17 juillet : le jour où Disneyland a ouvert ses portes… et où Fantômas a semé la terreur à Paris
Le 17 juillet, c’est la date où un empire du divertissement mondial a vu le jour dans un ancien verger californien. C’est aussi celle où un tueur masqué a fait trembler la France entière au début du XXe siècle. Entre inaugurations spectaculaires et affaires criminelles retentissantes, cette journée a marqué des époques très différentes.
Direction la Californie, puis Paris, puis quelques anniversaires de naissance qui parlent à tout le monde. Voici ce qui s’est vraiment passé un 17 juillet.
Disneyland ouvre ses portes en 1955, et c’est un fiasco monumental
Le 17 juillet 1955, Walt Disney inaugure Disneyland à Anaheim, en Californie. Sur le papier, c’est un jour de gloire. Dans les faits, cette journée restera connue dans l’histoire du parc sous le nom de « Black Sunday ».

La chaleur écrasante fait fondre l’asphalte fraîchement posé, les femmes en talons s’enfoncent littéralement dans le sol. Une fuite de gaz oblige même à fermer certaines attractions le jour même de l’ouverture.
Pire encore : de faux tickets ont circulé, et le parc se retrouve avec deux fois plus de visiteurs que prévu. Résultat, les fontaines à eau sont à sec en quelques heures à peine.
Malgré ce lancement calamiteux, Disneyland deviendra l’un des lieux les plus visités au monde. Aujourd’hui, difficile d’imaginer que ce temple du divertissement a bien failli sombrer dès son premier jour.
1911 : Fantômas terrorise la France dans les kiosques
Le 17 juillet 1911 marque la sortie du premier roman de la saga « Fantômas », signé Pierre Souvestre et Marcel Allain. Le personnage, un génie du crime insaisissable, va littéralement obséder la France entière.
Chaque mois, un nouveau tome paraît, et les Français se ruent dans les kiosques pour connaître la suite. Le succès est tel que 32 volumes seront publiés en seulement trois ans.
Fantômas inspirera ensuite le cinéma, avec des adaptations qui traverseront le siècle jusqu’aux versions avec Jean Marais dans les années 1960. Un mythe littéraire né un jour d’été, qui allait façonner l’imaginaire criminel français pour des décennies.
1918 : la famille impériale russe est exécutée dans un sous-sol
Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, le tsar Nicolas II, son épouse et leurs cinq enfants sont exécutés par les bolcheviks dans la maison Ipatiev, à Ekaterinbourg. La scène se déroule dans un sous-sol exigu, sans procès, sans annonce publique.
Les corps sont ensuite dissimulés, brûlés à l’acide et jetés dans une fosse. Il faudra attendre 1991 pour que les restes soient officiellement identifiés, et 2007 pour retrouver ceux des deux derniers enfants manquants.
Cet épisode marque la fin définitive de la dynastie Romanov, qui régnait sur la Russie depuis plus de trois siècles. L’Église orthodoxe russe canonisera la famille impériale en l’an 2000.
1936 : le coup d’État qui embrase l’Espagne
Le 17 juillet 1936, des officiers nationalistes espagnols, dont le général Francisco Franco, lancent un soulèvement militaire contre le gouvernement républicain. L’insurrection démarre au Maroc espagnol avant de se propager sur le continent.
Ce coup d’État raté déclenche la guerre civile espagnole, l’un des conflits les plus meurtriers du XXe siècle en Europe. Il fera près de 500 000 morts en trois ans, et se terminera par la dictature de Franco, qui durera jusqu’en 1975.
Cette guerre civile deviendra aussi un terrain d’essai pour les futures armes de la Seconde Guerre mondiale, avec l’implication directe de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste aux côtés des nationalistes.
1998 : le Statut de Rome fonde la Cour pénale internationale
Le 17 juillet 1998, 120 pays adoptent le Statut de Rome, texte fondateur de la Cour pénale internationale (CPI). Pour la première fois, une juridiction permanente est créée pour juger les crimes de guerre, les génocides et les crimes contre l’humanité.
La CPI entrera officiellement en fonction en 2002, avec son siège à La Haye, aux Pays-Bas. Elle jugera des chefs d’État et des chefs de guerre venus des quatre coins du monde.
Certaines grandes puissances, comme les États-Unis, la Chine ou la Russie, refuseront pourtant de ratifier ce traité. Un paradoxe qui pèse encore aujourd’hui sur la légitimité de l’institution.
Ces stars sont nées un 17 juillet
Le 17 juillet 1975 naît Angela Merkel… non, on plaisante. C’est en réalité l’acteur américain Angela Bassett, non plus. Reprenons : ce jour a vu naître Donald Sutherland en 1935, immense acteur canadien révélé dans « M*A*S*H » puis « Vol au-dessus d’un nid de coucou ».

Il deviendra plus tard une figure incontournable d’Hollywood, notamment grâce à son rôle du président Snow dans la saga « Hunger Games ». Sutherland tournera dans plus de 200 films en soixante ans de carrière.
Le 17 juillet 1954 naît Angela Merkel, future chancelière allemande qui dirigera le pays pendant seize ans, de 2005 à 2021. Elle deviendra l’une des dirigeantes politiques les plus influentes de son époque en Europe.
Enfin, le 17 juillet 1917 naît Phyllis Diller, pionnière américaine du stand-up féminin, qui ouvrira la voie à des générations d’humoristes. Elle montera sur scène pour la première fois à 37 ans, un âge jugé tardif pour l’époque.
L’anecdote insolite : un jour porte-bonheur pour les records du monde
Le 17 juillet regorge aussi de curiosités moins connues. En 1994, le Brésil remporte sa quatrième Coupe du monde de football face à l’Italie, aux tirs au but, lors d’une finale disputée… le 17 juillet exactement.
Roberto Baggio, star italienne, manquera son tir au but décisif en l’envoyant au-dessus de la barre. Cette image restera l’une des plus célèbres de l’histoire du football, symbole d’un échec à quelques centimètres de la gloire.
Autre curiosité : plusieurs astronautes et exploits spatiaux sont associés à cette date, dont l’amarrage historique entre une capsule américaine Apollo et un vaisseau soviétique Soyouz en 1975, en pleine Guerre froide. Une poignée de main dans l’espace qui symbolisait un dégel diplomatique inattendu entre deux superpuissances rivales.