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Dieselgate : la justice britannique tranche enfin pour Renault, Peugeot et Citroën

Publié par Elsa Lepic le 14 Juil 2026 à 22:24
Homme en costume dans un couloir de tribunal, soulagement discret

Dix ans après l’explosion du scandale Volkswagen, le mot Dieselgate continue de hanter les couloirs des tribunaux européens. Cette fois, direction Londres, où plusieurs constructeurs attendaient un jugement capable de changer leur avenir. Parmi eux, deux poids lourds tricolores retenaient particulièrement leur souffle. Le verdict vient de tomber, et il ne dit pas la même chose pour tout le monde.

Un procès fleuve qui visait les plus grands noms de l’auto

Le contentieux jugé par la Haute Cour de Justice d’Angleterre et du Pays de Galles n’était pas un dossier anodin. Il rassemblait des plaintes contre Renault Group, Stellantis (maison mère de Peugeot et Citroën), mais aussi Mercedes-Benz, Ford et Nissan. L’accusation commune : avoir équipé certains moteurs diesel de dispositifs truquant les résultats des tests d’émissions polluantes.

Un scénario qui rappelle immédiatement l’affaire Volkswagen, où les États-Unis avaient infligé des amendes colossales à la marque allemande. Sauf qu’à Londres, l’issue s’annonçait très différente. Ce type de procès long et technique n’est pas propre à l’automobile : on retrouve la même mécanique judiciaire dans l’affaire fiscale de Jean-Pierre Foucault, où la sanction finale s’est révélée bien plus clémente que prévu.

Pour les constructeurs, l’enjeu dépassait largement l’argent. C’est leur réputation, leur crédibilité auprès des automobilistes et leur poids sur un marché déjà fragilisé qui étaient en jeu. Un climat de méfiance déjà alimenté par d’autres polémiques, comme celles autour des restrictions de circulation prévues dès 2026.

Renault totalement blanchi, Stellantis sous surveillance

Le verdict britannique tranche net pour Renault Group. Toutes les accusations portées contre le constructeur ont été rejetées par la justice. Depuis des années, la marque au losange défendait la conformité de ses moteurs, et ce jugement lui donne raison sur toute la ligne.

Mieux encore pour Renault : le groupe compte désormais récupérer ses frais de justice auprès des acteurs financiers qui soutenaient les plaintes. Un geste qui pourrait décourager de futures actions similaires en Europe. Une victoire qui tranche avec le climat tendu de certains autres secteurs, où les tensions économiques restent vives, comme le montre le débat autour des bénéfices de TotalEnergies.

Du côté de Stellantis, la situation est plus nuancée. La majorité des accusations visant Peugeot et Citroën a bien été écartée par les juges londoniens. Mais certaines observations techniques restent sur la table, et le dossier n’est pas totalement clos pour le groupe franco-italien.

Gros plan sur un moteur diesel inspecté en atelier

Ce que révèle vraiment ce jugement pour l’avenir

Concrètement, cela signifie que les finances des constructeurs ne sont pas totalement à l’abri d’une nouvelle procédure. Certaines stratégies techniques spécifiques utilisées par Stellantis pourraient encore être examinées lors d’une prochaine étape judiciaire. Rien de comparable avec un scandale à grande échelle, mais assez pour maintenir une pression légère sur le groupe.

Ce qui compte avant tout pour les deux constructeurs français, c’est d’avoir évité le scénario catastrophe : une condamnation massive façon Dieselgate américain, avec des milliards d’euros d’amendes et une image durablement écornée. Ce spectre s’éloigne, même si le dossier reste sous surveillance.

La presse britannique évoque en effet un nouveau procès à venir, cette fois centré sur d’éventuelles indemnisations pour les plaignants. Les montants en jeu devraient rester limités comparés à l’ampleur initiale de l’affaire. Mais tant que ce chapitre reste ouvert, ni Renault ni Stellantis ne peuvent complètement tourner la page. Comme souvent avec les grandes affaires judiciaires liées à l’industrie automobile, la vérité se construit étape par étape, procès après procès.

Renault sort blanchi, Stellantis s’en sort mais reste sous surveillance : le Dieselgate européen version française évite de justesse la catastrophe. Reste à savoir combien coûtera, au final, ce dernier round judiciaire encore à venir.

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