Alfa Romeo GTAm à 176 400 € : il va au Lidl en tenue de pilote pour ses courses

Imaginez un rayon de Lidl, un samedi, et quelqu’un qui pousse son chariot en combinaison de course, casque sur la tête. Pas un déguisement : un propriétaire d’Alfa Romeo Giulia GTAm, l’une des sportives italiennes les plus exclusives du moment. Sa journée, racontée sur Instagram, réserve un moment improbable avec des boîtes de pizza.
Un casque Bell au Lidl : qui est ce passionné qui assume tout ?
L’histoire vient du compte Instagram Verwoerdt Automotive, relayé par le média spécialisé ItalPassion. Selon ce dernier, elle met en scène un passionné néerlandais et sa journée presque ordinaire.
Tout commence doucement : réveil tardif, espresso dans une tasse griffée Alfa Romeo, puis séance de sport. Rien d’extravagant jusque-là. Le propriétaire file ensuite au garage, où une housse protège sa belle.
Sous le tissu, une Giulia GTAm rouge, qu’il posséderait depuis février 2023. Il enfile alors une combinaison Alpinestars et un casque Bell aux couleurs de la marque italienne.
Détail qui change la lecture : cet équipement n’a rien d’un costume de carnaval. Selon la source, il était fourni d’origine avec le véhicule. Le propriétaire ne fait donc, à sa façon, qu’utiliser ce qu’on lui a livré.
Reste à savoir ce que cette voiture a vraiment dans le ventre. Parce que sortir ça pour acheter du lait, ça se discute. Et on y vient tout de suite, avec un modèle qui n’a pas grand-chose de commun avec le commun des voitures d’occasion.
540 chevaux, 1 520 kg : la bête qui attend sous la housse
La GTAm dérive de la Quadrifoglio. Sous le capot, un V6 2,9 litres biturbo développe 540 chevaux pour environ 1 520 kg sur la balance. Résultat : le 0 à 100 km/h tombe en 3,6 secondes.
Mais la fiche technique ne dit pas tout. Cette Alfa pousse très loin le concept de voiture de course homologuée pour la route. À bord, un arceau et des harnais à six points, pas vraiment le confort d’une citadine.
Dehors, un imposant aileron arrière en fibre de carbone. Ce détail, gardez-le en tête : il va devenir le héros inattendu de la soirée.
Dans ce genre d’exercice, le contraste fait tout. D’un côté, l’univers de la compétition. De l’autre, le quotidien le plus banal : plein d’essence, puis passage devant les rayons d’un Lidl. Toujours casqué, selon le récit.
La publication a été largement partagée sur les réseaux sociaux, et on comprend pourquoi. Elle fait sourire sans se moquer de personne. On pense à ces voitures dont on parle comme de trésors, tel ce conteneur scellé caché pour 3 200 €, et là, le trésor part faire les courses.
Alors, qu’a-t-il glissé dans ce coffre pour le retour ? La réponse est moins évidente qu’on ne le croit : cette voiture n’a quasiment pas de place pour ça.

Les boîtes de pizza posées sur l’aileron : la scène qui fait sourire
Si vous cherchiez de quoi faire tomber l’image de la supercar intouchable, les supercars font parfois parler pour de moins drôles raisons. Ici, tout se passe dans la bonne humeur.
Après un Grand Prix regardé devant la télévision, direction la pizzeria pour le dîner. Problème : la GTAm n’a pas un coffre généreux. Selon ItalPassion, l’aileron arrière se transforme alors en support improvisé pour les boîtes de pizza, le temps du trajet retour.
Voilà la promesse du titre tenue : la pièce de carbone pensée pour plaquer la voiture au sol sert, pour une fois, de plateau de service. Pas de quoi y voir un exploit technique, mais une image qui se retient.
La journée se termine plus sagement. Autour d’une piscine, un Aperol Spritz à la main, la voiture garée à quelques mètres sur la pelouse. Un programme qu’on signerait volontiers un dimanche.
Au fond, ce qui frappe, c’est la constance du personnage : casque, combinaison, courses, pizza, apéro. Il ne joue pas un rôle de temps en temps, il vit avec sa voiture, du matin au soir.
Reste la question qui fâche : combien vaut un tel joujou, et pourquoi si peu de gens peuvent s’en payer un ?
500 exemplaires, 176 400 € : ce que pèse vraiment cette Alfa
Au-delà de l’anecdote, la Giulia GTAm reste l’une des Alfa Romeo modernes les plus exclusives. Elle a été produite avec la version GTA à seulement 500 unités numérotées et certifiées. Autant dire que croiser une telle voiture au parking d’un supermarché relève du coup de chance.
Son tarif d’origine : 176 400 euros. Une pièce de collection pensée pour la piste, que son propriétaire assume pourtant d’utiliser pour les tâches les plus ordinaires.
Ce choix interroge. Certains collectionneurs gardent leurs bijoux sous cloche, quand d’autres roulent. Ici, l’approche est claire : une voiture existe pour être vécue, même quand elle coûte le prix d’une maison de campagne. Les chiffres donnent le vertige, comme ces 300 voitures d’un roi qui n’ont pas la même histoire.
La mise en scène décalée rappelle qu’une voiture d’exception peut cohabiter avec une vie banale : les courses, les pizzas, l’apéro au bord de l’eau. De quoi relativiser l’image parfois intimidante des supercars, même les plus pointues techniquement.
Et si, pour une fois, on regardait ces machines autrement ? À l’autre bout du spectre, certains vivent littéralement dans leur voiture : 600 jours à bord, un tout autre rapport à l’automobile.
Au final, ce Néerlandais n’a rien prouvé, rien vendu, rien revendiqué. Il a simplement montré qu’une GTAm pouvait faire le trajet du Lidl sans rougir.
Une supercar à 176 400 €, c’est aussi une voiture qui porte des pizzas : voilà la morale. Si les voitures à pizza vous amusent, vous allez adorer savoir pourquoi cet homme n’a jamais rendu la Mercedes qu’il essayait. Et si les fortunes roulantes vous fascinent, ce que signifie vraiment le luxe à Singapour risque de vous surprendre.