« J’ai bu un pastis, puis un second » : la méthode de Poelvoorde pour jouer un chef d’orchestre
Benoît Poelvoorde n’a jamais été du genre à jouer les élèves modèles. Pour incarner un chef d’orchestre dans Fausse Note, il a pourtant dû apprendre des gestes très précis… avant de les mettre de côté. Invité de RTL Soir, l’acteur a livré la recette de son improvisation, et elle tient dans un verre. Son conseil aux vrais chefs d’orchestre, lui, mérite le détour.

Un chef d’orchestre, un gaucher et une sacrée appréhension
Le 7 octobre, Benoît Poelvoorde revient au cinéma dans Fausse Note, nouveau film d’Alexandre Arcady. Il y prête ses traits à un chef d’orchestre de renom, confronté à un admirateur particulièrement insistant. On est donc sur un drame, assez loin de la franche rigolade.
À 62 ans, l’acteur belge n’a plus rien à prouver. De Rien à déclarer à Podium, en passant par Le Grand Bain, Un ours dans le Jura, La Bonne étoile ou Mystère à Saint-Tropez, il s’est imposé depuis les années 1990 comme une figure incontournable du cinéma francophone.
Mais diriger un orchestre, c’est un autre métier. Il faut reproduire les gestes d’un véritable chef, baguette en main, sous l’œil d’une caméra qui ne pardonne rien. Et là, visiblement, le comédien a eu la trouille de sa vie.
C’était sur le plateau de RTL Soir, face à Anne-Sophie Lapix, le jeudi 1er octobre 2026. En pleine promotion, il se dit fier de sa bedaine et d’humeur à raconter ses galères. Les coulisses d’un tournage réservent souvent ce genre de confidences, comme ce comédien qui a rendu fou Gilles Lellouche sur un plateau.
Selon ses propres mots, il aurait même un peu improvisé. Reste à savoir jusqu’où, et surtout avec quoi.
« J’ai pétoché » : l’aveu d’un acteur qui n’a pas voulu faire semblant
Le point de départ, c’est une phrase qui claque. « Faire le chef d’orchestre, j’ai pétoché », a lâché Benoît Poelvoorde. Pas de pose de grand comédien ici : l’homme parle de peur, et il en parle sans fard.
Il a aussi pointé un décalage inattendu. D’après lui, le mouvement qu’on lui a donné dans le film n’est pas du tout celui qu’on lui a appris. Autrement dit, la leçon a bien eu lieu, mais le jour J, elle n’a pas servi de boussole.
Et ce n’est pas tout. Quand on connaît le personnage, on se doute que l’acteur n’a pas pris cette contrainte comme une simple formalité. Même les plus grands cabotins ont leurs failles, et lui les assume. Un autre acteur s’était d’ailleurs montré tout aussi cash après un mauvais début d’année, et le cas de Dany Boon montre que même les têtes d’affiche doutent.
Ce qui frappe, c’est le ton. Poelvoorde ne se présente pas en artiste torturé qui aurait tout travaillé des mois durant. Il raconte plutôt un moment de panique, et la façon très personnelle dont il en est sorti.
La suite de son récit tient en deux verres. Il en a d’abord pris un, puis il en a repris un autre. Ce qui s’est passé ensuite, il l’a dit lui-même, mot pour mot, devant les caméras de RTL.
Selon la citation relayée par la source, il se serait alors tourné vers une solution pour le moins inattendue. Elle ne figure dans aucun manuel de direction d’orchestre, et ceux qui en vivent risquent de grincer des dents.
Deux pastis, et « je suis parti comme une flèche »
Voilà la révélation, telle que l’acteur l’a racontée à Anne-Sophie Lapix : « Vous savez comment j’ai fait ? Eh bien, j’ai bu un pastis ! Et j’en ai pris un second. Là, je suis parti comme une flèche. » Deux pastis, donc, pour se débloquer avant de lever la baguette.
Il ajoute un détail qui fait sourire : « Je ne connaissais pas le deuxième mouvement. » Autrement dit, l’enchaînement qu’on lui avait appris s’arrêtait là dans sa tête. Le reste, il l’a donc inventé sur le moment, au feeling, comme un musicien qui se lance sans partition.
Précisons-le : il s’agit de ses propres déclarations, rapportées par la presse à partir de l’émission, et il les formule avec son humour habituel. Rien n’indique, dans la source, qu’il faille y voir autre chose qu’une anecdote racontée sur un plateau télé. Elle illustre surtout l’état d’esprit d’un acteur qui préfère l’instinct à la méthode.
Autre difficulté, et pas des moindres : Benoît Poelvoorde est gaucher. « C’était très compliqué de tenir la baguette de la main droite », explique-t-il. Et il balance, avec son franc-parler : « C’est une connerie, évidemment, parce que le cinéma est fait pour les droitiers, pas pour les gauchers. »
Résultat, une double contrainte : un geste appris puis oublié, et une main qui ne fait pas ce qu’on lui demande. De quoi comprendre pourquoi il a cherché un coup de pouce, même un peu inhabituel. D’ailleurs, comme pour les mystères du quotidien, certaines explications qu’on répète depuis des décennies sont fausses, et celle du « bon geste » n’y échappe peut-être pas.
Mais ce n’est pas la fin de l’histoire. Car l’acteur a tenu à prévenir une catégorie bien précise de spectateurs.
La mise en garde adressée à tous les vrais chefs d’orchestre

La chute de sa confidence est presque aussi savoureuse que le reste. « Alors, je demande à tous les chefs d’orchestre de ne pas aller voir le film », a-t-il lancé. La raison, il la donne lui-même : « Je pense que vous allez tous m’insulter. »
Traduction : l’acteur sait très bien que sa gestuelle ne correspond pas à ce qu’un professionnel attend. Il préfère en rire plutôt que de plaider la rigueur. Cette autodérision, c’est justement ce qui fait le charme de ses apparitions télé, et ce qui explique en partie son succès auprès du public.
Gardons toutefois les pieds sur terre. Il parle d’un film de fiction, pas d’un documentaire sur la direction d’orchestre. Un chef d’orchestre de cinéma n’a pas besoin d’être irréprochable techniquement : il doit être crédible à l’écran, habité, et convaincant sur la durée d’un drame.
Dans Fausse Note, son personnage fait face à un admirateur trop insistant. Le conflit psychologique compte donc sans doute davantage que le détail du coup de baguette. L’acteur, lui, a visiblement trouvé son équilibre entre trac, instinct et humour.
Reste la vraie question : ce mélange de peur et de lâcher-prise donne-t-il une performance plus vraie ? Réponse à partir du 7 octobre, en salle.
Ce que ça annonce pour la sortie en salle
Avec cette sortie, Benoît Poelvoorde continue de défendre sa passion pour le septième art. Il n’a, selon la source, jamais vraiment quitté les plateaux depuis ses débuts, et ce rôle le pousse hors de sa zone de confort. Les amateurs de cinéma francophone ont donc de quoi guetter la scène de direction d’orchestre avec un œil neuf.
Cette façon de se raconter sans filtre n’est pas sans rappeler d’autres comédiens populaires. Quand Christian Clavier a pris une décision radicale, ou quand Franck Dubosc a lâché son adresse secrète, le public a retrouvé la même proximité avec des stars qui parlent vrai.
Ce qu’il faudra surveiller ensuite, c’est la réaction des principaux concernés. Les chefs d’orchestre iront-ils voir le film malgré l’avertissement de l’acteur ? Aucune réponse ne figure à ce stade dans la source, mais la question ne devrait pas manquer de revenir sur les plateaux.
Et pour le grand public, l’enjeu est ailleurs : savoir si le drame d’Alexandre Arcady tient la route au-delà de l’anecdote. La promotion a déjà lancé la machine, avec une confidence qui circule bien.
Deux pastis, une baguette tenue de la mauvaise main, et un acteur qui assume tout : voilà la préparation la plus Poelvoorde qui soit. Le résultat, lui, se juge sur grand écran dès le 7 octobre.
Et si les confidences de stars vous donnent envie d’en savoir plus, voyez comment Karine Le Marchand a réglé ses comptes après sa brève idylle avec JoeyStarr. Quant à savoir pourquoi un plateau télé peut tourner au règlement de comptes, la phrase de Goldman sur Céline Dion n’a pas fini de faire parler.