluminium pour récupérer de la chaleur. Testez avant de les dénigrer.

Au final, le bon chauffage n’est pas celui qui chauffe le plus : c’est celui qui chauffe au bon endroit, au bon moment. Une fois le réflexe pris, la facture le sent, et vous, vous ne sentez rien du tout.

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