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Ce gouvernement va contrôler les ceintures de sécurité des véhicules et sanctionner les conducteurs en infraction

Publié par Elsa Lepic le 10 Sep 2026 à 10:53
Passager attachant une ceinture de sécurité à l'arrière

Un simple contrôle routier, et tout peut basculer. En Colombie, les autorités ne se contentent plus de vérifier les papiers du véhicule : elles regardent aussi qui porte sa ceinture, à l’avant comme à l’arrière. Une règle qui existait déjà, mais que le gouvernement vient de durcir officiellement pour tous les occupants du véhicule.

Un contrôle qui ne se limite plus aux papiers du véhicule

Lors d’un contrôle de police en Colombie, les agents vérifient traditionnellement les documents et l’état technique de la voiture. Mais depuis peu, ils s’attardent aussi sur un détail que beaucoup négligent : le port du cinquième cinturón, celui des passagers arrière.

Cette vigilance accrue s’inscrit dans une logique de prévention routière que l’on retrouve un peu partout dans le monde, y compris chez nous, où une confiance excessive dans les technologies embarquées peut aussi coûter cher en cas d’accident.

La règle est simple sur le papier : conducteur et passagers avant doivent boucler leur ceinture sur toutes les routes du pays, urbaines comme rurales. Rien de bien nouveau. Ce qui change vraiment, c’est l’extension explicite de cette obligation aux places arrière, un point que le ministère des Transports colombien vient de préciser noir sur blanc dans un texte officiel publié en 2026.

Et pendant que certains pays réfléchissent à soutenir financièrement les automobilistes, la Colombie choisit un autre levier : la sanction. Reste à savoir jusqu’où elle est prête à aller pour faire respecter cette obligation qui concerne, potentiellement, des millions de trajets quotidiens.

Une infraction chiffrée qui vise conducteur et propriétaire

Voici le cœur du dispositif : le Code national de la route colombien classe ce manquement sous le code C.06, littéralement « non-utilisation de la ceinture de sécurité par les occupants du véhicule ». Une catégorie qui ne fait pas de détail entre l’avant et l’arrière du véhicule.

La sanction, elle, est loin d’être symbolique : 15 salaires minimums légaux journaliers (SMLDV), une amende qui peut retomber aussi bien sur le conducteur que sur le propriétaire du véhicule, selon les circonstances du contrôle. De quoi refroidir les plus négligents, dans un contexte où le coût de la vie pèse déjà lourd sur les budgets, un peu comme les prix du carburant qui pèsent sur les automobilistes ailleurs dans le monde.

Ce qui frappe surtout, c’est le renversement de logique : ce n’est plus seulement le conducteur qui est responsable de sa propre sécurité, mais bien l’ensemble des occupants, qui doivent eux-mêmes veiller à boucler leur ceinture, même sur la banquette arrière. Une philosophie qui rappelle celle adoptée par des constructeurs comme Dacia, qui mise justement sur des équipements de sécurité accessibles pour tous les passagers, quel que soit leur siège.

Conducteur inquiet lors d'un contrôle routier

Le détail que beaucoup de conducteurs colombiens ignorent encore

Comme souvent avec les réglementations récentes, c’est dans les détails que se cache la vraie contrainte. Cette obligation de ceinture à l’arrière ne s’applique pas à tous les véhicules colombiens sans distinction : elle concerne spécifiquement les automobiles fabriquées, assemblées ou importées à partir de 2004, conformément aux caractéristiques techniques fixées par le ministère des Transports.

Autrement dit, un véhicule plus ancien pourrait ne pas être équipé de ces ceintures arrière, et échapper de fait à cette partie précise de l’obligation. Mais pour la grande majorité du parc automobile actuel, la règle s’applique pleinement, sans zone grise possible lors d’un contrôle.

Autre point souvent méconnu : le Code prévoit une disposition spécifique pour les plus jeunes passagers. Les enfants de moins de 10 ans ne peuvent tout simplement pas voyager sur le siège avant du véhicule, quelle que soit la distance parcourue. Une précision qui s’ajoute à l’obligation générale de ceinture, et qui rappelle que la sécurité routière colombienne raisonne désormais par profil de passager, pas seulement par siège occupé.

Avant de démarrer, un réflexe simple s’impose donc : vérifier que chaque ceinture, à l’avant comme à l’arrière, est non seulement disponible, mais correctement utilisée. Une négligence en apparence anodine, mais qui peut coûter cher, financièrement comme physiquement, dès le premier contrôle venu.

Boucler sa ceinture à l’arrière, ce geste de trente secondes qui peut éviter une amende salée et, surtout, sauver une vie. La question mérite d’être posée autour de vous : combien de trajets faites-vous encore sans y penser, à l’arrière d’une voiture ?

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