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« Je ne pouvais plus rien garder » : Sylvester Stallone révèle sa boulimie et ses 2,6 % de graisse corporelle sur Rocky III

Publié par Elsa Fanjul le 28 Sep 2026 à 14:07

Sylvester Stallone s’apprête à publier ses mémoires, The Steps, le 29 septembre 2026. Dans un entretien accordé au New York Times pour promouvoir l’ouvrage, l’acteur de 80 ans lève le voile sur une facette bien plus sombre de sa carrière que ses biceps légendaires ne le laissaient supposer. Boulimie, stéroïdes, taux de graisse extrême : la star raconte enfin ce que son corps a vraiment enduré pour incarner Rocky et Rambo.

Sylvester Stallone divorce (2)

Une armure de muscles, un aveu qui attendait depuis quarante ans

Pendant des décennies, Sylvester Stallone a incarné un idéal physique presque irréel. Rocky Balboa, Rambo : deux personnages devenus indissociables d’un corps sculpté, tendu, quasi surhumain. Mais derrière l’image, l’acteur raconte aujourd’hui une réalité bien plus fragile.

« C’était mon armure », confie-t-il au quotidien américain. Une formule qui en dit long sur la fonction réelle de ce physique : moins une performance artistique qu’un bouclier contre ses propres doutes.

Stallone appartenait à cette génération d’acteurs d’action, contemporains de figures comme Chuck Norris, pour qui le corps devenait littéralement le rôle. Sauf que chez lui, cette logique a fini par déraper bien au-delà du tournage.

Car pour passer de Rocky à Rambo, l’acteur explique avoir volontairement changé de registre corporel : plus vaniteux pour l’un, plus bestial pour l’autre. Une transformation pensée comme un outil de jeu. Sauf qu’un outil, avec le temps, peut se retourner contre celui qui le manie.

Du jaguar au félin sauvage : la transformation qui a viré à l’obsession

Dans les colonnes du New York Times, Sylvester Stallone détaille sa méthode avec une précision presque clinique. Pas question de ressembler à Arnold Schwarzenegger, trop imposant à son goût. Lui voulait autre chose : « Façonne ton corps comme celui d’un jaguar, d’un félin », se répétait-il, cherchant une silhouette souple, agressive, athlétique.

Cette quête esthétique, au départ maîtrisée, a fini par échapper à tout contrôle. Ce genre de dérive n’a rien d’isolé dans l’industrie du culte du corps musclé façon Rocky, où la frontière entre discipline et obsession reste ténue.

« C’est devenu une obsession. Une très grave obsession », admet l’acteur. Sur le tournage de Rocky III, ce basculement a pris une forme extrême et jusque-là jamais racontée publiquement.

Stallone révèle être descendu à seulement 2,6 % de graisse corporelle, un chiffre vertigineux pour un corps humain. Pour y rester coûte que coûte, il explique avoir développé une véritable boulimie : « Je ne pouvais plus rien garder en moi. Ou plutôt, je ne voulais pas le garder. »

Sac de sport, fioles et ceinture lombaire au vestiaire

2,6 % de graisse corporelle, stéroïdes : le prix caché de Rocky III

Ce niveau de forme physique, l’acteur le dit sans détour aujourd’hui : personne ne l’atteint sans aide chimique. Sur le sujet des stéroïdes, longtemps sujet de rumeurs autour de Hollywood, Stallone tranche enfin, à rebours de ce que révèle habituellement la science de la construction musculaire naturelle.

« Oh, mon Dieu, il le faut », lâche-t-il. Il décrit un protocole précis : six semaines de traitement, six semaines d’arrêt, un cycle qu’il présente comme une nécessité incontournable pour maintenir ce type de physique sur commande.

Mais l’acteur ne cache pas non plus le revers de la médaille. « Ça a aussi eu des conséquences terribles », reconnaît-il, sans minimiser ni dramatiser à outrance. C’est là, précisément, que se noue le vrai coût de cette carrière iconique.

Car derrière le mythe Rocky-Rambo, le corps de Sylvester Stallone a payé une addition lourde : neuf opérations du dos, deux de l’épaule, trois arthrodèses cervicales. « Tout est maintenu par du fil de fer », résume-t-il, avec une lucidité presque désarmante pour un homme qui a longtemps incarné l’invincibilité à l’écran.

Cop Land, le tournant, et un corps qu’il regrette d’avoir autant malmené

Le déclic est venu d’un rôle à contre-emploi total. Dans Cop Land, à la fin des années 1990, Stallone devait incarner l’exact opposé de ses personnages musculeux : un homme faible, en surpoids, partiellement sourd.

« Je me suis senti un peu libéré », confie-t-il, décrivant ce rôle comme une respiration après des années de tension corporelle permanente. Un soulagement de courte durée, hélas.

« Puis les choses ont mal tourné et j’ai tout simplement perdu les faveurs d’Hollywood », poursuit l’acteur, sans détour sur cette période charnière de sa carrière. Une franchise brutale, à l’image d’autres témoignages de stars ayant sacrifié leur santé à leur image durant ces mêmes décennies.

Aujourd’hui, à 80 ans, Sylvester Stallone regarde ce passé avec un mélange de fierté et de regret. Son corps porte encore les traces de ces excès, un peu comme d’autres personnalités ont vu leur physique basculer publiquement après des années de pression. « Je ne sais pas pourquoi je me faisais tout le temps du mal », conclut-il, sobrement, sans chercher à se justifier davantage.

Derrière l’icône indestructible de Rocky se cachait donc un homme au bord de la rupture, un corps sacrifié pour un rôle et une carrière qui a bien failli tout emporter avec elle.

Et cette histoire de physique sacrifié au nom de l’image n’est pas propre à Hollywood : Demi Moore aussi a fini par se confier sur ce rapport douloureux à son propre corps.

Quant à savoir si le mariage et la célébrité épargnent vraiment ces blessures intimes, les confidences de Guillaume Canet prouvent que non plus.

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