Citroën va faire renaître la 2 CV en électrique, à moins de 15 000 euros dès 2028

La Citroën 2 CV n’a plus roulé depuis 1990, mais son fantôme n’a jamais vraiment quitté les routes françaises. Pendant des années, la marque a résisté à la tentation du revival, quand Fiat, Mini ou même Renault ont ressorti leurs icônes du placard. Cette fois, c’est fini : Citroën lâche l’affaire, et la date du grand dévoilement est déjà fixée.
Pourquoi Citroën ressort enfin la 2 CV du garage
Longtemps, Citroën a fait bande à part. Pendant que Fiat relançait sa 500, que Volkswagen ressuscitait la Coccinelle et que Renault misait sur la Twingo, la R4 et la R5, la marque aux chevrons regardait ailleurs. Ce silence a duré plus de trente ans, jusqu’à un revirement discret il y a un an à peine.
La décision a été officialisée le 21 mai dernier, lors de l’annonce du plan stratégique « FaSTLAne 2030 » du groupe Stellantis. L’objectif affiché n’est pas de copier la 2 CV originale, mais de s’inspirer de son esprit : simplicité, accessibilité, praticité. Une philosophie que Citroën veut appliquer à l’électrique, pour le rendre enfin populaire plutôt que réservé aux gros budgets. Un pari risqué, dans un marché où même la 911 électrique fait débat.
Le design retrouvé et le prix qui change tout
Sur le papier, la future 2 CV promet de respecter fidèlement les codes visuels de son aînée : capot bombé, arc de toit arrondi, ailes galbées, optiques rondes façon origine et feux arrière carrés. Le gabarit resterait proche du modèle de 1948, à peine plus long que ses 3,78 mètres historiques. À l’intérieur, on parle de quatre places, d’un mobilier sommaire et d’équipements pensés pour l’essentiel plutôt que le superflu.
Techniquement, la citadine intégrera la nouvelle famille « E-Cars » de Stellantis, aux côtés des remplaçantes de la Fiat Pandina et de la Leapmotor T03. Ces modèles, produits dans l’usine Fiat de Pomigliano d’Arco en Italie, seraient éligibles aux primes à l’achat.
Selon nos informations, l’électronique viendrait du partenaire chinois Leapmotor, tandis que le châssis et les trains roulants resteraient signés Stellantis, un peu comme pour la future citadine électrique inspirée de la 2 CV déjà évoquée en interne.

La date à cocher et le détail qui pourrait tout changer
Le Mondial de l’Auto de Paris accueillera le concept-car dès le 12 octobre prochain, une étape symbolique avant la commercialisation. La version de série, elle, n’arrivera qu’en octobre 2028, pile pour célébrer les 80 ans de la « Deudeuche ». Un timing qui laisse le temps de peaufiner les derniers détails techniques.
Le vrai argument choc, c’est le prix : Citroën viserait un tarif sous les 15 000 €, une somme qui replacerait l’électrique à portée de toutes les bourses. Pour comparer, une 2 CV d’origine s’échange aujourd’hui autour de 11 000 € sur le marché de l’occasion. Reste à confirmer la puissance, autour de 80 chevaux selon les rumeurs, et une autonomie estimée à 250 km sur batterie LFP.
Ce pari s’appuie aussi sur une nouvelle catégorie européenne, la M1E, pensée pour les petits véhicules électriques fabriqués en Europe et allégés de certaines normes de sécurité coûteuses. Les contours réglementaires ne sont pas encore fixés, mais Stellantis avance déjà, confiant.
Rendez-vous en octobre pour découvrir si la légende tient ses promesses. Une chose est sûre : la 2 CV électrique s’annonce comme le pari le plus audacieux de Citroën depuis des décennies.