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Carrefour interdit ses parkings à un type de voitures : la raison inquiète les automobilistes

Publié par Elsa Lepic le 16 Août 2026 à 8:30
Parking en toiture vide avec panneau d'interdiction au sol

Vous roulez en voiture électrique et vous filez faire vos courses ? Dans certains magasins, votre véhicule pourrait bien rester à l’entrée. Carrefour vient de prendre une décision radicale sur une partie de ses parkings, une mesure qui interroge autant qu’elle inquiète.

Car derrière cette interdiction se cache un problème bien plus large, qui concerne tous les véhicules électriques et pourrait un jour traverser la frontière.

Un accès fermé sur les toits de plusieurs magasins

La nouvelle vient de Belgique, où plusieurs enseignes Carrefour ont purement et simplement banni les voitures électriques de leurs parkings situés en toiture. Le média belge DH a rapporté cette mesure, confirmée depuis par la direction elle-même.

Concrètement, ce ne sont pas tous les parkings du groupe qui sont concernés, mais uniquement ceux construits sur le toit des magasins. À Bruxelles, les sites d’Auderghem, de Berchem-Sainte-Agathe et d’Evere appliquent déjà la règle. En périphérie, le parking de Kraainem est également touché.

De quoi rappeler qu’en matière automobile, les infrastructures ne suivent pas toujours l’évolution des véhicules, un peu comme certaines restrictions de circulation qui touchent déjà des modèles précis en France. Un signal qui rappelle aussi que le sujet du poids et de l’usage des voitures électriques agite déjà d’autres pays voisins.

Le vrai motif derrière cette décision surprenante

Pourquoi cette interdiction ciblée ? La réponse tient en un mot : le poids. Une voiture électrique embarque une lourde batterie qui alourdit considérablement le véhicule par rapport à un modèle thermique équivalent.

Interrogée par Sudinfo, la direction de Carrefour a été limpide sur le sujet. « L’interdiction de stationner un véhicule électrique sur le parking en toiture est une mesure de précaution que nous prenons. Les véhicules électriques étant nettement plus lourds que les voitures thermiques, cela entraîne une charge différente sur la structure du bâtiment », explique l’enseigne.

L’entreprise évoque même un scénario catastrophe, purement théorique pour l’instant. « Si, de manière hypothétique, l’ensemble du toit était occupé par des véhicules électriques, cela pourrait poser des problèmes d’infrastructure », précise la direction. Une phrase qui suffit à justifier une mesure radicale, même si la situation reste, pour l’instant, une hypothèse.

Ce raisonnement structurel rejoint d’autres inquiétudes autour du bâti et de sa résistance, un sujet qui traverse d’ailleurs bien d’autres domaines que l’automobile, comme le rappellent certaines idées reçues sur nos habitudes du quotidien qu’on croyait pourtant sans risque.

Automobiliste inquiet devant sa voiture électrique garée

Le risque incendie, l’autre argument qui fait débat

Carrefour ne s’arrête pas au simple poids des véhicules pour justifier sa décision. La direction met aussi en avant un second argument, plus sensible encore : le risque d’incendie de batterie.

En cas de feu impliquant un véhicule électrique, l’accès des pompiers à un toit de parking, souvent limité en hauteur et difficile d’accès, poserait un problème opérationnel majeur. Un argument qui fait mouche, même si les voitures thermiques peuvent, elles aussi, s’enflammer.

Cette nuance n’a pas manqué de faire réagir certains observateurs, qui pointent une forme de disproportion dans le traitement réservé aux deux motorisations. Le sujet des infrastructures vieillissantes face aux nouvelles technologies rappelle d’ailleurs d’autres débats similaires, notamment autour de la montée en gamme technologique qui bouscule parfois des équipements pensés pour un autre usage.

Reste une question, et elle est de taille : cette mesure va-t-elle traverser la frontière et débarquer un jour dans les Carrefour français ? Pour l’heure, la réponse est non. Aucune interdiction similaire n’est en vigueur dans l’Hexagone, et rien n’indique une évolution imminente.

Mais le poids moyen des voitures, électriques comme thermiques, ne cesse d’augmenter, entre équipements de sécurité renforcés et nouvelles technologies embarquées. De quoi remettre un jour la question sur la table, même de ce côté-ci de la frontière.

Cette histoire belge résume à elle seule le grand paradoxe de la transition électrique : plus les voitures deviennent propres, plus elles pèsent lourd sur nos infrastructures. Et vous, accepteriez-vous qu’on vous refuse l’accès à un parking à cause du poids de votre véhicule ?

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