Bobigny : un adolescent de 13 ans perd son œil lors des fêtes du sacre du PSG, l’IGPN saisie

Le soir du 30 mai 2025, des milliers de supporters célébraient la victoire historique du PSG en Ligue des Champions. À Bobigny, en plein centre-ville, un garçon de 13 ans a été frappé par un projectile. Le bilan médical est tombé comme un couperet : il a perdu définitivement l’usage de son œil droit. L’IGPN est saisie, et un tir de LBD est évoqué par l’entourage de la victime.
Bobigny, 30 mai : quand la fête bascule en drame
Ce samedi soir, la Seine-Saint-Denis vibrait au rythme du sacre parisien. Des klaxons, des fumigènes, une liesse populaire immense. Mais aussi des violences urbaines qui ont éclaté en marge des festivités dans plusieurs communes du département. C’est dans ce contexte explosif qu’un adolescent a été touché au visage par un projectile encore non identifié officiellement.
Le garçon se trouvait en plein centre de Bobigny quand l’impact l’a atteint. Rapidement pris en charge par les secours, il a été transféré dans un établissement spécialisé en ophtalmologie, selon les informations rapportées par BFMTV. Les médecins n’ont rien pu faire pour sauver son œil droit. À 13 ans, la blessure est irréversible. Difficile de ne pas penser à d’autres drames impliquant des mineurs qui ont secoué l’opinion ces dernières semaines.
Une soirée qui devait rester un souvenir de joie s’est transformée en cauchemar pour cette famille.
Un tir de LBD en cause ? L’IGPN chargée de faire la lumière
L’entourage de la victime avance une hypothèse précise : le projectile serait un tir de lanceur de balles de défense, un LBD, effectué par un policier en intervention ce soir-là. À ce stade, cette version reste une allégation. Aucune confirmation n’a été apportée par les autorités.
Le parquet de Bobigny a réagi rapidement. Une enquête judiciaire a été ouverte et confiée à l’Inspection Générale de la Police Nationale, communément appelée « la police des polices ». La procédure est classique quand des blessures graves surviennent dans un contexte impliquant potentiellement des agents de la force publique. Les enquêteurs doivent désormais recueillir les témoignages, éplucher les images de vidéosurveillance et reconstituer minute par minute la chronologie des événements. Chaque détail compte — comme dans toute affaire où la vérité se cache dans les angles morts.
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Reste une question brûlante : qui a tiré, et pourquoi ?

Une affaire déjà politique qui relance le débat sur les LBD
La tension politique n’a pas tardé à monter. Plusieurs parlementaires du groupe La France Insoumise ont relayé sur les réseaux sociaux une vidéo montrant l’adolescent blessé dans les instants suivant les faits. Aly Diouara, député de la circonscription, a annoncé avoir effectué un signalement auprès du procureur compétent.
La gravité de la situation — un mineur de 13 ans définitivement privé de l’usage d’un œil — remet sur la table le débat sur l’utilisation des armes intermédiaires par les forces de l’ordre. Depuis les manifestations des Gilets jaunes, les LBD cristallisent les critiques. Plusieurs cas de blessures oculaires graves avaient déjà marqué l’opinion publique à l’époque. Et cette fois, le contexte rend le drame encore plus glaçant : on parle d’une soirée de fête, pas d’une manifestation.
L’enquête de l’IGPN dira si les règles d’engagement ont été respectées. Mais pour cet adolescent, le verdict médical, lui, est déjà tombé.
Un enfant qui sort regarder des feux d’artifice et qui rentre borgne. C’est le résumé brutal de cette soirée du 30 mai à Bobigny. Alors que l’IGPN commence ses investigations, une question revient en boucle : les LBD ont-ils encore leur place dans le maintien de l’ordre lors de rassemblements festifs ? La réponse pourrait bien redéfinir les règles du jeu pour longtemps.