Bentley confisquée en Aveyron : trois excès de vitesse fous, permis retirés sur-le-champ

Une route départementale de l’Aveyron, un week-end tranquille, et trois conducteurs qui décident de mettre le pied au plancher. Sauf qu’à 90 km/h autorisés, foncer à plus de 148 km/h ne pardonne jamais. Les gendarmes n’ont pas fait de quartier, même pour le propriétaire d’une voiture à 250 000 euros.
Une route limitée à 90 km/h transformée en circuit
Tout se joue samedi sur la RD999, entre les secteurs de Saint-Rome-de-Cernon et de Vabres-l’Abbaye. Une départementale classique, limitée à 90 km/h, mais visiblement perçue par certains comme une invitation à écraser l’accélérateur. Les motocyclistes des unités de gendarmerie de l’Aveyron étaient postés, radar en main, ce jour-là.
Trois véhicules sont interceptés dans la même journée. Rien à voir avec un simple dépassement de quelques kilomètres-heure : les compteurs affichent 148, 165 et 169 km/h.
De quoi rappeler que sur ce type de route où la vitesse reste un enjeu majeur de sécurité, l’écart entre limite et réalité peut se payer très cher. Un contexte qui, dans une région comme l’Aveyron rurale, surprend toujours un peu quand il s’agit de vitesses dignes d’un circuit.
Une Bentley Continental parmi les véhicules stoppés
Parmi les trois conducteurs interceptés, l’un roulait au volant d’une Bentley Continental, un coupé de luxe britannique qui, neuf, peut dépasser les 250 000 euros. Un modèle taillé pour la puissance, mais pas pour ignorer les limitations de vitesse sur une départementale aveyronnaise.
La sanction, elle, ne fait aucune différence entre une voiture d’occasion bas de gamme et un bijou mécanique flambant neuf. « Les trois conducteurs ont perdu leur permis de conduire sur-le-champ », soulignent les gendarmes de l’Aveyron dans leur communiqué.
Aucun d’eux n’a pu repartir au volant de son véhicule ce jour-là, qu’il s’agisse de la Bentley ou des deux autres voitures contrôlées. Un rappel utile à l’heure où certains automobilistes cherchent des astuces légales pour réduire leurs frais plutôt que de risquer une sanction bien plus lourde.

Fourrière, amende et convocation devant la justice
Selon la gendarmerie nationale, les trois véhicules, Bentley comprise, ont été mis en fourrière directement sur place. Ils ne pourront être récupérés qu’au bout d’une semaine, chez le fourriériste, et seulement si la justice ne s’y oppose pas.
Autre détail qui pique : les propriétaires devront payer eux-mêmes le remorquage et le gardiennage de leur voiture avant de pouvoir espérer la récupérer. Une facture salée qui vient s’ajouter à la sanction principale. Car les trois conducteurs seront également convoqués devant la justice pour répondre de leurs actes.
« Ils risquent une forte amende et la suspension de leur permis de conduire », conclut la gendarmerie. De quoi refroidir n’importe quel amateur de sensations fortes, même perché à bord d’une voiture hors de prix.
Rouler vite dans une Bentley n’achète ni l’impunité ni un traitement de faveur devant la loi. En Aveyron, la démonstration vient d’être faite en un seul week-end. Reste à savoir si les trois conducteurs récupéreront un jour leur permis.