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Cette Lamborghini à 2,58 millions d’euros et 457 km au compteur n’a trouvé aucun acheteur

Publié par Elsa Lepic le 04 Sep 2026 à 8:30
Cette Lamborghini à 2,58 millions d'euros et 457 km au compteur n'a trouvé aucun acheteur

Une hypercar hybride à plus de 2,5 millions d’euros, quasiment neuve, avec un pedigree en béton. Sur le papier, tout laissait penser que les enchères allaient s’emballer. Mais lors de la Monterey Car Week 2026, cette pièce rarissime a vécu un moment que personne n’attendait : elle est repartie sans nouveau propriétaire, malgré des chiffres qui donnent le vertige.

Une pièce rarissime avec un pedigree hors norme

La Lamborghini Sián FKP 37 n’est pas une supercar comme les autres. Dévoilée en 2019, elle marque un tournant historique pour la marque de Sant’Agata Bolognese : c’est le tout premier modèle de série hybride du constructeur italien. Sous le capot, un V12 atmosphérique de 6,5 litres épaulé par un moteur électrique 48V alimenté par un supercondensateur, pour une puissance cumulée de 808 chevaux.

Le 0 à 100 km/h s’effectue en moins de 2,8 secondes, la vitesse de pointe grimpe à 349 km/h. Des performances qui placent la voiture tout en haut de la hiérarchie des hypercars modernes, aux côtés des références évoquées régulièrement dans l’univers des voitures d’exception.

La production a été volontairement limitée à 63 coupés et 19 roadsters, en clin d’œil à l’année de fondation de la marque, 1963. Le nom « Sián » signifie « éclair » dans le dialecte bolonais, tandis que « FKP 37 » rend hommage à Ferdinand Piëch, né en 1937.

Tous les exemplaires ont trouvé preneur avant même le début de la production. Un niveau de rareté qui aurait dû, en théorie, garantir une belle bataille d’enchères, à l’image de certains marchés de pièces devenues précieuses avec le temps.

228 000 euros d’options et un kilométrage dérisoire

L’exemplaire présenté à Monterey n’était pas une Sián FKP 37 quelconque. Un coupé 2020, resté entre les mains d’un unique propriétaire, affichant seulement 457 kilomètres au compteur. Une livrée spectaculaire Bianco Asopo dégradée vers le gris Grigio Liqueo, ponctuée d’accents vert fluo Verde Lampros, habille la carrosserie.

À l’intérieur, cuir Nero Cosmus signé Poltrona Frau, Alcantara et fibre de carbone recouvrent portes et instrumentation. Le programme de personnalisation Ad Personam a été poussé jusqu’au bout : un pack fibre de carbone facturé 92 000 euros, complété par des équipements extérieurs additionnels pour plus de 136 000 euros. Au total, 228 000 euros d’options viennent s’ajouter au tarif catalogue déjà situé entre 3 et 3,2 millions d’euros neuve.

Un niveau de personnalisation rarement atteint, même sur une Lamborghini récente. Cette débauche de détails rappelle que certains constructeurs jouent une carte bien différente de celle des grands groupes, comme le montre ce constructeur discret qui gagne 3 fois plus par voiture que Stellantis. Reste que cette fiche technique hors norme n’a pas suffi à convaincre les acheteurs présents ce jour-là.

Cette Lamborghini à 2,58 millions d'euros et 457 km au compteur n'a trouvé aucun acheteur

Une estimation à 3 millions de dollars, mais zéro acheteur

Confié à Broad Arrow Auctions pour The Quail Auction, l’une des ventes phares de la Monterey Car Week, ce coupé était estimé entre 2,5 et 3 millions de dollars, soit environ 2,3 à 2,8 millions d’euros. Un montant cohérent avec les précédentes ventes du modèle : un coupé s’était vendu 2,645 millions de dollars en 2024, un autre 2,37 millions de dollars à Monterey en 2025.

Pourtant, malgré ce pedigree impressionnant, ce faible kilométrage et cette configuration Ad Personam quasi unique, les enchères n’ont pas décollé. Le lot est resté invendu, sans adjudication, sous le marteau.

La maison de ventes l’a ensuite listé parmi les voitures encore disponibles, avec un prix demandé de 2,6 millions de dollars, soit un peu plus de 2,4 millions d’euros.

Un signal qui interroge sur l’appétit réel du marché pour les hypercars les plus personnalisées, même quand la rareté et l’état neuf sont au rendez-vous.

Ce genre de rebond de marché n’est pas isolé : d’autres secteurs de niche, comme celui décrit dans ce carburant contaminé qui a grillé des moteurs à Périgueux, montrent que l’automobile de collection traverse elle aussi des périodes plus incertaines.

Une voiture presque neuve, une rareté quasi absolue et un quart de million d’euros d’options n’ont donc pas suffi à séduire les enchérisseurs de Monterey. Le marché des hypercars deviendrait-il plus regardant, même face aux pièces les plus exceptionnelles ?

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