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4 supercars britanniques foncent à 200 km/h vers Monaco : les gendarmes du Vaucluse leur réservent un accueil mémorable

Publié par Elsa Lepic le 15 Juin 2026 à 8:30
Supercars alignées sur le bas-côté d'une autoroute française avec véhicule de gendarmerie

Des moteurs qui hurlent, des carrosseries à six chiffres et l’autoroute du Soleil en ligne de mire. Quatre automobilistes britanniques filaient vers Monaco au volant de supercars quand la gendarmerie du Vaucluse a décidé de jouer les trouble-fêtes. Leur rallye touristique a connu un virage qu’aucun GPS n’avait prévu.

Près de 200 km/h sur l’A7 : un rallye touristique qui vire au contrôle routier

Le scénario avait tout du road trip de rêve. Quatre conducteurs venus du Royaume-Uni, chacun installé dans une supercar aux lignes affûtées, traversaient la France cap au sud. Destination finale : la Principauté de Monaco, Mecque de l’automobile de luxe et des grands rendez-vous du sport auto.

Sauf que l’impatience a pris le dessus. Sur l’autoroute A7, dans le Vaucluse, les véhicules ont été repérés à des vitesses flirtant avec les 200 km/h. Pour rappel, la limitation sur autoroute en France est de 130 km/h. On parle donc d’un dépassement de près de 70 km/h, largement au-delà du seuil qui entraîne des sanctions lourdes.

Les militaires de la gendarmerie du Vaucluse menaient justement un contrôle routier ciblé sur cet axe. Ce n’est pas un hasard : l’A7, surnommée « autoroute du Soleil », est un couloir bien connu des grands excès de vitesse, surtout à l’approche de l’été. Les quatre bolides ont été interceptés sans ménagement. Fin du rêve, début des ennuis.

Ce type d’opération se multiplie depuis plusieurs mois. La Gendarmerie nationale communique d’ailleurs de plus en plus sur ces interceptions spectaculaires, histoire de rappeler que la route n’est pas un terrain de jeu privé.

Supercars ou pas, le Code de la route ne fait aucune exception

Voilà le cœur du problème. Quand on conduit un engin capable de dépasser les 300 km/h, la tentation est forte de « tester » un peu la machine. Les rallyes touristiques — ces convois organisés où des passionnés roulent ensemble sur de longs itinéraires — existent dans toute l’Europe. Certains sont encadrés, d’autres beaucoup moins.

Mais en France, les règles sont limpides. Au-delà de 50 km/h au-dessus de la limite autorisée, on entre dans la catégorie des grands excès de vitesse. Les sanctions possibles : suspension immédiate du permis, rétention du véhicule, amende pouvant atteindre 1 500 euros, voire une convocation au tribunal. Et pour des conducteurs étrangers, la procédure peut inclure une consignation sur place.

L’affaire rappelle un principe simple que même les plus grands noms du sport automobile connaissent : la puissance d’un moteur n’offre aucun passe-droit. Que tu sois au volant d’une Lamborghini, d’une McLaren ou d’une Clio, le compteur légal reste le même.

D’autant que la vitesse excessive reste la première cause de mortalité sur les routes françaises, impliquée dans près d’un accident mortel sur trois. C’est précisément pour cette raison que les forces de l’ordre ciblent de plus en plus ces comportements sur les grands axes.

Conducteur au volant d'une voiture de sport l'air dépité face à un contrôle

Une halte imprévue et une leçon qui dépasse la frontière

Pour ces quatre Britanniques, le programme du week-end a sérieusement changé de tonalité. Au lieu des virages glamour de la Corniche monégasque, ils ont eu droit à un arrêt au bord de l’autoroute, face aux uniformes bleus de la gendarmerie.

Ce genre de mésaventure n’est pas isolé. Chaque année, des convois de voitures de luxe venues du Royaume-Uni, d’Allemagne ou du Golfe sont signalés sur les routes du sud de la France. La vitesse y est souvent considérée comme un « bonus » du voyage. Sauf que la tolérance des autorités françaises tend vers zéro.

La gendarmerie du Vaucluse a d’ailleurs publié l’information sur ses canaux officiels. Un message clair, adressé autant aux touristes étrangers qu’aux conducteurs français : personne n’est au-dessus des 130 km/h réglementaires. Peu importe le prix du véhicule ou le prestige de la destination.

Pour les quatre conducteurs, la facture — financière et administrative — risque de laisser un souvenir bien plus durable que le ronronnement de leurs moteurs sur l’asphalte provençal.

Entre Monaco et la réalité du Code de la route, il y avait 70 km/h de trop. La prochaine fois, peut-être que ces quatre amateurs de sensations fortes opteront pour un circuit fermé. Ou alors, ils prendront simplement leur mal en patience — après tout, la Côte d’Azur ne bouge pas.

1 commentaire

  • C
    Claude
    17/06/2026 à 10:13
    Excellent UK driversSafety first🤣

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