Documentaire Netflix : cet accusateur de Michael Jackson a décrit des marques intimes que personne ne pouvait inventer


Le nouveau documentaire Netflix Michael Jackson: The Verdict replonge le monde dans l’un des procès les plus glaçants de l’histoire du showbiz. Des témoignages inédits, des détails oubliés, et surtout un élément qui glace le sang. Un accusateur du « roi de la pop » avait réalisé des dessins précis de ses parties intimes — et les enquêteurs ont confirmé leur exactitude.
Michael Jackson, Neverland et les premières accusations qui ont tout fait basculer
Tout commence en 1992. Michael Jackson se lie d’amitié avec Jordan Chandler, un fan de 13 ans qu’il rencontre par l’intermédiaire de son père. Las Vegas, le Maroc, Paris : le chanteur emmène l’adolescent partout, partageant même sa chambre lors de ces voyages.
En août 1993, la police de Los Angeles ouvre une enquête. Chandler décrit à un psychologue des scènes de baisers, de masturbation et de sexe oral. L’affaire prend une ampleur mondiale. Le garçon de 14 ans est alors soumis à un exercice troublant : dessiner de mémoire des marques distinctives sur le corps de Jackson.
La justice ordonne une fouille corporelle de la star. Jackson publie un communiqué dans lequel il dénonce cette décision et clame son innocence. Mais le mal est fait. L’image du roi incontesté du divertissement commence à se fissurer.
Un grand jury refuse finalement d’inculper Jackson après que Chandler refuse de témoigner. La famille poursuit le chanteur au civil pour 30 millions de dollars, alléguant agression sexuelle, fraude et négligence. Un accord à 22 millions de dollars est conclu. Jackson ne reconnaît aucun tort. Mais l’ombre de ces accusations ne le quittera jamais.
June Chandler, la mère de Jordan, témoignera lors du procès de 2005 qu’elle n’a plus parlé à son fils depuis onze ans. Le père, Evan Chandler, se suicidera en 2009. Jordan, lui, a disparu de la vie publique. Ce que cette famille a traversé reste l’un des volets les plus sombres de cette saga.
« Il n’y a aucune chance qu’il ait inventé ça » : le témoignage qui hante le documentaire
C’est sans doute la séquence la plus marquante du documentaire Netflix. Rosibel Ferrufino-Smith, l’une des enquêtrices impliquées dans l’affaire Chandler, brise le silence devant la caméra. Ses mots sont sans équivoque.
« Les détails qu’il donnait dans la pièce, à moi et aux autres officiers… il n’y avait aucune chance qu’il ait inventé ça. » Elle confirme que les dessins réalisés par le jeune Chandler ont été comparés au corps de Jackson lors de la fouille. Résultat : les descriptions étaient exactes.
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Ce détail, longtemps noyé dans le bruit médiatique des années 1990, refait surface avec une force nouvelle. Parce que le documentaire ne s’arrête pas là. Il évoque aussi Gavin Arvizo, un jeune patient atteint d’un cancer que Jackson avait rencontré en 2000, alors que le garçon n’avait que 10 ans. Un parcours troublant qui mènera au procès pénal de 2005.
Lors de ce procès, Arvizo, alors âgé de 13 ans, déclare sous serment que Jackson lui a montré de la pornographie, lui a offert du vin et l’a agressé sexuellement à deux reprises. Sa mère Janet affirme que la famille a été retenue captive au ranch de Neverland. L’équipe de défense de Jackson fait défiler des célébrités au tribunal, dont Macaulay Culkin lui-même, pour témoigner en sa faveur. Jackson est acquitté sur tous les chefs d’accusation.

Robson, Safechuck et les 400 millions de dollars : l’affaire n’est pas terminée
Des années après la mort de Jackson en 2009, deux hommes changent radicalement de version. Wade Robson avait rencontré la star à cinq ans après avoir remporté un concours d’imitation en 1987. Il avait défendu Jackson lors des deux enquêtes précédentes. Devenu chorégraphe pour Britney Spears et NSYNC, marié et père d’un fils né en 2010, il dépose plainte en 2013.
Robson accuse Jackson de l’avoir agressé sexuellement pendant sept ans, dès l’âge de sept ans. La plainte est d’abord rejetée pour prescription. Mais en 2019, il participe au documentaire HBO Leaving Neverland. Un tournant.
James Safechuck suit un parcours similaire. Il rencontre Jackson à neuf ans, en 1986, lors du tournage d’une publicité Pepsi. Cadeaux luxueux, voyages, visites régulières. Safechuck affirme avoir été abusé « des centaines de fois » entre 1988 et 1992. Lui aussi avait défendu Jackson en 1993. Lui aussi a changé de camp des décennies plus tard.
Aujourd’hui, Robson est mentor pour jeunes danseurs. Safechuck est vice-président technologie chez AvatarLabs, une agence créative qui a travaillé sur The Avengers et Game of Thrones. Les deux hommes animent ensemble un podcast où ils interviewent des survivants de traumatismes. Et surtout, leur procès civil contre les entités commerciales de Jackson, relancé en 2023, réclame 400 millions de dollars de dommages et intérêts. L’affaire est toujours en cours.
Un documentaire Netflix, des dessins troublants confirmés par la police, 400 millions de dollars réclamés en justice : l’héritage de Michael Jackson n’a jamais été aussi fracturé. Et vous, après tout ça — vous écoutez encore sa musique de la même manière ?