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Recharge en 9 minutes, 1 604 chevaux : cette supercar chinoise défie les Ferrari et Lamborghini

Publié par Elsa Lepic le 19 Juil 2026 à 8:30
Supercar électrique blanche exposée lors d'un festival automobile

Tu penses connaître les stars de Goodwood, ce festival britannique où les plus belles mécaniques du monde s’affichent chaque année. Mais cette fois, c’est une marque quasi inconnue en Europe qui a fait tourner toutes les têtes. Un chiffre de puissance à trois virgules, une recharge éclair, et une ambition à peine voilée : humilier les références du genre. On te dit tout sur la machine qui pourrait rebattre les cartes.

Une arrivée fracassante signée BYD

C’est au Festival of Speed de Goodwood 2026 que Denza, la marque premium du groupe chinois BYD, a choisi de dévoiler sa version définitive. Sur le stand, l’ancien pilote de Formule 1 Jenson Button et la vice-présidente exécutive de BYD, Stella Li, ont accompagné la présentation de cette supercar 100% électrique baptisée Z, dont le concept circulait depuis 2025.

La voiture se décline en trois carrosseries : coupé, spider, et une version Racing plus radicale. Une Special Edition encore plus poussée est déjà annoncée pour plus tard. Un déploiement en plusieurs vagues qui rappelle la stratégie de communication soignée de certaines grandes marques high-tech lorsqu’elles veulent occuper le terrain médiatique.

Le positionnement est clair : viser directement les sportives européennes les plus établies. Une ambition qui n’est pas sans rappeler d’autres tentatives de bousculer des marchés dominés depuis des décennies, comme on l’a vu récemment avec certaines marques challengers qui tentent de détrôner les leaders installés.

1 604 chevaux et une recharge presque instantanée

Sous la carrosserie de la Z se cachent trois moteurs électriques : un à l’avant qui développe 680 ch, et deux à l’arrière de 462 ch chacun. Le total grimpe à 1 604 ch et 1 240 Nm de couple, un chiffre qui frôle l’indécence pour une voiture pesant plus de 2,2 tonnes à cause de sa batterie Blade de seconde génération.

Résultat : un 0 à 100 km/h abattu en 2,25 secondes, et une vitesse de pointe annoncée à 300 km/h, jusqu’à 350 km/h pour la version Racing débridée. Des performances qui posent forcément la question de leur utilité réelle sur route ouverte, un débat qui traverse d’ailleurs tout le petit monde des véhicules ultra-performants, thermiques comme électriques.

Mais le vrai coup de génie technique se trouve ailleurs. Denza revendique une technologie de Flash Charging capable de faire passer la batterie de 10 à 70% en seulement 5 minutes, et de 10 à 97% en 9 minutes à peine.

Si ces performances se vérifient en usage réel, elles placeraient la Z largement devant la plupart des références actuelles du marché électrique, un secteur où l’autonomie et la vitesse de recharge restent les nerfs de la guerre, comme le rappellent régulièrement les débats sur le développement des infrastructures nécessaires à la transition énergétique.

Câble de recharge rapide branché sur véhicule électrique

Un habitacle high-tech et une course au record déjà lancée

Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer pour une supercar aussi extrême, l’intérieur de la Z ne joue pas la carte du dénuement radical. On y trouve un combiné d’instrumentation de 8,88 pouces, un écran central de 12,8 pouces intégrant les services Google (Maps, Assistant, Play Store), une approche déjà croisée chez d’autres constructeurs high-tech misant sur l’intégration logicielle poussée.

Un système sonore virtuel tente même de recréer les sensations d’un moteur thermique, une pirouette technologique qu’on retrouve chez plusieurs rivales électriques en mal de sensations sonores. Le mode Boost augmente temporairement le couple de 30%, tandis qu’un mode Track permet de régler finement répartition de puissance, freinage régénératif et amortissement.

L’autonomie annoncée reste plus modeste, entre 380 et 410 km selon les versions, un compromis cohérent avec le gabarit et les prétentions sportives de l’engin.

Mais c’est la suite qui devrait faire parler : Denza prépare une Special Edition destinée à s’attaquer au record du Nürburgring dès cet automne, avec une carrosserie composite allégée et un système DRS actif promettant jusqu’à 40% de traînée en moins en ligne droite.

Une ambition qui, si elle se concrétise, viendrait donner du crédit à des chiffres qui, pour l’instant, restent à confirmer sur circuit.

Reste à voir si cette débauche de watts survivra à l’épreuve du bitume réel, loin des stands et des annonces chiffrées. Une chose est sûre : le marché des supercars électriques n’a jamais semblé aussi disputé, et l’Europe n’a plus le monopole des rêves à 300 km/h. Le Nürburgring, cet automne, pourrait bien trancher le débat.

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