Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Faits divers

Central Park : le cocher descend « juste une seconde » pour une photo… un passager de 18 ans ne se relèvera jamais

Publié par Cassandre le 18 Juin 2026 à 16:04

Les calèches de Central Park, c’est la carte postale new-yorkaise par excellence. Des chevaux blancs, des touristes ravis, un cocher en costume. Sauf que mercredi 17 juin 2026, cette image d’Épinal a viré au cauchemar. Un passager de 18 ans est mort après avoir chuté de la voiture hippomobile — parce que le cocher avait quitté son siège quelques secondes pour prendre une photo.

Une balade à Central Park qui bascule en quelques secondes

Tout commence comme une promenade banale dans le parc le plus célèbre du monde. Quatre personnes montent à bord d’une calèche blanche. Le soleil tape, l’ambiance est légère.

Puis le cocher descend. Selon l’Associated Press, reprise par CNN, il voulait simplement photographier ses passagers. Un geste anodin, presque sympathique. Sauf que le cheval, lui, n’a pas attendu le retour du conducteur.

L’animal s’emballe. Les vidéos diffusées par les médias locaux montrent la calèche percuter un autre attelage avant de se renverser violemment. Le jeune homme chute. Les circonstances exactes — a-t-il sauté ou a-t-il été éjecté — restent en cours d’investigation.

Transporté à l’hôpital avec de « graves blessures », le passager de 18 ans n’a pas survécu. Son décès a été prononcé peu après son admission, ont confirmé les forces de l’ordre new-yorkaises. Quatre vies dans une calèche, une photo jamais prise, et un retour en ambulance.

Le syndicat des cochers, lui, n’a pas tardé à réagir. Et ce qu’il dit glace le sang.

« Un cocher n’est jamais censé quitter la calèche » : la règle violée qui a tout déclenché

Alexander Kemp, vice-président administratif de la section locale du syndicat des travailleurs du transport, a été catégorique. « Un cocher n’est jamais censé quitter la calèche pour prendre des photos », a-t-il déclaré, visiblement indigné.

Cette règle n’est pas une suggestion polie. C’est un protocole de sécurité fondamental. Un cheval attelé à une calèche en milieu urbain reste un animal de 500 kilos capable de s’emballer à la moindre stimulation — bruit, mouvement brusque, insecte. Sans conducteur aux rênes, personne ne peut freiner ni diriger.

Et ce n’est pas un cas isolé. Une semaine plus tôt, un cheval de 16 ans utilisé pour les calèches du parc était mort après avoir ingéré une plante toxique présente dans Central Park. Les premiers résultats de l’autopsie ont confirmé l’empoisonnement.

Deux drames en sept jours. Un cheval mort. Un passager mort. La question qui brûle toutes les lèvres à New York n’est plus « faut-il mieux encadrer les calèches ? » — mais bien « faut-il les supprimer définitivement ? ».

Calèches vides stationnées à l'entrée de Central Park

Le maire de New York veut en finir : la fin des calèches à Central Park ?

Le débat ne date pas d’hier. Depuis une vingtaine d’années, défenseurs de la cause animale et cochers se livrent une guerre ouverte sur la présence des attelages dans le parc. Mais cette fois, les lignes bougent vraiment.

L’organisme chargé de la gestion de Central Park s’est récemment prononcé contre les calèches, invoquant des raisons de sécurité pure. Pas uniquement pour les chevaux — pour les humains aussi. Le drame du 17 juin vient leur donner raison de la pire des manières.

Le maire de New York, Zohran Mamdani, a affiché sa volonté de mettre fin à cette attraction touristique historique. Son argument principal : le « bien-être des chevaux ». Un texte législatif porté depuis 2022 par Robert Holden, représentant du Queens, pourrait être soumis au vote du conseil municipal.

Si ce texte passe, les calèches blanches de Central Park rejoindront les livres d’histoire. Une tradition vieille de plus d’un siècle, effacée par l’accumulation de drames que plus personne ne peut ignorer.

Un selfie. C’est tout ce que le cocher voulait offrir à ses passagers. Un souvenir de vacances, un cliché avec le skyline en arrière-plan. À la place, un garçon de 18 ans a perdu la vie sur le bitume de Manhattan. Parfois, le prix d’une photo se paie bien trop cher. Et vous, monteriez-vous encore dans une calèche à Central Park ?

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *