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Aspiré par le courant près d’un barrage : un ado de 17 ans se noie dans la Seine sur un site interdit

Publié par Cassandre le 25 Mai 2026 à 20:27
Barrage sur la Seine avec panneau d'interdiction de baignade

Les beaux jours reviennent, et avec eux les baignades sauvages. Samedi après-midi, en Seine-et-Marne, un adolescent de 17 ans a perdu la vie dans la Seine, happé par le courant près d’un barrage. Le site était pourtant formellement interdit à la baignade. Une tragédie qui rappelle des chiffres glaçants sur les noyades en France.

Boissise-la-Bertrand : une baignade entre amis qui vire au drame

Les faits se sont déroulés vers 14 heures, samedi, sur la commune de Boissise-la-Bertrand, un petit village d’à peine un millier d’habitants en périphérie de Melun. L’adolescent, domicilié dans l’agglomération de Sénart, profitait de l’après-midi au bord de la Seine avec un ami de 18 ans. Malgré l’interdiction de baignade clairement signalée, les deux jeunes ont décidé d’entrer dans l’eau.

C’est à ce moment que tout a basculé. Le plus jeune a été « aspiré par le courant, près du barrage des Vives-Eaux », selon une source policière relayée par Actu.fr. Les pompiers, mobilisés immédiatement, n’ont pu récupérer son corps que plusieurs heures plus tard. Son compagnon, lui, est sain et sauf. Mais comment un simple après-midi d’été peut-il basculer aussi vite ?

Barrages et courants : le piège invisible que 409 victimes n’ont pas vu en 2025

Deux jours avant le drame, Voies Navigables de France (VNF) avait publié un avertissement formel. L’organisme, qui gère des milliers de kilomètres de voies d’eau, rappelait que la baignade dans les canaux, à proximité des écluses et des barrages, ou dans les cours d’eau non aménagés, est « dangereuse voire mortelle ». Les courants créés par les ouvrages hydrauliques sont invisibles en surface. Ils aspirent vers le fond en une fraction de seconde, sans laisser le temps de réagir.

Les chiffres donnent le vertige. Durant l’été 2025, 409 personnes sont mortes par noyade en France, soit une hausse de 16 % par rapport à 2024, selon un bilan publié début mai par Santé publique France. Parmi les victimes : 57 enfants et adolescents. Des vies fauchées, souvent dans des zones non surveillées, où l’eau semble calme mais cache des pièges redoutables.

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Les dangers invisibles sont les plus meurtriers. Près d’un barrage, le phénomène de rappel — ce tourbillon sous-marin qui plaque les nageurs contre la paroi ou les maintient sous l’eau — ne se voit pas depuis la berge. L’eau paraît plate, presque accueillante. C’est précisément ce qui rend ces zones si traîtresses.

À Boissise-la-Bertrand, des panneaux signalent l’interdiction de baignade. Mais quand la chaleur monte et que l’eau brille sous le soleil, la tentation l’emporte, surtout chez les plus jeunes. Les autorités de Seine-et-Marne multiplient les campagnes de prévention, sans parvenir à endiguer le phénomène. Chaque été apporte son lot de drames similaires, dans ce département comme ailleurs. La réalité est brutale : un site interdit n’est pas interdit par caprice administratif. Il l’est parce que des gens y sont morts avant vous.

Un adolescent de 17 ans, un après-midi ensoleillé, un courant invisible. Il aura suffi d’un instant pour que tout s’arrête. Avant de plonger quelque part cet été, une seule question mérite d’être posée : est-ce que quelqu’un est chargé de veiller sur cette eau ? Si la réponse est non, la Seine-et-Marne vient de rappeler ce que ça peut coûter.

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