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Flashé à 152 km/h au lieu de 90 à La Réunion : ce conducteur perd son permis et bien plus encore

Publié par Elsa Lepic le 18 Juil 2026 à 8:30
Radar de gendarmerie sur route tropicale la nuit

Un simple contrôle routier de week-end, et tout bascule. À La Réunion, un automobiliste s’est fait intercepter à une vitesse qui a immédiatement mis les gendarmes en alerte.

Retrait de permis sur-le-champ, véhicule embarqué en fourrière : la sanction est tombée sans délai. Mais depuis fin décembre 2025, ce type d’excès de vitesse peut aussi valoir un passage devant le tribunal, avec des conséquences qui dépassent largement le simple stationnement forcé du véhicule.

Un contrôle de routine qui vire au cauchemar

C’est lors du week-end dédié à la sécurité routière que les gendarmes de La Réunion ont multiplié les contrôles sur les axes de l’île. Une opération classique, censée sensibiliser les automobilistes aux dangers de la vitesse excessive, comme on en voit régulièrement sur les routes françaises, qu’il s’agisse de nouvelles restrictions de circulation ou de dispositifs renforcés.

Sauf que ce jour-là, un radar capte un véhicule filant à une allure qui n’a rien d’anodin. Selon les informations rapportées par l’Info.Reu, l’automobiliste roulait à 152 km/h sur un tronçon où la vitesse est plafonnée à 90 km/h.

Un dépassement brut de 62 km/h. De quoi transformer un simple excès en délit caractérisé, avec des conséquences immédiates pour le conducteur.

Les forces de l’ordre n’ont pas traîné : retrait immédiat du permis de conduire, et mise en fourrière du véhicule dans la foulée. Une décision radicale, mais qui s’inscrit dans un cadre légal désormais beaucoup plus strict qu’auparavant.

Ce qui change vraiment depuis fin 2025

Depuis le 24 décembre 2025, la législation a changé de braquet. Les excès de vitesse supérieurs à 50 km/h par rapport à la limite autorisée ne sont plus de simples contraventions : ils basculent désormais dans la catégorie des délits.

Concrètement, cela signifie que le conducteur ne s’en tire plus avec un simple retrait de points et une amende classique. Une amende forfaitaire délictuelle de 300 euros peut lui être proposée, réduite à 250 euros en cas de paiement rapide, mais qui grimpe à 600 euros en cas de retard.

En cas de refus de cette proposition, direction le tribunal correctionnel. Et là, l’addition change complètement de dimension, un peu comme lorsque certains automobilistes découvrent que leur budget carburant ou leurs habitudes de conduite doivent être totalement revues face à de nouvelles règles.

Ce durcissement législatif vise clairement à frapper plus fort ceux qui multiplient les grands excès de vitesse sur les routes françaises, considérés depuis des années comme l’une des principales causes d’accidents mortels.

Automobiliste au volant l'air inquiet et choqué

La peine qui peut coller au casier judiciaire

Passer par le tribunal correctionnel n’a rien d’une formalité administrative. Les sanctions encourues y sont sans commune mesure avec une simple contravention routière.

Le conducteur risque jusqu’à 3 750 euros d’amende, mais aussi une peine de prison pouvant atteindre trois mois. Des peines complémentaires peuvent également s’ajouter : suspension du permis, annulation pure et simple, voire confiscation définitive du véhicule saisi.

Mais le détail qui change vraiment la donne, c’est ailleurs. Ce délit peut être inscrit au casier judiciaire du conducteur, une conséquence qui dépasse largement le cadre routier et peut peser des années plus tard, lors d’une recherche d’emploi ou d’une démarche administrative.

Un excès de vitesse qui, autrefois, aurait valu quelques points en moins et une amende salée, se transforme désormais en un dossier judiciaire à part entière. De quoi faire réfléchir avant d’appuyer sur l’accélérateur, tout comme certains conducteurs révisent leurs habitudes face à des changements réglementaires touchant leur quotidien.

Depuis cette réforme, la ligne entre incivilité routière et délit pénal s’est nettement resserrée. Et à La Réunion comme ailleurs en France, les gendarmes semblent bien décidés à faire appliquer la règle sans concession.

62 km/h de trop, et c’est tout un parcours judiciaire qui s’enclenche, bien loin du simple retrait de points d’antan. La prochaine fois que le pied s’alourdit sur l’accélérateur, cette histoire vaut peut-être le coup d’y repenser.

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