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C’est fini, le gros vase au sol dans l’entrée : en 2026, les décorateurs collent tous cette pièce contre le mur

Publié par Ambre Détoit le 04 Sep 2026 à 7:30
Jardinière verticale murale avec plantes retombantes dans une entrée

Pendant des années, le grand vase en céramique trônait fièrement au pied du mur, garni de branchages ou d’herbes de la pampa. Un classique de la déco d’entrée, presque un passage obligé.

Mais les architectes d’intérieur ont changé d’avis, et ce n’est pas un hasard : il gêne, il se renverse, il accumule la poussière. La nouvelle star qui s’impose dans les projets 2026 est bien plus fine, bien plus vivante, et elle se fixe directement au mur.

Pourquoi le grand vase au sol a fini par lasser les décorateurs

Il aura régné sans partage pendant plus d’une décennie. Céramique noire mate, terre cuite brute, verre soufflé XXL : le vase au sol cochait toutes les cases de l’esprit galerie, entre inspiration japonisante et minimalisme assumé. Sauf qu’à l’usage, les défauts sautent aux yeux.

Dans une entrée modeste, l’objet devient vite un obstacle. Il gêne le passage, se renverse au premier coup de sac à main, et son socle collecte la poussière en un rien de temps. Un peu comme certaines pièces mal pensées de la maison, à l’image de l’aération d’un logement qu’on néglige trop souvent faute de bons réflexes.

Autre grief, plus subtil : son côté figé. Une fois garni de pampas séchées, le vase ne vit plus. Il devient un meuble statique, presque décoratif à l’excès, là où l’entrée devrait au contraire respirer et donner le ton dès le seuil franchi. Un constat qui rappelle à quel point certains espaces du quotidien, comme nos logements repensés, gagnent à être réinventés plutôt que figés dans une habitude ancienne.

La jardinière verticale, la nouvelle obsession des décorateurs

Sa remplaçante s’appelle la jardinière verticale étroite. Plaquée contre le mur, elle ne dépasse jamais 15 à 20 centimètres de profondeur, tout juste l’épaisseur nécessaire pour loger des racines sans jamais empiéter sur le passage. Sa silhouette longiligne épouse la verticalité du mur, comme un tableau vivant qui accueille dès la porte franchie.

À l’intérieur, les décorateurs misent sur des végétaux légers : carex, stipa, ou plantes retombantes comme le lierre, le pothos et le philodendron. L’effet est immédiat, une cascade végétale douce qui capte la lumière et anime l’entrée. Un peu comme ces astuces malignes qui transforment un espace en un tour de main, à l’image des petits gestes du quotidien qu’on adopte sans effort une fois qu’on les connaît.

Le matériau compte tout autant que les plantes. Métal patiné, zinc, céramique émaillée ou bois brûlé : la jardinière devient un vrai objet de design, à mi-chemin entre sculpture et mobilier. Elle change littéralement le regard qu’on porte sur l’entrée, un peu comme ces petits espaces bien pensés qui prouvent qu’on peut faire beaucoup avec peu de place.

Gros plan sur une jardinière métallique fixée au mur

L’erreur à éviter et le détail qui change tout

Avant de foncer chez le premier fleuriste venu, un détail mérite votre attention : la hauteur de fixation. La jardinière se pose généralement entre 60 centimètres et 1,50 mètre du sol, selon la longueur des végétaux retombants souhaités. L’idéal ? La positionner face à l’entrée, ou légèrement en décalage, pour qu’elle soit la première chose aperçue en poussant la porte, un peu à la manière dont certains repères naturels structurent instantanément un paysage.

La première erreur classique, c’est la surcharge. Un feuillage trop dense étouffe la composition et donne un effet broussailleux, à l’opposé de la légèreté recherchée. Les décorateurs insistent : il faut laisser respirer les végétaux, jouer sur les vides autant que sur les pleins.

Deuxième piège, la luminosité. Une entrée sans fenêtre exige des plantes tolérantes à l’ombre, comme le pothos ou certaines fougères. À l’inverse, une entrée baignée de lumière permet d’oser les graminées, plus exigeantes mais bien plus spectaculaires.

Mieux vaut aussi bannir le plastique brillant : les matières mates, minérales ou métalliques patinées vieillissent infiniment mieux, un peu comme ces choix déco durables qu’on ne regrette jamais des années après. Dernier détail, souvent oublié : le sol juste en dessous.

Un tapis en jute ou une carpette en laine suffit à ancrer toute la composition.

L’entrée n’est plus un simple espace de transit, elle raconte une histoire dès le premier regard. En troquant le vase au sol contre une jardinière murale, on gagne en fluidité et en fraîcheur. Reste à choisir vos végétaux : graminées pour la légèreté, feuillages retombants pour la générosité, ou un mélange des deux pour une entrée qui vit au rythme des saisons. Et vous, votre entrée est-elle encore coincée en 2015 ?

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